Wittgenstein. Fortnum and Mason

Article publié le : Mercredi 18 juin 2014. Rédigé par : Liliane

« I could imagine someone thinking that the names « Fortnum » and « Mason » fitted each other »- C&V 1941
Wittgenstein

Kenneth Goldsmith. Conceptual writing and poetry in the digital age.

Article publié le : Dimanche 15 juin 2014. Rédigé par : Liliane

No Such Thing as Writer’s Block from Frieze on Vimeo.

Kenneth Goldsmith, Printing out of the internet >http://printingtheinternet.tumblr.com/
Le projet expliqué : http://knowyourmeme.com/memes/events/printing-out-the-internet:

Overview
Printing Out the Internet is a conceptual art project orchestrated by Kenneth Goldsmith, the Poet Laureate of the Museum of Modern Art (MoMA) and the curator of the literary resource site Ubu Web.[1] The project was launched in May 2013 as a memorial to the late programmer and activist Aaron Swartz who committed suicide in January 2013. The project was on display at LABOR[12] art gallery in Mexico City, Mexico from July 26th – August 31st, 2013 and by the end of the project, more than 10 tons of paper[6] had been sent in from more than 20,000 contributors.

Background
On May 22nd, 2013, Kenneth Goldsmith created the single topic Tumblr blog Printing Out the Internet[13], issuing a call for submissions[14] that day. Readers were invited to participate in the project by printing out anything they found online and mailing it to the art gallery LABOR in Mexico City. The intended goal was initially to print out the entire internet, filling a space of more than 500 square meters (nearly 5382 square feet) with paper. The first post suggested sending in personal documents, like one’s Gmail inbox or blog, as well as archives from sites like Wikipedia, the New York Times and WikiLeaks. It was also noted that all the submissions would be recycled at the end of the show. Additionally, a Facebook page[15] and Twitter account[16] were created to draw more attention to the project. By the end of the project, more than 20,000 people had sent in printed objects. All of their names were collected and posted to a Tumblr blog.[29]

Qu’est-ce que Know Your Meme http://fr.wikipedia.org/wiki/Know_Your_Meme
Qu’est-ce qu’un mème internet [internet meme]? http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A8me_Internet
Qu’est-ce qu’un Troll? http://www.bodyspacesociety.eu/2012/03/24/pour-une-sociologie-du-troll/

Trois jours chez Nicolas Bouvier. Septembre 1975

Article publié le : Vendredi 13 juin 2014. Rédigé par : Liliane

Sur le site de la T S R. Archives de films d’art
http://www.rts.ch/archives/tv/culture/voix-au-chapitre/3466855-chez-nicolas-bouvier.html

Rencontre avec Tinguely dans le désert du Nevada. 1962

Article publié le : Vendredi 13 juin 2014. Rédigé par : Liliane

Duchampien, signerien, fischli-et-weissien, smithsonien et kelleyin.
Sur le site de la TSR. Archives de films d’art
http://www.rts.ch/archives/tv/culture/personnalites-suisses/3441662-au-nevada.html
« Décontracter le regardeur pour intensifier son rapport de contemplation à l’objet d’art. »

Albert Bartholomé. Monument à Rousseau. 1909

Article publié le : Mardi 10 juin 2014. Rédigé par : Liliane

RousseauSculpture
Monument à Jean-Jacques Rousseau, Panthéon. Commande de 1909.
La Philosophie entre la Vérité et la Nature, à gauche la Musique, à droite la Gloire.
Tout expliqué sur http://parismyope.blogspot.fr/2011/05/les-pierres-blanches-de-bartholome-1.html :

«Le deuxième centenaire de J.-J. Rousseau
Le comité du deuxième centenaire de J.-J. Rousseau s’est réuni hier à son siège social au Panthéon, sous la présidence de M. Hippolyte Buffenoir. Parmi les personnes présentes on remarquait MM. le baron Alfred Rousseau, petit-cousin de J-J. Rousseau, le statuaire Bartholomé, Gabriel Séailles, professeur à la Sorbonne; Louis Dumur, Mathias Morhardt, etc. Le secrétaire général, M. Princet, a donné lecture d’une lettre de M. Poincaré, président du conseil, qui accepte de faire partie du comité d’honneur des fêtes commémoratives des 29 et 30 juin prochain, comité d’honneur dont font partie déjà plusieurs membres du gouvernement MM. Léon Bourgeois, Steeg et Guist’hau. Le comité s’est occupé ensuite de la publication de son Bulletin officiel et de l’organisation de diverses manifestations qui vont avoir lieu en province. On sait qu’outre la cérémonie officielle du Panthéon, des solennités auront lieu à la Sorbonne et au Trocadéro.

D’autre part le Conseil municipal de Paris a décidé, comme on sait, sur la proposition de M. Paul Fleurot, et de cinquante-deux de ses collègues, d’organiser un gala à l’Hôtel de Ville et une fête populaire. Des fêtes auront lieu en outre le 16 juin chez le prince Radziwill à Ermenonville, et le 23 juin à Montmorency. Enfin le deuxième centenaire de la naissance de J.-J. Rousseau sera commémoré dans la plupart des villes où l’auteur des Confessions a séjourné et notamment à Lyon, à Grenoble, à Chambéry, etc. A l’issue de la réunion le comité des fêtes du centenaire a pu admirer le tombeau sculpté par M. Bartholomé et qui a été précisément transporté hier au Panthéon. On l’a provisoirement placé au pied du pilier sud-est qui soutient la coupole. Il produit là grand effet. Ses dimensions qui sont très restreintes il n’a pas trois mètres de hauteur s’harmonisent du reste d’une manière parfaite avec l’architecture du Panthéon, dont il a le bon goût de respecter les lignes nobles et sévères.»
Le Temps, 30 mars 1912.

Un nouveau rousseauiste Martin Rueff https://www.unige.ch/presse/archives/2012/rousseau.html
A fait la traduction et l’introduction au livre de Judith Butler (rousseauiste selon lui) Qu’est-ce qu’une vie bonne? http://www.payot-rivages.net/livre_Qu-est-ce-qu-une-vie-bonne–Judith-BUTLER_ean13_9782228910682.html

Jardin des plantes

Article publié le : Mercredi 4 juin 2014. Rédigé par : Liliane

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Qu’est-ce? Entre une spirée et un sureau, voire un troène…

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La plante et son cartel : la moutarde blanche
A visiter le jardin écologique >http://www.jardindesplantes.net/un-jardin-botanique/le-jardin-ecologique

Parco arte vivente. Vegetation as a political agent. Y aller

Article publié le : Vendredi 30 mai 2014. Rédigé par : Liliane

http://www.parcoartevivente.it/pav/index.php?lingua_sito=2

Exposition du 30 mai au 2 novembre 2014
Artistes: Ayreen Anastas & Rene Gabri, Imre Bukta, Amilcar Cabral, Filipa César, Critical Art Ensemble, Emory Douglas, Fernando García-Dory, Piero Gilardi, Daniel Halter, Adelita Husni-Bey, Bonnie Ora Sherk, Claire Pentecost, Marjetica Potrč, RozO (Philippe Zourgane & Séverine Roussel), Nomeda e Gediminas Urbonas

« The exhibition seeks to investigate the historical and social implications of the plant world in light of the ever-increasing resurgence of « green » as an agent of change in relation to current economic processes. To place a plant within a historical context means to consider not only its biological constitution, but also the social and political factors which see it already positioned at the centre of the earliest forms of economic globalisation.
Focusing on the dual contexts of the past and the present, Vegetation as a political agent harmoniously combines artistic and architectural works by thirteen international artists, documents pertaining to the historical pioneers of the first ecological revolutions, and scientific equipment relevant to the botanical world. As well as art works and installations, the exhibition includes a vast series of illustrations and samples of vegetation, and archive materials and posters produced in a wide variety of cultural contexts. The geopolitical areas to which the exhibition relates range from the Indian Ocean (Mauritius and Reunion Islands) to Guinea-Bissau, from South Africa to Mexico. »

Luc Boltanski Arnaud Esquerre. Front national : de quel peuple parle-t-on ?

Article publié le : Vendredi 30 mai 2014. Rédigé par : Liliane

In Libération du jour rubrique Rebonds pp. 20-21

« Les résultats terribles des élections européennes ne sont pas un coup de tonnerre dans un ciel serein. Ils sont une étape particulièrement inquiétante d’une dérive qui s’est accélérée depuis quelques mois. Le Front national en est, certes, le bénéficiaire politique le plus inquiétant. Mais il doit aussi son succès à des déplacements vers des thématiques réactionnaires qui ont lentement modifié l’espace médiatique et l’atmosphère du monde intellectuel.

Cette dérive nous projette dans une situation politique exceptionnelle sur laquelle personne ne peut plus fermer les yeux, où l’initiative appartient entièrement à une droite entraînée vers ses extrêmes, suscitant un mouvement de panique qui n’épargne pas la gauche. Dans cette situation, l’extrême droite est parvenue à réoccuper deux positions stratégiques, longtemps distribuées entre la gauche et la droite, dont l’association avait fait sa fortune dans les années 30. D’un côté, celle de l’ultraconservatisme et de la xénophobie qui sont ses terrains d’élection ; de l’autre, celle d’une critique qui se prétend «radicale», dirigée contre le néolibéralisme, au nom de la défense du peuple et en invoquant l’Etat. Cette association fonde le rejet de l’Europe, identifiée à ses institutions bruxelloises, qui peut être indissociablement motivée par la fermeture des frontières contre «l’invasion migratoire» et par le «patriotisme économique» au nom du peuple.

La défense du peuple, opprimé par les puissants, constitue, pour un discours qui se veut critique, le thème mobilisateur par excellence. L’intelligence politique de l’extrême droite a consisté toutefois, dans ce cas, à remodeler le thème classique de l’exploitation, qui avait servi de base au mouvement ouvrier, en le réorientant par référence à une autre figure, dont la tournure paraît moins entachée de marxisme, à savoir celle de la représentation. Le «vrai peuple de France» aurait été jeté aux oubliettes par «la gauche bien-pensante», c’est-à-dire par les «bobos» qui auraient porté au pinacle une nouvelle «classe dangereuse», composée d’un ramassis d’étrangers, de racailles et de marginaux sans morale, notamment pour leurs orientations et conduites sexuelles.

Dans cette dérive à droite, la «morale» ne cesse d’être invoquée. Elle prend désormais la forme de la décence, du respect, de la courtoisie, de la galanterie et, surtout, de la politesse, toutes ces vertus naturelles aux «braves gens» qui les mettent en œuvre dans le cadre de leur vie quotidienne. Ces dernières trouvent leur fondement dans un sens inné des limites auxquelles se confronte toute vie humaine quand elle tient vraiment compte de ces attachements indépassables qui dérivent de l’appartenance à un sexe, à une nation, à une patrie, à une famille, à une tradition, bref, à tout ce qui fait que «l’on est chez nous». Mais sans doute cette redécouverte de la morale, entendue comme politesse, n’aurait-elle pas recueilli une aussi large écoute si elle n’avait bénéficié de son association avec un autre thème qui a joué un rôle majeur dans les argumentaires de l’extrême droite, et qui est celui de l’insécurité. Et cela par le truchement de l’association entre politesse et civilité. L’une des caractéristiques de ce discours moralisateur est de ne se fonder sur rien d’autre que sur la référence à l’évidence, qui s’est exprimée notamment lors des manifestations contre le mariage pour tous et contre la «théorie du genre». Par une sorte de tautologie, est moral ce à quoi le peuple est attaché, et le peuple est vraiment un peuple parce qu’il a des attachements qui sont la source de «valeurs», méritant, à ce titre, le respect de tous.

Le thème de l’identité est venu, lui, au-devant de la scène au cours de la dernière décennie, non pas seulement dans les mouvances politiques d’extrême droite, mais aussi au sein de la droite classique, et également dans le monde intellectuel. Il est particulièrement inquiétant du fait qu’il se trouve associé à une montée de la xénophobie. Les «immigrés» sont supposés envahir la France. Désignés à la vindicte comme présumés musulmans, ils mettraient en péril, par leur présence grandissante, l’identité «malheureuse et malmenée» de la Nation, et seraient le vecteur d’un «grand remplacement» marquant l’effondrement de «notre» civilisation sous les coups de l’islamisme.

Cette défense du peuple opprimé, à la fois par les riches et par les «étrangers de l’intérieur», n’est pas en soi une figure nouvelle. Elle a constitué, depuis la fin du XIXe siècle, le socle historique et quasiment la raison d’être de la droite nationaliste, et l’un des terreaux principaux de l’antisémitisme. Il n’est donc pas étonnant de voir aussi remise au goût du jour une identification qui avait été autrefois au centre de l’idéologie de l’Action française et plus généralement de la «droite révolutionnaire», entre différentes espèces de «parasites» – les «profiteurs des hautes classes», les métèques et les juifs – confondus dans une même entité. Il lui fallait un nom lapidaire et facile à retenir : ce fut «le système».

La conscience d’être plongés dans un monde où les mots, tels que «peuple», «valeur», ou «morale», «n’auraient plus de sens» parce qu’ils auraient «perdu leurs significations partagées» est sans doute l’un des symptômes les plus marquants de l’inquiétude qui précède les grandes crises sociales et politiques. Une des premières tâches à laquelle des intellectuels sont aujourd’hui confrontés consiste donc à se réapproprier un langage détourné, et au premier rang le terme de «peuple». Les débats les plus abstraits en apparence, voire les plus abscons, ont, avec les situations politiques qui les environnent, des relations complexes où il est souvent difficile de distinguer ce dont ils sont le reflet de ce qu’ils contribuent à faire advenir. C’est ce que l’on appelle avec lassitude «l’esprit du temps». Mais quand cet esprit prend le tour qu’on lui voit adopter actuellement, il devient urgent de le constituer en objet majeur d’enquête et d’analyse critique, c’est-à-dire de faire, pour parler comme Michel Foucault, une «ontologie de l’actualité».

C’est, pour des intellectuels, la façon la plus immédiate de chercher à infléchir une situation politique dont ils subissent les effets dans l’atmosphère délétère dont la vie quotidienne du pays où ils vivent et travaillent se trouve nimbée, et à laquelle ils peuvent réagir aussi de multiples autres façons – comme on dit «en tant que citoyens». »
Dernier ouvrage paru: Vers l’extrême: extension des domaines de la droite, Dehors, mai 2014

Serrières en Chautagne

Article publié le : Mercredi 28 mai 2014. Rédigé par : Liliane

http://www.altituderando.com/Montagne-du-Gros-Foug-990m-par

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J’y fus avec Nicole, Gérard, Gisèle and co. Promenade Jusqu’au grand chataigner et retour dans un mouvement tournant. Croisé ce rocher et redécouvert le tuf >http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Tuf
Sa version turque incroyable

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Terrasses en Travertin à Pamukkale, Turquie

Gilles Clément. Entretien

Article publié le : Jeudi 22 mai 2014. Rédigé par : Liliane