Aix-les-Bains. art’ dep

Article publié le : mardi 13 janvier 2015. Rédigé par : Liliane

Une découverte

http://www.artdep.fr/

Deleuze. Univocité de l’être, polyvocité de la pensée

Article publié le : dimanche 4 janvier 2015. Rédigé par : Liliane

univocite
David Lapoujade, Deleuze, les mouvements aberrants, p. 57

Vitra : Everything is connected, home collection

Article publié le : dimanche 4 janvier 2015. Rédigé par : Liliane

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http://shop.gestalten.com/vitra-home.html
Pour la citation d’ouverture du livre :
“Eventually everything connects – people, ideas, objects… the quality of the connections is the key to quality per se.” Charles Eames’ quote opens this purely visual book in which the designer is a key link between the images.

Pintade rôtie

Article publié le : vendredi 2 janvier 2015. Rédigé par : Liliane

pintade
Super recette [donnée par Nicole], pour son ouverture vers une substitution de ses éléments constitutifs: remplacer la pintade par des blancs de poulet et les pommes de terre par des endives.
Faite ce jour, 11,5/20

Étienne. Parents-redux

Article publié le : mercredi 31 décembre 2014. Rédigé par : Liliane

PARENTS-redux

André Gorz. 1990

Article publié le : mercredi 31 décembre 2014. Rédigé par : Liliane


Une seule chose aberrante: André Gorz évolue dans une campagne typique de l’«agriculture moderne», intensive capitalistique http://www.reporterre.net/spip.php?article6348

Bonne année du 93 bis

Article publié le : mercredi 31 décembre 2014. Rédigé par : Liliane

bibliotheque

Bonne année de Nicole et Gérard

Article publié le : mercredi 31 décembre 2014. Rédigé par : Liliane

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Picabia

Article publié le : lundi 29 décembre 2014. Rédigé par : Liliane

http://www.picabia.com/FP_WEB/FR/biographie.awp
Trouvé dans cette page web du site dédié à Picabia —fait par le Comité Picabia, 26 rue Danielle Casanova – 75002 Paris
Tel/Fax : +33 1 42 60 23 78—
l’explication de Voilà la fille née sans mère, aquarelle, gouache argentée, encre de Chine, mine graphite sur carton, 75 x 50 cm, vue dans l’exposition au centre Pompidou, Marcel Duchamp, la peinture même, (+ http://slash-paris.com/evenements/marcel-duchamp-la-peinture-meme) :
picabia

«Alors, la machine infernale explose : 1914, la Première Guerre Mondiale. Grâce à des relations de sa famille, Picabia militaire part en mission à Cuba en Mai 1915, mission qu’il abandonne lors d’une escale à New York. Il reprend contact avec ses amis de la Galerie 291, Stieglitz et Marius de Zayas, avec Marcel Duchamp et avec le salon de Walter Arensberg, grand ami des arts. Dans un article du New York Tribune d’octobre 1915, intitulé “Les artistes francais stimulent l’art américain”, Picabia écrit :

« La machine est devenue plus qu’un simple instrument de la vie humaine. Elle est réellement une part de la vie humaine. Je me suis approprié de la mécanique du monde moderne et je l’ai introduite dans mon atelier… » Plus loin il affirme vouloir travailler jusqu’à ce qu’il atteigne “le sommet du symbolisme mécanique”. Dans la revue 291 (issue de la Galerie 291), il publie une série de “portraits-objets” comme celle d’Alfred Stieglitz représenté en appareil photographique, le portrait d’une Jeune fille américaine vu comme une bougie de moteur (l’allumeuse) et le dessin Fille née sans mère (quintessence de la machine, créée par l’homme à son image).:

et aussi in
https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/crbjez/rgz6Xn6 >Extrait du catalogue Collection art graphique – La collection du Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, sous la direction de Agnès de la Beaumelle, Paris, Centre Pompidou, 2008.
Texte d’Arnauld Pierre:
«« Il n’est pas donné à tout le monde d’aller à Barcelone », dit une des locutions qui parcourt le Portrait de Marie Laurencin, [figure aussi dans l’expo Duchamp], sous l’aspect d’une chaîne de transmission animant les rouages d’une hélice. Barcelone est alors l’un des lieux d’exil des artistes et intellectuels réfractaires à la guerre et à l’engagement patriotique, dont profitent Marie Laurencin et son mari allemand (d’où l’inscription «à l’ombre d’un boche»), mais aussi Albert Gleizes et son épouse Juliette Roche. Picabia s’y réfugie, entre deux séjours new-yorkais, de l’été 1916 au début de l’année suivante. Il y fait paraître les premiers numéros de la revue 391, organe d’un dadaïsme dont il ignore encore le nom bien qu’il en pratique l’esprit.
En guise de portrait de la séduisante amie de Guillaume Apollinaire, une hélice de refroidissement d’automobile (copiée d’un manuel de mécanique paru en 1915) : Picabia a déjà réalisé, à New York en 1915, des portraits de ses proches en « équivalent-machine (Alfred Stielglitz en appareil photographique, Marius De Zayas sous la forme d’un circuit électrique d’automobile, Paul Haviland étant une lampe de voyage et Agnes Ernst-Meyer une bougie de moteur) ; puis, à Barcelone encore, Juliette Gleizes en manomètre ; lui-même ne s’est pas oublié, en se représentant sous les traits d’un schéma de klaxon. Ces encres précises ou ces aquarelles légères se veulent effectivement sans profondeur ni intériorité, froides comme des schémas scientifiques : Picabia dénie la dimension subjective du genre du portrait en organisant la substitution du psychologique par le mécanique. Le « symbolisme de la machine », auquel il dit s’être converti, est une version désenchantée du « symbolisme psychologique »de l’orphisme. Il ne donne plus accès qu’à l’âme moderne et à ses mouvements réifiés, sclérosés en mécanique répétitive ; l’érotisme lui-même – celui qui pourrait être attaché à l’évocation de la figure féminine, d’une séduction aussi « ventilée » ou volage que celle de Marie Laurencin – n’est plus qu’affaire de rouage et de moteur.
C’est également à New York que Picabia forge le mythe de la « fille née sans mère », la machine, ainsi définie dans un texte contemporain de Paul Haviland paru dans 291 : « L’homme a fait la machine à son image. […] La machine est sa “fille née sans mère”. C’est pourquoi il l’aime. Il l’a faite supérieure à lui-même. C’est pourquoi il l’admire. […] Après avoir fait la machine à son image, son idéal humain est devenu machinomorphique. » La « fille née sans mère » s’insère ainsi dans la lignée de l’ancien mythe romantique de l’engendrement sans organe, où l’on croise l’« Ève future » de Villiers de l’Isle-Adam et d’autres images littéraires ou visuelles, nourries du parallèle entre la physiologie humaine et les organes de la machine – à l’instar de la Broyeuse de chocolatde Marcel Duchamp (1914), qui semble préfigurer la structure mécanique de Voilà la fille née sans mère. Chez Picabia comme chez Duchamp, ces figurations mécanomorphiques sont la plupart du temps sexualisées, et déportent la psychologie amoureuse du côté d’un désabusement cynique et anti-sentimental dont Guillaume Apollinaire, en une claire allusion aux machines de Picabia, fera l’un des traits caractéristiques de ce qu’il nomme l’esprit nouveau : « Des machines, filles de l’homme et qui n’ont pas de mère, vivent une vie dont les sentiments et les passions sont absents. »
En novembre 1922, Picabia expose à la galerie Dalmau de Barcelone une série paradoxale de plus de quarante aquarelles, mêlant sur les murs, par dérision à l’égard de tout système formel, certaines œuvres clairement figuratives (des portraits kitsch d’Espagnoles) à d’autres (les plus nombreuses) qui sont presque abstraites ou géométriques, à effets optiques et encore mécanomorphiques, telle que Pompe. Comme toutes celles-ci, la grande aquarelle offre le schéma, simplifié à l’extrême, d’un moteur de pompe pneumatique « copillé » d’une reproduction photographique tirée du magazine populaire La Science et la Vie. Surfaces sèchement délimitées et remplies en aplats lisses, formes tracées au compas et à la règle définissent un langage visuel fait de précision et d’indifférente neutralité. En l’adoptant, Picabia montre qu’il ne s’agit pas seulement, pour le peintre revenu des mythes de l’art comme épanchement de la subjectivité créatrice, de peindre des machines, mais aussi, en faisant des images avec d’autres images, de peindre comme une machine
Références bibliographiques :
Francis Picabia. Collections du Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, D. Ottinger (dir.), Paris, Centre Pompidou, 2003.
Francis Picabia. Galerie Dalmau. 1922, cat. exp., Paris, Centre Pompidou, 1996.
A. Pierre, Francis Picabia. La peinture sans aura, Paris, Gallimard, 2002.

 

Les écrivains s’engagent pour le climat

Article publié le : jeudi 25 décembre 2014. Rédigé par : Liliane

Libération du jour
par Sylvie GOUTTEBARON et Yves BOUDIER

TRIBUNE

«Face à la menace, maintenant si précise, du changement climatique, face à l’espoir aussi que représente la mobilisation mondiale sur ce sujet, que peut la littérature? Se fera-t-elle entendre? Que peuvent les mots face aux désastres annoncés? Témoigner? Emouvoir? Faire prendre conscience? Pousser à la réflexion? Que peut encore le langage dans ce monde de l’image, de l’immédiateté, dans l’urgence où nous somme ? Si la littérature n’est pas que divertissement et loisir, si elle participe, du plus intime, de l’aventure humaine, elle ne peut tout simplement pas rester indifférente. Ses forces, même si maigres en apparence, ne doit-elle pas les mettre toutes entières dans la balance, pour peser contre la fatalité, la lâcheté, la tristesse d’un monde sans possibles?

La Maison des écrivains et de la littérature a décidé de s’engager. A la lecture de certains de nos contemporains, nous sentons bien que la nature est plus que jamais considérée dans son rapport à l’homme, comme un appel à plus d’attention, de soin. Un désir de décentrement, d’ouverture. C’est parce que nous savons que tel ou tel auteur est attentif à cela dans son œuvre, que nous engageons maintenant les écrivains, dans leur ensemble, à prendre la parole.

La Maison a commencé à esquisser cette démarche, avec le cycle de rencontres littéraires intitulé Climat que propose Cécile Wajsbrot. Pour faire entendre les voix des auteurs avant la conférence climat de Paris, elle s’apprête à inventer un grand rendez-vous de dimension internationale, à l’automne 2015, comme un «Parlement sensible des auteurs», colloque sans modèle et passionné, en présence des plus grands auteurs, des plus engagés, des plus engageants, des plus inattendus. Hors de toute chapelle littéraire, dans l’invention d’un geste collectif. Commandes de textes, débats, conférences, performances, nous ne savons pas encore la forme que cela prendra, face à l’inouï de la situation. Nous sommes seulement convaincus, avec les écrivains qui nous accompagnent dans notre réflexion, que la littérature peut quelque chose, qu’elle doit faire quelque chose. Fortement investie dans l’éducation artistique et culturelle à travers ses différents programmes, la Maison des écrivains et de la littérature entend aussi élargir cette initiative dans une dimension de partage avec les plus jeunes.

Michel Deguy l’affirme dans Ecologiques (Hermann) : «Si l’écologie n’entretient pas sa relation avec la pensée, elle cesse d’être radicale.» L’enjeu est tel que nous devons dépasser nos frontières, déborder le politique par l’art et la culture, le sociétal par l’imaginaire, la littérature par tout ce qui la dépasse, et réciproquement. Il faut dans le combat se jeter de toutes ses forces : c’est précisément ce que sait faire la littérature au meilleur d’elle-même. Et c’est avec confiance et entrain que nous avons commencé à imaginer ce grand rendez-vous, y invitant tous ceux qui ne se résignent pas.»

Ainsi que : Esther Tellermann, Gisèle Berkman, Christian Garcin, Jacques Rebotier, Céline Curiol, Isabelle Jarry, Lucien Suel, Benoît Conort, David Christoffel, Véronique Pittolo, Cécile Wajsbrot.
Directrice et président de la Maison des écrivains et de la littérature
Lien Michel Deguy > http://lantb.net/uebersicht/?p=4942