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Archives août, 2010

31 août — 7 novembre 2010. Kunsthalle Gwangju. etoy.corporation

Article publié le : Mardi 31 août 2010. Rédigé par : Liliane

Exhibition : Leaving Reality Behind…
etoy.corporation Swiss artist group which will present all its main works at KUNSTHALLE GWANGJU’s opening, is an outstanding example of an artists’ collective that constantly works on issues relevant to society, thus changing our perception of its technological and political conditions. Over the course of 16 years etoy has consistently pushed the boundaries of art, even turning itself into a corporation, etoy.CORPORATION, with information age longtime insider Joichi Ito as one of the biggest shareholders. etoy’s projects are technologically sophisticated yet accessible to the public. They often invite to participate and become integral part of their work. However broad the conceptual range of etoy’s projects is, they are all aimed at intervening in relevant techno-cultural discourses of their time. Its projects are designed to have an impact on important issues in technologically advanced societies. etoy’s strength lies in combining critical reflection of contemporary technoculture with technologically advanced solutions to address neuralgic points.
http://www.kunsthalle-gwangju.com/en/now-and-upcoming/grand-opening-etoy

http://www.etoy.com/
http://missioneternity.org/

Lily van der Stokker au musée Boijmans dans le trou de Cattelan

Article publié le : Mardi 31 août 2010. Rédigé par : Liliane


Lily van der Stokker. Foire de Bâle 2010. © jlb

liens : http://lantb.net/uebersicht/?p=456
http://lantb.net/uebersicht/?p=2411
http://arttube.boijmans.nl/nl/

14 – 21 septembre 2011. Isea 2011 Istanbul

Article publié le : Mardi 31 août 2010. Rédigé par : Liliane

http://isea2011.sabanciuniv.edu/

28 août 2010. Space Invaders: Art in the Computer Game Environment

Article publié le : Samedi 28 août 2010. Rédigé par : Liliane

Exposition 28 août – 7 novembre 2010.  Media Art Institute, Amsterdam.
« In Space Invaders: Art in the Computer Game Environment the Netherlands Media Art Institute brings art and games culture together. In an artistic, playful yet serious manner, Space Invaders reveals the influence of games on art and society. This group exhibition with Dutch and international media artists examines the increasing blurring of the boundaries between game worlds and reality. In Space Invaders media art works illuminate the migration of the physical world into gaming systems. Conversely, gaming elements are more and more finding their way into physical space. By infiltrating both game environments and real spaces, the artworks clarify the nature and influence of the computer game environments, and provide greater insight into the role that computer games play in contemporary culture. »
http://nimk.nl/eng/space-invaders-artists-and-works

Liste des artistes et des œuvres

Ludic Society. Parcour Ready Played (2006)
Ubermorgen.com
. Chinese Gold (2006)
+ à propos du projet d’Ubermorgen http://www.tortureclassics.com/article de Marie Lechner in Libération
Cao Fei. Cosplayers (2004)
Jodi. SK8Monkeys on Twitter (2009)
Yuichiro Katsumoto. Amagatana (2009)
Riley Harmon. What It Is Without the Hand That Wields It (2008)
Aram Bartholl. First Person Shooter (2006)
Timothy Hutchings. Play Generated Map and Document Archive (ongoing)
Michael Johansson. Tetris (2009-2010)
Ben Jones. Space Invaders graphics (2009)
Walter Langelaar. Notmatch (2010)



Jeremy Bailey. Video Terraform Dance Party (2008)

Mark Essen. Malfunction (2009)
Anita Fontaine. The Fontaines (2010)
Julian Oliver. LevelHead (2007)

Pour Django et tous les autres Roms

Article publié le : Samedi 21 août 2010. Rédigé par : Liliane

in Libération du 21 août 2010
JEAN-CHRISTOPHE BAILLY, JEAN-LUC NANCY Philosophe, HÉLÈNE NANCY Philosophe

Romanichels, bohémiens, tsiganes, gitans, manouches, quel que soit le nom, ont toujours fait partie du paysage, et ceci aussi loin que nous remontions dans nos souvenirs. A l’époque, on ne disait ni «Roms» qui est un terme générique, mais qui a le défaut d’entretenir la confusion entre une appartenance et une nationalité (roumaine), ni «gens du voyage» qui, malgré son petit appel poétique, appartient à cette façon de ne plus nommer qui fait des aveugles des mal voyants et des balayeurs des techniciens de surface. Quoi qu’il en soit, il y a pour les Roms (c’est le terme que nous utiliserons ici malgré tout) un nomadisme de leur nom qui correspond à leur position flottante dans les sociétés où ils s’installent durablement ou en ne faisant que passer.
Etablis ou non à demeure, ayant roulotte, caravane ou maison, les Roms, de toute façon, sont nomades, et cette façon d’être, qui est de n’être jamais pleinement «dedans» mais d’incarner toujours une possibilité d’évasion, a toujours été populaire. La crainte – bien légère – qu’ils pouvaient occasionner faisant partie, en un sens, de cette popularité. Tout le monde le savait bien, que les marchands de paniers n’étaient pas des voleurs d’enfants et les enfants, d’ailleurs, considéraient avec plus d’envie que de crainte ce signe de liberté attaché à ce qu’ils pouvaient deviner de leurs vies.
Les traces de cette sympathie sont puissantes dans la culture populaire : de la silhouette des paquets de Gitanes, cigarettes qui étaient bien les sœurs un peu délurées des Gauloises, à ce que peut réunir autour de lui un nom comme celui de Django Reinhardt, en passant par le cirque (Bouglione, Zavatta), les danses de la Comtesse aux pieds nus ou le frôlement que les gitans font presque tout du long d’Alcools d’Apollinaire : ils sont là, ils font partie de nous.
Dans la longue tradition du gendarme et du voleur, toutefois, et du côté des flics, les Roms ont toujours été de présumés coupables, au moindre larcin. Hergé, dont on aurait quelque peine à faire un précurseur de l’ultragauche, a très bien démonté la stupidité de ce réflexe dans les Bijoux de la Castafiore : comme le disent excellemment les Dupond et Dupont, après que Tintin leur a démontré leur erreur : «C’est bien notre chance ! Pour une fois que nous tenions des coupables, il faut qu’ils s’arrangent pour être innocents !»
Or, et là nous pouvons cesser de rire, ce sont des gens de la même eau que les Dupond(t) qui ont aujourd’hui le pouvoir en France. Ce qui veut dire : de gros godillots et une inculture complète. Stigmatiser comme cela a été fait une population entière au motif d’un désordre passager créé par quelques-uns est un crime bien plus grave que ledit désordre. Déloger brutalement des familles entières en les envoyant promener si possible nulle part, ou en les renvoyant «dans leur pays d’origine» (ce qui est entièrement une manipulation puisque leur origine n’est pas un pays), et ceci en allant jusqu’à utiliser des hélicoptères, ainsi qu’on l’a appris, ce sont là des méthodes qui déshonorent ceux qui les emploient et qui rappellent – oui – les moments les plus pénibles de l’histoire de France : les décrets de Louis XIV condamnant aux galères tous les «bohémiens» de sexe masculin et la politique menée sous Vichy.

Dans le numéro 503 d’Abitare un article et une série photos à propos de la manière d’habiter  des Roms à Rome dans une ancienne usine:
«Spaces. Metropoliz. Rom-A Station» A self-governing village, which Rumanian Roma share with people of other ethnic groups, has been built inside the derelict Fiorucci salumi factory in Rome. L’article de Francesco Careri est intitulé «A first step outside the camp.» pages 94-101. Francesco Careri est un des artistes du groupe Stalker. Stefano Boeri architecte est le rédacteur en chef d’Abitare. Edited by Lucia Tozzi/ Text by Francesco Careri. Photos by Alessandro Imbriaco / Contrasto. Les photos sont en ligne sur le site d’Alessandro Imbriaco. http://www.alessandroimbriaco.com/Fabbrica_Fiorucci_eng.html
La série des 12 photos > http://www.alessandroimbriaco.com/Fiorucci_img_1.html

Filmer les œuvres

Article publié le : Samedi 14 août 2010. Rédigé par : Liliane

On pénètre dans le bel appartement du bel art international (peinture et sculpture) à New-York —panoramiques à 360° sur les murs où sont accrochées les toiles et zoom dans les toiles mêmes—
http://www.gagosian.com/exhibitions/2010-07-08_summer-shows/video/ —, comme Sokurov filme mais d’une manière particulière biaisée, des salles et leurs tableaux du musée Boijmans* à Rotterdam dans Elegy of A voyage et des Hubert Robert dans le musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg dans Hubert Robert. A fortunate life.
Pour mémoire, les films interactifs du projet IDI Mamco http://www.mamco.ch/FILM.html
Contre-champ: sans le Beaux-Arts d’août 2010, page 105, est reprise la lecture de L’Atelier de Courbet que propose Michael Fried, «comme l’allégorie du rapport de Courbet à son art. La clef du tableau consisterait à « la dissolution implicite de la frontière entre l’univers de la peinture et celui du peintre-spectateur ». Parmi les signes de cette dissolution, Fried relève notamment la façon dont la jambe droite de l’artiste au centre semble plonger dans le paysage qu’il est en train de représenter. L’Atelier serait ainsi par excellence le manifeste de la démarche que prête Fried au « réalisme de Courbet ». « L’invention proprement imaginaire d’une réalité du tableau qui puisse absorber le peintre-spectateur jusqu’à l’y faire disparaître totalement.»

* http://arttube.boijmans.nl/nl/


+ http://lantb.net/uebersicht/?p=456

http://lantb.net/uebersicht/?p=2411

L’art et la parole : rhétorique de la commande

Article publié le : Mercredi 11 août 2010. Rédigé par : Liliane

L’art et la parole : rhétorique de la commande, conférence de Bruno Latour, François Hers et Xavier Douroux. 6 mai 2010, Centre Pompidou.
«Il existe une demande d’art mais informulée, ou inarticulée. De l’autre, il existe une offre d’art mais organisée par le seul marché. Est-il possible de trouver une autre manière de lier les créateurs et les amateurs ? L’artiste François Hers a inventé, grâce au soutien de la Fondation de France, un dispositif original pour articuler une demande d’art et pour composer des œuvres originales à partir d’une autre conception de l’offre. Ce dispositif dit « des Nouveaux commanditaires » repose sur l’invention d’une fonction à part entière, celle du « médiateur » chargé de construire, par un lent processus d’expérimentation, un nouveau rapport à l’œuvre. A partir de cette expérience, Bruno Latour, François Hers et Xavier Douroux, directeur du Centre d’art contemporain Le Consortium à Dijon, interrogent la rhétorique de la demande d’art. Comment rétablir le dialogue, faire le lien entre l’offre et la demande hors de sa seule définition marchande ou de la seule autonomie de l’artiste ?»
Nos amis du French Artouch joue sur ce terrain, sur une page de blog très brève: http://french-artouch.blogspot.com, un site en construction http://www.french-artouch.com/epages/box4488.sf.
«French Artouch est un concept de galerie virtuelle qui relie directement la jeune création française avec le marché de l’art via notre site internet et un réseau de connaissance. Mission: Nous travaillons avec une palette d’artistes très diversifiée tant par leurs univers que par leurs techniques. Leur point commun est qu’ils sont de jeunes artistes,exerçant ou ayant exercés leur art au sein des plus prestigieuses écoles française telles que l’école des Beaux-Arts, les Gobelins, les Arts Décoratifs, l’école Estienne et bien d’autres. L’objectif est de faire connaître ces artistes en leur offrant la chance d’être référencés sur un site de qualité, de bénéficier de notre réseau et de notre expérience dans ce milieu très difficile d’accès. Notre but est également de promouvoir la jeune création française et de l’exporter avec un site internet international traduit en 4 langues, le français, l’anglais, l’allemand et l’espagnol. Ainsi nous leur offrons une réelle rampe de lancement.» + , + un lieu physique d’exposition, la Galerie 1161, 53 quai des grands Augustins – 75006 Paris.
Plus noble, à suivre à la rentrée, le lancement de l’Ecole des arts politiques de Sciences Po (SPEAP) par Bruno Latour. Présentation au Centre Pompidou qui soutient l’initiative le 1er juillet 2010 :
« Les arts et la politique ne sont trop souvent reliés que par l’art officiel de sinistre mémoire, la commande publique, ou, plus savamment, par l’explication que l’on donne parfois des œuvres d’art en terme de « pouvoir » et de « contexte social ». Or, il existe bien d’autres liens possibles entre la liberté que donne les œuvres et la liberté que recherche toujours, obstinément, la politique. Ces liens multiformes on les rencontre dès que l’on suit comment des citoyens, des élus, des activistes, des experts parviennent à briser les formes usuelles de représentation pour formuler à nouveau les problèmes, les affaires, les conflits qui les rassemblent et qui les divisent. La « chose publique » ne peut se composer qu’à la condition d’avoir assez de gens capables d’articuler les enjeux, de les représenter et de les composer à nouveaux frais. Les arts, les sciences, les politiques sont affaires d’articulation. Sans les artistes, nous resterions inarticulés. Sans les politiques, nous serions incapables d’articuler nos positions et d’en changer. Sans l’articulation du monde par les sciences, le monde resterait muet. »
Premiers éléments sur le site de Béton Salon http://www.betonsalon.net/spip.php?article225 et sur le blog de Richard Descoings http://www.richard-descoings.net/2010/07/05/lancement-du-speap-sciences-po-ecole-des-arts-politiques!

David Rokeby. Very nervous system (été 1986) + 1983

Article publié le : Mardi 10 août 2010. Rédigé par : Liliane

Le site de la Fondation Langlois propose un retour sur des pièces médiatiques dont celle de David Rokeby que nous avons nous-même expérimentée à la Biennale de Venise en 1986, dans la Corderie. J.-L. exposait Pékin pour mémoire.
http://www.fondation-langlois.org/html/f/page.php?Repere=201008&NumPage=2186
Le site offre une collection documentaire d’œuvres dites médiatiques intéressantes, réalisée par Lizzie Muller et Caitlin Jones lors de Ars Electronica 2009 à Linz (Autriche). On y retrouve une copy-artiste Sonia Sheridan, que nous exposâmes dans la section Electra-graphie à Electra en 1983, Musée d’art moderne de la ville de Paris.

Extraits du catalogue de la section Electra-graphie et Photo-Souvenir figurant dans la vitrine de la section de l’exposition (Marylin en robe Senneville, Imprimé Oiseaux, photographiée au Polaroïd par Jean-Louis dans le Jardin du Luxembourg.