Article publié le : Lundi 17 juin 2013. Rédigé par : Liliane
José Antonio Suàrez Londoño. Franz Kafka. Diarios II 1914-1923, 2000. Ou le daily-drawing. «Suarez Londoño creates his notebook drawing as a record of the private and obscured conversation between artists.»*
Découvert à la Biennale de Venise dans l’exposition Il Palazzo enciclopedico.Très très joli. Mes photos des pages des Diarios sous vitrine et…
Collection des dessins de l’artiste au Moma et Exposition The Yearbooks, au Drawing Center en 2012 :
* Extrait du texte du cartel de présentation à Venise :
«José Antonio Suàrez Londoño governs his extensive output of drawings through strict discipline and regulation. A particular part of his practice came about after the Colombian author Hector Abad asked him to participate in a project in which Suàrez Londoño would draw a picture every day. At the end of each month Abad would review the works and construct a text around them. Suàrez Londoño’s prolific, persistent output proved to be too overwhelming for the author but served as a catalyst for the artist. Inspired by the rigor of his task-oriented schedule, Suàrez Londoño began a daily response to a corresponding text, starting with Brian Enos’s diary, A Year with Swollen Appendices (which contains an entry for each day of the year). He has since moved to the diaries of Paul Klee, Franz Kafka, and Eugène Delacroix, the poetry of Patti Smith, Arthur Rimbaud, and Blaise Cendrars, as well as Ovid’s Metamorphoses and W.G. Sebald’s The Rings of Saturn.
Transposing the interior universes of prose and poetry into images, Suàrez Londoño reads until he feels inspired to draw, paint, or write situational details and minutiae. To date, the artist has generated sixty-five Yearbooks —his term for the notebooks containing his daily drawings. In these works, the image’s relationship to the text can seem abstruse and ciphered —an internal dialogue between the artist and the author. From numbered indexes of bells and clouds to horror vacui and figuratives studies, the drawings can, at times, appear confessional or metaphorical. However, instead of providing diagrammatic annotations, Suàrez Londoño creates his notebook drawings as a record of the private and obscured conversations between artists. JP
Article publié le : Mercredi 29 mai 2013. Rédigé par : Liliane
Wittgenstein. Remarques mêlées, pages 52-53
1940
«Dire la vérité est souvent à peine plus désagréable que de mentir; ce n’est pas plus difficile que, disons, boire un café amer au lieu d’un café sucré. Pourtant même alors je suis fortement enclin à choisir le mensonge.»
«Il y a dans tout grand art un animal SAUVAGE: dompté. Chez Mendelssohn, il n’y en a pas. Tout grand art a comme basso continuo les instincts primitifs de l’homme. Ce n’est pas ce qui fait la mélodie (sauf, peut-être chez Wagner) mais ce qui donne à la mélodie sa profondeur et sa puissance.»
Article publié le : Vendredi 24 mai 2013. Rédigé par : Liliane
Incroyable. Au regard de mon intérêt jamais démenti pour les Montjoie et le slogan «Montjoie Saint-Denis» réactivé laïquement dans la grève enseignante de 2009, je découvre qu’en 1913, un certain Riciotto Canudo fonde la revue Montjoie ! au propos avant-gardiste et ambigu à la veille de la guerre, à Paris, premiers éléments sur Wikipédia. Il est aussi cité dans le livre Exposition et médias. Un adepte du cinéma comme médium artistique (7e art). Peut-être pas la bonne approche.
Article publié le : Samedi 18 mai 2013. Rédigé par : Liliane
Á regarder pour le travail collaboratif des architectes-designers Mallet-Stevens, Pierre Chareau, de l’artiste Fernand Léger, du musicien Darius Milhaud (partition perdue), et du créateur Paul Poiret avec le cinéaste.
Article publié le : Jeudi 16 mai 2013. Rédigé par : Liliane
L’unique et sa propriété. «Une œuvre-comète… La dénonciation de l’humanisme: le culte de dieu a été remplacé par le culte de l’homme. Il dénonce l’essentialisme, des fantômes qui empêchent de jouir de soi-même et des autres. Il propose à la place de l’État et de la société, des associations d’égoïstes, éphémères. L’individu est souverain de ses choix et peut changer d’idée. L’homme d’un livre L’unique et sa propriété. Le ton est inimitable, nietzschéen.» [après le DSM et Pierre Rhabi, quelle salade russe!]
Portrait de Max Stirner par Félix Valloton (1900).
«La santé mentale, c’est un peu le nouvel objet de notre siècle, son point aveugle, en même temps que son soleil vert. Depuis le rapport de mission demandé en 2001 par Bernard Kouchner intitulé « De la psychiatrie vers la santé mentale », il devient patent que la politique de santé mentale occupe un espace de plus en plus large dans l’organisation de notre système de soins. Elle ne concerne plus seulement la souffrance psychique au sens restreint, mais l’ensemble des troubles relationnels qui caractérisent le comportement d’un individu. Les troubles psychiques en effet se doublent très souvent de troubles du comportement et les troubles relationnels de troubles à l’ordre social. Un idéal de conformité tente de s’imposer socialement. « Pourquoi rappeler la vieille souffrance subjective ? Les errances et les impasses du désir, les névrosés, les poètes, les rebelles ? La novlangue ne connaît que les délinquants et les handicapés. On s’est débarrassé du symptôme » s’insurgeait la psychanalyste Marie-Laure Susini dans son livre « Eloge de la corruption » paru en 2008.
Quel est le responsable de cette novlangue? Qui doit comparaître à la barre ? Le DSM bien entendu ! C’est en tout cas ce qui est largement admis par de nombreux psychiatres de l’hexagone. Les nouvelles classifications américaines des maladies établies par le DSM (2000) - Diagnostic et Statistiques des troubles Mentaux – seraient responsables de l’extension du domaine de la santé mentale. Le DSM imposerait sa loi et tenterait d’appliquer une politique de santé organiciste centrée sur les médicaments sans se soucier des causes des symptômes.
Cette conclusion n’est pas fausse, mais elle fait l’impasse sur l’histoire de la psychiatrie américaine, dont on aurait tort de penser qu’elle imprègne de la tête aux pieds nos mœurs médicales. Avant de condamner le DSM, il importe de le connaître mieux ? Avant de s’interroger sur les ravages éventuels de la bible américaine de la psychiatrie, peut-être faut-il commencer par se poser une question simple :
Qu’est-ce que le DSM ?
C’est précisément sur quoi s’est penché notre invité : Steeves Demazeux. Nous avons une heure pour le savoir !!!»
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« L’une des principales sources
de notre malentendu
est que nous n’embrassons pas
dans son ensemble l’usage de nos mots.
Notre grammaire manque de caractère global. La représentation globale favorise la compréhension qui consiste à nous faire “voir des connexions”.
D’où l’importance de la découverte et de l’invention de “signes intermédiaires”. Le concept de représentation synoptique (übersichtliche Darstellung) est pour nous d’une signification fondamentale.
Il désigne notre forme de représentation, la manière dont nous voyons les choses.
Est-ce que ceci est une vision du monde (Weltanschauung)? »
Ludwig Wittgenstein, Investigations philosophiques