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Le dossier Passage Turquetil. 1. 1.

Article publié le : jeudi 16 avril 2015. Rédigé par : Liliane

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Récit rapide de la demande de création d’un mur végétalisé dans la première partie du passage Turquetil, Paris 11e, auprès de la mairie de Paris (internet) et auprès de la mairie du 11e arrondissement — 5 Août 2014 – 15 Avril 2015 —

Cela s’est passé par courriels avec Joëlle Morel, élue aux espaces verts, biodiversité et plan climat, puis par une rencontre en février 2015, puis par la participation récente à la réunion du comité de quartier et à la rencontre à «Enjardinons-nous», à la mairie du 11e, avec une personne de la commission «Espace vert et propreté» du comité de quartier.

Premier courriel

De : Marie-Christine et Liliane à l’adresse de Jöelle Morel,
Envoyé : mardi 5 août 2014 18:44
Objet : Création d’un mur végétal, passage Turquetil, Paris 11e
Madame,
Écologistes convaincues et lassées du mur gris et aveugle qui donne sur nos fenêtres passage Turquetil, nous sommes deux copropriétaires désireuses d’initier la création d’un mur végétal dans cette rue. Pourriez-vous nous fixer un rendez-vous pour nous informer des différentes démarches nécessaires à la réalisation de ce projet.
Dans l’attente de votre réponse,
Acceptez, Madame, nos salutations les meilleures.


Il y a eu quelques échanges de courriels. Notre projet a été déposé sur le site dansmarue sur le site Paris.fr sur les conseils de Mme Morel. Nous n’avons eu aucune réponse mais avons constaté que notre projet n’était pas dans la liste des projets retenus. Jean-Baptiste, de la commission de quartier «Espace vert et propreté», l’a retrouvé sur internet. Le projet a été déclaré «non réalisable techniquement».
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Sur la fiche récapitulative on lit : «la proposition n’a pas été retenue car le trottoir est trop étroit». Fin du premier épisode.


Deuxième épisode. 15 avril 2015
Première réponse et argument pour poursuivre la demande, photos à l’appui (pdf): le dit trottoir est effectivement trop étroit en premier lieu pour les piétons valides et a fortiori pour les piétons handicapés (voir la photo où l’on aperçoit une jeune femme en fauteuil roulant sur la chaussée pavée et qui aura beaucoup de mal à entrer dans un appartement du rez-de-chaussée de l’immeuble du 93 bis qui fait face au mur aveugle, à cause d’un trottoir aussi très étroit et très haut avec une marche de perron rajoutée).
J’ai fait ces photos du fonctionnement du passage Turquetil, depuis la terrasse du café le comptoir Voltaire puis dans le passage. J’ai parlé avec quatre personnes qui travaillent au 10 du passage Turquetil. Elles marchaient en direction de la rue de Montreuil en occupant la largeur de la chaussée voitures comme un groupe de jeunes du lycée professionnel proche.

Dans l’actuelle configuration du passage Turquetil, premier tronçon,  les piétons marchent donc sur la chaussée, en alternance avec les voitures. Ce passage Turquetil, on le comprend très vite en l’observant, ne voit passer que peu de voitures et  constitue, semble-t-il, une sorte de raccourci, pour éviter  les feux du carrefour,  avenue Philippe Auguste /rue de Montreuil, en direction du boulevard Voltaire.
Autre anomalie, les voitures empruntant le passage dont le sens de circulation va vers la rue de Montreuil, mordent sur l’espace de son trottoir, pour prendre le tournant au ras de la chaussée, ou bien s’entassent, à cause du feu rouge rue de Montreuil-boulevard Voltaire, bloquant le trottoir de la rue de Montreuil : une aberration (polluante) de la circulation axée automobile et là les piétons ne sont pas pris en considération. D’ailleurs, le passage fonctionne comme une rue mais n’est pas construit comme telle, le trottoir de la rue de Montreuil s’abaisse à l’entrée du passage (le diable est dans les détails, c’est une mesure pour le passage des chaises roulantes) et  ainsi les enfants en trottinette sur le trottoir peuvent le traverser sans s’arrêter. Il y a seulement une signalétique au sol. Bizarre qu’il n’y ait pas eu d’accident d’enfant heurtant une voiture débouchant du passage. Il faut donc faire appel à l’élu du 11e arrondissement «mobilité et transport», c’est un problème de voirie.

D’où l’idée simple de reconvertir ce premier tronçon du passage Turquetil, qui nous intéresse, donnant sur la rue de Montreuil et jouxtant le mur aveugle, en passage piétonnier – pour piétons valides et handicapés – et pistes cyclables dans les deux sens.
Si l’on progresse vers ce projet de micro-passage sans voiture, ce qui serait très bien,  la végétalisation ne pose plus de problème, elle peut se faire au sol et le long du mur aveugle (pots ou jardinières) et en hauteur aussi. Une question peut encore être posée, la réfection préalable des façades restantes des immeubles du 2 et 4 de la rue Guenod, puisque le mur aveugle appartient à ces immeubles.


Post Scriptum
Lu sur le site Paris.fr,  au 9 avril 2015
à la rubrique 
Budget participatif : bientôt 41 jardins pousseront sur les murs. Extrait :
« Des jardins sur les murs » : 21 319 Parisiens ont voté pour Le projet « Des jardins sur les murs » visant à végétaliser une quarantaine de murs dans la capitale. Il est arrivé en tête des votes des Parisiens avec 21 319 voix pendant la votation citoyenne du Budget participatif en septembre 2014.
Le succès de ce vote démontre la volonté des Parisiens de pouvoir profiter autrement de la Nature en ville. Il fait écho aux objectifs de l’exécutif parisien de porter pour cette mandature la mise en place à Paris d’un nouveau modèle urbain.
 Décloisonner la nature au-delà des parcs, des jardins et des bois
.

Lierre, passiflore, clématite… pour les murs
La végétalisation des murs repose sur un système de plantes grimpantes : plantes autonomes (à crampons ou à ventouses) ou plantes à vrilles ou volubiles (nécessitant une structure câblée pour se développer). La liste des végétaux couramment utilisés sont polygonum, vigne de coignet, vigne vierge, glycine, passiflore, lierre, clématite, chevrefeuille, hortensia grimpant…
Grâce au projet « Des jardins sur les murs » plébiscité par les Parisiens, 41 façades seront réalisées et 53 autres dans le cadre de « Du vert près de chez moi ». Pour la seule année 2015, la Ville de Paris va donc engager la végétalisation de 94 murs. Entre 2001 et 2013, la Ville de Paris a végétalisé 118 murs.
http://www.paris.fr/accueil/accueil-paris-fr/budget-participatif-bientot-41-jardins-pousseront-sur-les-murs/rub_1_actu_155040_port_24329

André Gorz. 1990

Article publié le : mercredi 31 décembre 2014. Rédigé par : Liliane


Une seule chose aberrante: André Gorz évolue dans une campagne typique de l’«agriculture moderne», intensive capitalistique http://www.reporterre.net/spip.php?article6348

Les écrivains s’engagent pour le climat

Article publié le : jeudi 25 décembre 2014. Rédigé par : Liliane

Libération du jour
par Sylvie GOUTTEBARON et Yves BOUDIER

TRIBUNE

«Face à la menace, maintenant si précise, du changement climatique, face à l’espoir aussi que représente la mobilisation mondiale sur ce sujet, que peut la littérature? Se fera-t-elle entendre? Que peuvent les mots face aux désastres annoncés? Témoigner? Emouvoir? Faire prendre conscience? Pousser à la réflexion? Que peut encore le langage dans ce monde de l’image, de l’immédiateté, dans l’urgence où nous somme ? Si la littérature n’est pas que divertissement et loisir, si elle participe, du plus intime, de l’aventure humaine, elle ne peut tout simplement pas rester indifférente. Ses forces, même si maigres en apparence, ne doit-elle pas les mettre toutes entières dans la balance, pour peser contre la fatalité, la lâcheté, la tristesse d’un monde sans possibles?

La Maison des écrivains et de la littérature a décidé de s’engager. A la lecture de certains de nos contemporains, nous sentons bien que la nature est plus que jamais considérée dans son rapport à l’homme, comme un appel à plus d’attention, de soin. Un désir de décentrement, d’ouverture. C’est parce que nous savons que tel ou tel auteur est attentif à cela dans son œuvre, que nous engageons maintenant les écrivains, dans leur ensemble, à prendre la parole.

La Maison a commencé à esquisser cette démarche, avec le cycle de rencontres littéraires intitulé Climat que propose Cécile Wajsbrot. Pour faire entendre les voix des auteurs avant la conférence climat de Paris, elle s’apprête à inventer un grand rendez-vous de dimension internationale, à l’automne 2015, comme un «Parlement sensible des auteurs», colloque sans modèle et passionné, en présence des plus grands auteurs, des plus engagés, des plus engageants, des plus inattendus. Hors de toute chapelle littéraire, dans l’invention d’un geste collectif. Commandes de textes, débats, conférences, performances, nous ne savons pas encore la forme que cela prendra, face à l’inouï de la situation. Nous sommes seulement convaincus, avec les écrivains qui nous accompagnent dans notre réflexion, que la littérature peut quelque chose, qu’elle doit faire quelque chose. Fortement investie dans l’éducation artistique et culturelle à travers ses différents programmes, la Maison des écrivains et de la littérature entend aussi élargir cette initiative dans une dimension de partage avec les plus jeunes.

Michel Deguy l’affirme dans Ecologiques (Hermann) : «Si l’écologie n’entretient pas sa relation avec la pensée, elle cesse d’être radicale.» L’enjeu est tel que nous devons dépasser nos frontières, déborder le politique par l’art et la culture, le sociétal par l’imaginaire, la littérature par tout ce qui la dépasse, et réciproquement. Il faut dans le combat se jeter de toutes ses forces : c’est précisément ce que sait faire la littérature au meilleur d’elle-même. Et c’est avec confiance et entrain que nous avons commencé à imaginer ce grand rendez-vous, y invitant tous ceux qui ne se résignent pas.»

Ainsi que : Esther Tellermann, Gisèle Berkman, Christian Garcin, Jacques Rebotier, Céline Curiol, Isabelle Jarry, Lucien Suel, Benoît Conort, David Christoffel, Véronique Pittolo, Cécile Wajsbrot.
Directrice et président de la Maison des écrivains et de la littérature
Lien Michel Deguy > http://lantb.net/uebersicht/?p=4942

Berlin. Efficient City Farming

Article publié le : lundi 1 décembre 2014. Rédigé par : Liliane

in Adrien Godet. A la ville comme à la ferme in Libération du 1er décembre.

«La ferme du XXIe siècle sera citadine ou ne sera pas. C’est en tout cas la vision partagée par Nicolas Leschke et Christian Echternacht. En 2012, ces deux entrepreneurs berlinois se lancent dans le projet un peu fou de construire la plus grande ferme aquaponique à usage commercial au monde. «Cette méthode garantit la culture de végétaux en symbiose avec l’élevage de poisson. C’est pour nous le futur de la production alimentaire», s’enthousiasme Nicolas Leschke, l’un des fondateurs d’ECF (Eco Friendly) Farmsystems. Un pari inédit en passe d’être gagné alors que l’établissement de 1 800 m² doit ouvrir ses portes en février dans le sud de la capitale allemande, entre un axe routier et des grands magasins.

Objectif pour ces deux pionniers : produire chaque année 30 tonnes de poissons et 35 tonnes de légumes. Depuis des mois, un container maritime leur sert de prototype. Une cuve pour l’élevage de poissons en eau douce est installée au rez-de-chaussée. Une fois filtrée, la même eau est réutilisée à l’étage pour la culture de près de 400 variétés de légumes. Un système fermé qui permet d’économiser jusqu’à 95% d’eau par rapport à l’agriculture traditionnelle. Mieux, les sécrétions des poissons servent d’engrais aux légumes. Plus besoin de pesticides ou d’engrais chimiques. «On diminue aussi sensiblement le bilan carbone en supprimant le transport des produits et la chaîne du froid», ajoute Nicolas Leschke. Des arguments qui semblent avoir déjà convaincu des visiteurs berlinois particulièrement sensibles à l’écologie et attentifs à l’origine des produits qui terminent dans leur assiette.

«On sera toujours plus cher que le supermarché discount. Le poisson coûtera par exemple 15 euros au kilo. Mais pour du poisson frais, élevé à Berlin, c’est tout à fait honnête», estime l’entrepreneur. Cette nouvelle révolution agricole répond aussi à l’urgence de la situation écoclimatique. Selon les Nations unies, 17% à 35% des émissions en CO2 sont dues aux activités agricoles qui consomment à elles seules 70% de l’eau douce disponible.

Dans le même temps, la population des villes ne cesse d’augmenter. Malgré les contraintes de place, il faut donc produire au plus près du consommateur. «Même à Londres ou Paris, on peut intégrer de tels systèmes, par exemple sur les toits des bâtiments, en réutilisant la chaleur qu’ils produisent, ou sur les parkings de supermarchés», détaille le gérant d’ECF Farmsystems, ajoutant qu’une surface minimum de 1 000 m² serait nécessaire pour rendre le projet rentable.

Déjà récompensée par deux oscars en 2013 lors de la cérémonie internationale des start-up Cleantech Open aux Etats-Unis, l’entreprise berlinoise ambitionne maintenant de diffuser son concept dans le reste de l’Allemagne et dans le monde entier. Des producteurs dans l’alimentaire, des restaurateurs ou des exploitants de centrales solaires originaires de France, de Turquie et même d’Afrique du Sud ont déjà frappé à la porte. Les deux entrepreneurs n’en diront pas plus, ils préfèrent attendre l’ouverture du premier établissement à Berlin. Mais ils le savent déjà, l’agriculture urbaine a de beaux jours devant elle.»

http://www.ecf-farmsystems.com/en/ecf-containerfarm/

Gérard enfin vert!

Article publié le : samedi 16 août 2014. Rédigé par : Liliane

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Samedi 16 août, manif pour Gaza à Chambéry. Gérard en pleine discussion avec Marion Gerlaud, la jeune femme verte appartenant au conseil municipal d’Aix-les-Bains, copine de Max. Le café en background semble s’appeler Le Flore. Elle est notre voisine de palier au Nice-Savoie, mais en instance de déménagement.

Le Tai shi. La marche comme médium

Article publié le : mercredi 23 juillet 2014. Rédigé par : Liliane

Un « cours complet » de Tai shi, un très long film de 54 minutes, s’ouvre par une cinématique d’introduction de plus de six minutes, montrant la marche de piétons dans une grande ville américaine, body art minimaliste ordinaire et utilitaire, versus (à coups de fondus-enchaînés) le Tai shi, body art maniériste pratiqué par un professionnel de cet art dit martial, Jason Chan, pierrot blanc, piéton particulier piétinant sur cette même dalle urbaine puis dans un parc paysager d’assez mauvais goût. Un laïus sur le quid du Tai shi accompagne la prestation champêtre, puis, démarre doucement le cours d’initiation sur fond du même parc brumeux dans lequel Jason Chan évolue avec ses élèves, Américains moyens ou adventistes ou Canadiens, look 70, assez crédibles.
http://youtu.be/VctTw-t2pUg
Tout se passe à la verticale du corps planté au sol (arbre) s’écartant de son point d’ancrage sur de très courtes distances, (bras-branches, mains-feuilles) le long d’une ligne bidirectionnelle ornée de circonvolutions piétinantes codifiées (dessins de racines abstraites à fleur de sol de cet arbre qui se démultiplie de pas en pas).

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La théorie*quotidienne du groupe de femmes chinoises pratiquant le Tai shi dans une portion d’allée bordée d’arbres du parc de Belleville. Photogramme d’une vidéo de Gilles Sivilotto http://gsivilotto.wordpress.com

Tout cela pourrait nous renvoyer paradoxalement au livre Le Poème de l’angle droit, de Le Corbusier que nous redécouvrîmes en juillet 2012 déployé sur le mur d’entrée de l’immeuble où il résida: http://lantb.net/uebersicht/?p=5517
Et http://jlggb.net/blog3/?p=3172
Et à cette citation pertinente à une Tai shi attitude en paysage maritime http://lantb.net/uebersicht/?p=5581
«L’univers de nos yeux repose / sur un plateau bordé d’horizon / La face tournée vers le ciel / Considérons l’espace inconcevable / jusqu’ici insaisi. / Reposer s’étendre dormir / – mourir / Le dos au sol…
Mais je me suis mis debout! / Puisque tu es droit / te voilà propre aux actes. / Droit sur le plateau terrestre / des choses saisissables tu / contractes avec la nature un / pacte de solidarité : c’est l’angle droit / Debout devant la mer vertical / te voilà sur tes jambes.»

*Théorie. Étymologie
Via le latin theoria (« spéculation »), du grec ancien θεωρία, theoria (« contemplation, spéculation, regards sur les choses, action d’assister à une fête ; la fête elle-même et par la suite, procession solennelle ») de θεωρέω, theoreo (« examiner, regarder, considérer »), de θεωρός, theoros (« spectateur ») lui-même de θέα, thea (« la vue ») et ὁράω, orao (« voir, regarder »).
Terme employé par Proust à propos de la petite bande de jeunes filles en fleur se déplaçant sur la plage de Balbec.

Les moissons du futur. Film

Article publié le : mardi 1 juillet 2014. Rédigé par : Liliane

http://www.arte.tv/fr/les-moissons-du-futur/6815836.html

La criminalité environnementale

Article publié le : jeudi 26 juin 2014. Rédigé par : Liliane

In Le Monde du jour
Bois, faune, flore, déchets toxiques, mines sauvages : les trafics financent les groupes armés et le terrorisme

« Satao était l’un des plus grands éléphants d’Afrique. Il a été tué le 13 juin, dans la réserve naturelle de Tsavo, dans le sud-est du Kenya.  » Il a succombé aux flèches empoisonnées d’un braconnier, dont l’activité répond à une demande apparemment insatiable d’ivoire dans des pays éloignés, dénonce dans un communiqué l’organisation pour la protection de la vie sauvage Tsavo Trust. Une perte immense pour que quelqu’un puisse avoir un bibelot au-dessus de sa cheminée.  »
La mort de cet éléphant rejoint la longue liste des crimes environnementaux, si juteux qu’ils pourraient devenir plus rentables que les trafics de drogue ou d’armes. Ces nouveaux secteurs émergents de la criminalité mondiale représentent 213 milliards de dollars (environ 156 milliards d’euros) de ressources chaque année, selon Interpol.
 » C’est beaucoup plus que l’ensemble des sommes, 135 milliards de dollars, dépensées par les pays développés pour l’aide internationale en 2013 ! « , s’est ému Achim Steiner, directeur général du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), en présentant un rapport réalisé avec Interpol et consacré à cette question, mardi 24 juin, à Nairobi. Cent soixante-deux Etats sont réunis dans la capitale kényane jusqu’au 27 juin, à l’occasion de la première session de l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement (ANUE).
Le commerce des éléphants, comme celui de nombreuses autres espèces menacées, faune et flore, constitue non seulement un crime au regard de la biodiversité dont hériteront les générations futures, une hérésie pour le développement économique et social de nombreux pays, mais surtout une véritable menace pour la sécurité de régions entières.
 » Les exemples sont nombreux où les réseaux criminels sont impliqués dans ces trafics, a expliqué au Monde David Higgins, représentant Interpol à cette assemblée de Nairobi. Des groupes armés, parfois des terroristes, ont besoin de se financer et peuvent vendre des êtres humains, de la drogue, des armes ou commettre des crimes environnementaux s’ils sont plus accessibles et plus rentables.  »
En Colombie, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) auraient pratiqué le trafic d’oiseaux protégés ; au Congo, l’ivoire et le charbon de bois financeraient des milices. En Somalie, au Soudan, en République centrafricaine, au Mali, au Niger… là encore l’ivoire et, surtout, le charbon de bois.
En Afrique, 90 % du bois consommé est destiné au chauffage sous la forme de charbon.  » Le besoin de cette énergie va croissant, il est lié notamment à l’urbanisation massive et le commerce illégal représente une perte de 1,9 milliard de dollars – 1,4 milliard d’euros – , chaque année, pour les pays africains, estime Christian Nellemann, responsable du rapport pour le PNUE. Les groupes armés locaux pourraient tirer de ce trafic de charbon de bois jusqu’à 289 millions de dollars par an.  »
Le rapport précise que, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la production de charbon de bois a atteint 30,6 millions de tonnes en Afrique en 2012. Quelque 1 900 trafiquants auraient été identifiés pour seulement 300 officiels dans le commerce d’exportation.  » Des images par satellite indiquent un vaste trafic illicite, impliquant des exploitations de bois illégales dans des zones protégées « , écrivent les auteurs.
Les sommes que ces exportations illégales représentent, à destination notamment de l’Arabie saoudite, d’Oman, du Yémen, etc., seraient équivalentes à celles du marché de l’héroïne en Afrique de l’Est combiné à celui de la cocaïne en Afrique de l’Ouest.
De quoi mieux comprendre la montée en puissance de ces crimes environnementaux qui, selon M. Higgins d’Interpol, auraient été multipliés par cinq au cours des vingt dernières années.
Mais il reste difficile de dresser un portrait-robot de ces nouvelles mafias. Les anciennes, comme en Italie, tirent depuis longtemps une partie de leurs revenus du marché des déchets. Les Russes se sont tournés depuis longtemps dans le commerce illégal d’esturgeon et de caviar, tout particulièrement dans la République du Daguestan.
Les nouveaux réseaux criminels se sont spécialisés, selon Interpol, dans l’ivoire, le bois tropical ou certaines espèces utilisées par l’industrie pharmaceutique ou la médecine traditionnelle : reptiles, singes, poissons, antilopes, tigres, pangolins, etc.
Des sommes considérables échappent ainsi aux économies souvent chancelantes des pays en voie de développement. Un argumen qui, espère le Programme des Nations unies pour l’environnement, devrait convaincre les pays à intensifier la lutte contre les trafics.  » Il s’agit d’avancer dans la circulation et l’échange d’information pour être plus efficace. Nous avons déjà défini quelles sont les espèces menacées, nous connaissons la nature de ces crimes environnementaux, précise Achim Steiner. Mais certains pays n’ont pas toujours les moyens de lutter. Quand vous voyez ceux employés contre le trafic de drogue en Amérique centrale et aux Etats-Unis et le bilan souvent décevant, vous pouvez imaginer ce qu’il va falloir investir et le temps nécessaire pour obtenir des résultats contre les crimes environnementaux.  »
A l’occasion de cette première session de l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement, un symposium mondial sur la primauté du droit en matière d’environnement devait inviter, jeudi 26 juin, les présidents de cour suprême, les juges, les procureurs généraux, les praticiens et les experts à discuter des voies et des moyens par lesquels le développement et la mise en oeuvre du droit environnemental doivent déboucher sur des résultats  » justes et équitables, notamment des lois appropriées et réalisables « .
Reste une question : comment évaluer la valeur d’un animal, d’un arbre, d’un écosystème autrement que par son prix sur le marché ?
 » Un éléphant vaut-il plus mort que vivant ?, s’interroge David Higgins. Couper du bois rapporte à l’économie locale, mais un glissement de terrain favorisé par la déforestation qui détruit un ou plusieurs villages n’est-il pas plus coûteux ? «  »
Rémi Barroux

Une activité juteuse
Crimes environnementaux Ils représentent plus de 156,6 milliards d’euros par an.
Faune et flore Le trafic illégal, hors bois et pêche, atteindrait 17 milliards d’euros par an.
Bois L’exploitation illégale représente une perte de 22 à 73,5 milliards d’euros chaque année (de 10 % à 30 % du marché mondial).
Pêche L’activité illégale représente de 8 à 22 milliards d’euros.

Jardin des plantes

Article publié le : mercredi 4 juin 2014. Rédigé par : Liliane

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Qu’est-ce? Entre une spirée et un sureau, voire un troène…

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La plante et son cartel : la moutarde blanche
A visiter le jardin écologique >http://www.jardindesplantes.net/un-jardin-botanique/le-jardin-ecologique

Parco arte vivente. Vegetation as a political agent. Y aller

Article publié le : vendredi 30 mai 2014. Rédigé par : Liliane

http://www.parcoartevivente.it/pav/index.php?lingua_sito=2

Exposition du 30 mai au 2 novembre 2014
Artistes: Ayreen Anastas & Rene Gabri, Imre Bukta, Amilcar Cabral, Filipa César, Critical Art Ensemble, Emory Douglas, Fernando García-Dory, Piero Gilardi, Daniel Halter, Adelita Husni-Bey, Bonnie Ora Sherk, Claire Pentecost, Marjetica Potrč, RozO (Philippe Zourgane & Séverine Roussel), Nomeda e Gediminas Urbonas

« The exhibition seeks to investigate the historical and social implications of the plant world in light of the ever-increasing resurgence of « green » as an agent of change in relation to current economic processes. To place a plant within a historical context means to consider not only its biological constitution, but also the social and political factors which see it already positioned at the centre of the earliest forms of economic globalisation.
Focusing on the dual contexts of the past and the present, Vegetation as a political agent harmoniously combines artistic and architectural works by thirteen international artists, documents pertaining to the historical pioneers of the first ecological revolutions, and scientific equipment relevant to the botanical world. As well as art works and installations, the exhibition includes a vast series of illustrations and samples of vegetation, and archive materials and posters produced in a wide variety of cultural contexts. The geopolitical areas to which the exhibition relates range from the Indian Ocean (Mauritius and Reunion Islands) to Guinea-Bissau, from South Africa to Mexico. »