Bonne année du 93 bis

Article publié le : mercredi 31 décembre 2014. Rédigé par : Liliane

bibliotheque

Bonne année de Nicole et Gérard

Article publié le : mercredi 31 décembre 2014. Rédigé par : Liliane

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Picabia

Article publié le : lundi 29 décembre 2014. Rédigé par : Liliane

http://www.picabia.com/FP_WEB/FR/biographie.awp
Trouvé dans cette page web du site dédié à Picabia —fait par le Comité Picabia, 26 rue Danielle Casanova – 75002 Paris
Tel/Fax : +33 1 42 60 23 78—
l’explication de Voilà la fille née sans mère, aquarelle, gouache argentée, encre de Chine, mine graphite sur carton, 75 x 50 cm, vue dans l’exposition au centre Pompidou, Marcel Duchamp, la peinture même, (+ http://slash-paris.com/evenements/marcel-duchamp-la-peinture-meme) :
picabia

«Alors, la machine infernale explose : 1914, la Première Guerre Mondiale. Grâce à des relations de sa famille, Picabia militaire part en mission à Cuba en Mai 1915, mission qu’il abandonne lors d’une escale à New York. Il reprend contact avec ses amis de la Galerie 291, Stieglitz et Marius de Zayas, avec Marcel Duchamp et avec le salon de Walter Arensberg, grand ami des arts. Dans un article du New York Tribune d’octobre 1915, intitulé “Les artistes francais stimulent l’art américain”, Picabia écrit :

« La machine est devenue plus qu’un simple instrument de la vie humaine. Elle est réellement une part de la vie humaine. Je me suis approprié de la mécanique du monde moderne et je l’ai introduite dans mon atelier… » Plus loin il affirme vouloir travailler jusqu’à ce qu’il atteigne “le sommet du symbolisme mécanique”. Dans la revue 291 (issue de la Galerie 291), il publie une série de “portraits-objets” comme celle d’Alfred Stieglitz représenté en appareil photographique, le portrait d’une Jeune fille américaine vu comme une bougie de moteur (l’allumeuse) et le dessin Fille née sans mère (quintessence de la machine, créée par l’homme à son image).:

et aussi in
https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/crbjez/rgz6Xn6 >Extrait du catalogue Collection art graphique – La collection du Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, sous la direction de Agnès de la Beaumelle, Paris, Centre Pompidou, 2008.
Texte d’Arnauld Pierre:
«« Il n’est pas donné à tout le monde d’aller à Barcelone », dit une des locutions qui parcourt le Portrait de Marie Laurencin, [figure aussi dans l’expo Duchamp], sous l’aspect d’une chaîne de transmission animant les rouages d’une hélice. Barcelone est alors l’un des lieux d’exil des artistes et intellectuels réfractaires à la guerre et à l’engagement patriotique, dont profitent Marie Laurencin et son mari allemand (d’où l’inscription «à l’ombre d’un boche»), mais aussi Albert Gleizes et son épouse Juliette Roche. Picabia s’y réfugie, entre deux séjours new-yorkais, de l’été 1916 au début de l’année suivante. Il y fait paraître les premiers numéros de la revue 391, organe d’un dadaïsme dont il ignore encore le nom bien qu’il en pratique l’esprit.
En guise de portrait de la séduisante amie de Guillaume Apollinaire, une hélice de refroidissement d’automobile (copiée d’un manuel de mécanique paru en 1915) : Picabia a déjà réalisé, à New York en 1915, des portraits de ses proches en « équivalent-machine (Alfred Stielglitz en appareil photographique, Marius De Zayas sous la forme d’un circuit électrique d’automobile, Paul Haviland étant une lampe de voyage et Agnes Ernst-Meyer une bougie de moteur) ; puis, à Barcelone encore, Juliette Gleizes en manomètre ; lui-même ne s’est pas oublié, en se représentant sous les traits d’un schéma de klaxon. Ces encres précises ou ces aquarelles légères se veulent effectivement sans profondeur ni intériorité, froides comme des schémas scientifiques : Picabia dénie la dimension subjective du genre du portrait en organisant la substitution du psychologique par le mécanique. Le « symbolisme de la machine », auquel il dit s’être converti, est une version désenchantée du « symbolisme psychologique »de l’orphisme. Il ne donne plus accès qu’à l’âme moderne et à ses mouvements réifiés, sclérosés en mécanique répétitive ; l’érotisme lui-même – celui qui pourrait être attaché à l’évocation de la figure féminine, d’une séduction aussi « ventilée » ou volage que celle de Marie Laurencin – n’est plus qu’affaire de rouage et de moteur.
C’est également à New York que Picabia forge le mythe de la « fille née sans mère », la machine, ainsi définie dans un texte contemporain de Paul Haviland paru dans 291 : « L’homme a fait la machine à son image. […] La machine est sa “fille née sans mère”. C’est pourquoi il l’aime. Il l’a faite supérieure à lui-même. C’est pourquoi il l’admire. […] Après avoir fait la machine à son image, son idéal humain est devenu machinomorphique. » La « fille née sans mère » s’insère ainsi dans la lignée de l’ancien mythe romantique de l’engendrement sans organe, où l’on croise l’« Ève future » de Villiers de l’Isle-Adam et d’autres images littéraires ou visuelles, nourries du parallèle entre la physiologie humaine et les organes de la machine – à l’instar de la Broyeuse de chocolatde Marcel Duchamp (1914), qui semble préfigurer la structure mécanique de Voilà la fille née sans mère. Chez Picabia comme chez Duchamp, ces figurations mécanomorphiques sont la plupart du temps sexualisées, et déportent la psychologie amoureuse du côté d’un désabusement cynique et anti-sentimental dont Guillaume Apollinaire, en une claire allusion aux machines de Picabia, fera l’un des traits caractéristiques de ce qu’il nomme l’esprit nouveau : « Des machines, filles de l’homme et qui n’ont pas de mère, vivent une vie dont les sentiments et les passions sont absents. »
En novembre 1922, Picabia expose à la galerie Dalmau de Barcelone une série paradoxale de plus de quarante aquarelles, mêlant sur les murs, par dérision à l’égard de tout système formel, certaines œuvres clairement figuratives (des portraits kitsch d’Espagnoles) à d’autres (les plus nombreuses) qui sont presque abstraites ou géométriques, à effets optiques et encore mécanomorphiques, telle que Pompe. Comme toutes celles-ci, la grande aquarelle offre le schéma, simplifié à l’extrême, d’un moteur de pompe pneumatique « copillé » d’une reproduction photographique tirée du magazine populaire La Science et la Vie. Surfaces sèchement délimitées et remplies en aplats lisses, formes tracées au compas et à la règle définissent un langage visuel fait de précision et d’indifférente neutralité. En l’adoptant, Picabia montre qu’il ne s’agit pas seulement, pour le peintre revenu des mythes de l’art comme épanchement de la subjectivité créatrice, de peindre des machines, mais aussi, en faisant des images avec d’autres images, de peindre comme une machine
Références bibliographiques :
Francis Picabia. Collections du Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, D. Ottinger (dir.), Paris, Centre Pompidou, 2003.
Francis Picabia. Galerie Dalmau. 1922, cat. exp., Paris, Centre Pompidou, 1996.
A. Pierre, Francis Picabia. La peinture sans aura, Paris, Gallimard, 2002.

 

Les écrivains s’engagent pour le climat

Article publié le : jeudi 25 décembre 2014. Rédigé par : Liliane

Libération du jour
par Sylvie GOUTTEBARON et Yves BOUDIER

TRIBUNE

«Face à la menace, maintenant si précise, du changement climatique, face à l’espoir aussi que représente la mobilisation mondiale sur ce sujet, que peut la littérature? Se fera-t-elle entendre? Que peuvent les mots face aux désastres annoncés? Témoigner? Emouvoir? Faire prendre conscience? Pousser à la réflexion? Que peut encore le langage dans ce monde de l’image, de l’immédiateté, dans l’urgence où nous somme ? Si la littérature n’est pas que divertissement et loisir, si elle participe, du plus intime, de l’aventure humaine, elle ne peut tout simplement pas rester indifférente. Ses forces, même si maigres en apparence, ne doit-elle pas les mettre toutes entières dans la balance, pour peser contre la fatalité, la lâcheté, la tristesse d’un monde sans possibles?

La Maison des écrivains et de la littérature a décidé de s’engager. A la lecture de certains de nos contemporains, nous sentons bien que la nature est plus que jamais considérée dans son rapport à l’homme, comme un appel à plus d’attention, de soin. Un désir de décentrement, d’ouverture. C’est parce que nous savons que tel ou tel auteur est attentif à cela dans son œuvre, que nous engageons maintenant les écrivains, dans leur ensemble, à prendre la parole.

La Maison a commencé à esquisser cette démarche, avec le cycle de rencontres littéraires intitulé Climat que propose Cécile Wajsbrot. Pour faire entendre les voix des auteurs avant la conférence climat de Paris, elle s’apprête à inventer un grand rendez-vous de dimension internationale, à l’automne 2015, comme un «Parlement sensible des auteurs», colloque sans modèle et passionné, en présence des plus grands auteurs, des plus engagés, des plus engageants, des plus inattendus. Hors de toute chapelle littéraire, dans l’invention d’un geste collectif. Commandes de textes, débats, conférences, performances, nous ne savons pas encore la forme que cela prendra, face à l’inouï de la situation. Nous sommes seulement convaincus, avec les écrivains qui nous accompagnent dans notre réflexion, que la littérature peut quelque chose, qu’elle doit faire quelque chose. Fortement investie dans l’éducation artistique et culturelle à travers ses différents programmes, la Maison des écrivains et de la littérature entend aussi élargir cette initiative dans une dimension de partage avec les plus jeunes.

Michel Deguy l’affirme dans Ecologiques (Hermann) : «Si l’écologie n’entretient pas sa relation avec la pensée, elle cesse d’être radicale.» L’enjeu est tel que nous devons dépasser nos frontières, déborder le politique par l’art et la culture, le sociétal par l’imaginaire, la littérature par tout ce qui la dépasse, et réciproquement. Il faut dans le combat se jeter de toutes ses forces : c’est précisément ce que sait faire la littérature au meilleur d’elle-même. Et c’est avec confiance et entrain que nous avons commencé à imaginer ce grand rendez-vous, y invitant tous ceux qui ne se résignent pas.»

Ainsi que : Esther Tellermann, Gisèle Berkman, Christian Garcin, Jacques Rebotier, Céline Curiol, Isabelle Jarry, Lucien Suel, Benoît Conort, David Christoffel, Véronique Pittolo, Cécile Wajsbrot.
Directrice et président de la Maison des écrivains et de la littérature
Lien Michel Deguy > http://lantb.net/uebersicht/?p=4942

Louise

Article publié le : jeudi 25 décembre 2014. Rédigé par : Liliane

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Louise à Saint Pierre de Chartreuse. La bûche de Nicole très réussie.

Aix-les-Bains. Tout

Article publié le : samedi 20 décembre 2014. Rédigé par : Liliane

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« Aix-les-Bains, carrefour de villégiatures : thermalisme, climatisme, sports d’hiver et bords de lac. » 16 juillet 2014. Par Elsa Belle. Les Carnets de l’inventaire. Études du patrimoine de la région Rhône Alpes
http://inventaire-rra.hypotheses.org/2730

« L’importance des sociétés de chemin de fer dans le développement de la première station de ski française, le Mont-Revard. » Par François Fouger. In Situ, revue des patrimoines.
http://insitu.revues.org/1906

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Fig. 35 – Paul-Emile Victor et ses chiens en entraînement au Mont-Revard. Collection privée de l’auteur. Extrait de FOUGER, François. Le chemin de fer à crémaillère Aix-les-Bains/Le Revard. Editions de la Tour, 2000.
« Paul-Emile Victor est venu en 1938. « Il venait avec ses chiens pour rencontrer les gens aisés qui étaient en villégiature. Il cherchait des financements pour ses expéditions. « Même Charcot est venu ici pour trouver des fonds » raconte Christian Bouvard. Il tient avec sa mère, Marie-Antoinette Bouvard et sa tante Anna Grevellec, l’hôtel « le Chalet ». Vestige de la grande époque du Revard, lorsque les têtes couronnées venaient prendre les eaux à Aix-les-Bains, « le Chalet » est le dernier hôtel du plateau, témoin des débuts des sports d’hiver. »

Raqs Media Collective Asamayavali / The Untimely Calendar

Article publié le : lundi 15 décembre 2014. Rédigé par : Liliane

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Raqs Media Collective, Unfamiliar Jataka Tales III. Photographic lenticular print and text story in découpé acrylic, diptych, each 4 x 3 feet.

Communiqué de e-flux:
National Gallery of Modern Art, Jaipur House, India Gate
New Delhi 110001 India
Hours: Tuesday–Sunday 10am–5pm T +91 11 23384640 / +91 11 23382835
18 December 2014–15 February 2015
www.ngmaindia.gov.in

« The NGMA New Delhi is pleased to announce Asamayavali / Untimely Calendar: a proposition by the Raqs Media Collective on the question of how to be with the untimely, and how to survive encounters with time, unscathed.

Untimely Calendar embraces the impressive range of the Collective’s diverse practices to act as a springboard for Raqs’ explorations into the future, even as it offers a recension of their works spanning over a decade. Spread across 3,200 square meters of the NGMA’s Jaipur House Gallery in New Delhi, Untimely Calendar is the largest and most wide ranging exhibition of the Raqs Media Collective’s work till now.

An asamayavali, an un-chronology, is by definition, un-retrospective. What Untimely Calendar offers is an acute way of reading contemporaneity, a working mill of ideas that face the future. Raqs aver that asamaya is both untimely and unlikely time, an unseasonable time. It can also be a time that we wish not to come to pass, or a time of desires and dreams, an imagined time. An asamayavali is an account of a time that is out of sorts; a time that is exciting and sits uneasily on our consciousness. It’s the kind of time that repairs days and nights, cooks the hours, does a bit of gardening of the minutes. It needs other devices—other clocks and calendars—for us to take a measure of its passage.

The Collective’s taste for time grows out of the 20 years of conversation that undergird its practice. Raqs was founded in 1992 in New Delhi, by Jeebesh Bagchi, Shuddhabrata Sengupta and Monica Narula, after they graduated from the AJK Mass Communication and Research Center, Jamia Milia University, while working together on their first, now lost, 16mm film, Half the Night Left, and the Universe to Comprehend.

Over the past two decades Raqs Media Collective has enjoyed playing a plurality of roles, often appearing as artists, occasionally as curators, and sometimes as philosophical agent provocateurs. They create installations, make videos, photographs, print and online works, play with archival traces, make exhibitions and art interventions in public spaces, write essays, enact lecture-performances, engage with pedagogical procedures, edit books, design events, and foster collaborations. They have worked with architects, scholars, coders, writers, designers, translators, performers, artists, curators and theatre directors, and founded processes that have become an influential force in contemporary intellectual and cultural life.

In 2000, Raqs co-founded the Sarai initiative at the Centre for the Study of Developing Societies in Delhi, and the Sarai Reader Series. Raqs’ work has been exhibited widely, including at dOCUMENTA, and the Venice, Istanbul, Taipei, Liverpool, Shanghai, Sydney and Sao Paulo Biennales. They have had solo shows in museums, and educational and independent art spaces, in Boston, Brussels, Madrid, Delhi, Shanghai, London, New York, Toronto, among others. Works by Raqs are part of several contemporary art collections and museums. Raqs curated Rest of Now, Manifesta 7 (Bolzano, 2008), Sarai Reader 09 (Gurgaon, 2012–13) and INSERT2014 (Delhi, 2014).

The exhibition is accompanied by an illustrated publication, With an Untimely Calendar, edited by Shveta Sarda, which interprets, annotates and cross references the works in the exhibition with fragments from Raqs Media Collective’s rich archive of texts, notes, scripts and correspondence. Published by the National Gallery of Modern Art, New Delhi, 146 pages in English.

Exhibition mise-en-scène & montage: Vishal K. Dar
Design, fabrication, video support: Satyabrata Rai, Shamsher Ali, Rajan Singh. »
Liens > http://lantb.net/uebersicht/?p=2666
http://sarai.net

Jacques Clayssen. Démarches

Article publié le : dimanche 14 décembre 2014. Rédigé par : Liliane

http://d-marches.org/author/clayssen/

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Nils Aziolsmanoff. Où en est l’art numérique?

Article publié le : vendredi 12 décembre 2014. Rédigé par : Liliane

http://www.culturemobile.net/point-expert/ou-est-art-numerique

Dan Graham. Works for Magazine Pages. 1966

Article publié le : jeudi 11 décembre 2014. Rédigé par : Liliane

My position (extrait) in BlocNotes*, Programmations, n°15, été 1998, pp.20-21
« J’ai appris qu’une œuvre d’art ne pouvait atteindre ce statut que par la critique et la reproduction dans les magazines. Il semblait que pour être définie comme ayant de la valeur -c’est-à-dire en tant qu’art- une œuvre n’avait à répondre qu’à certains critères : être exposée dans une galerie, être le sujet de critiques et être reproduite dans une revue d’art.
Ainsi, traces écrites et photographiques d’une installation qui n’existait plus, accompagnée d’une quantité d’informations, devenaient le fondement de la célébrité de l’œuvre et, en grande partie, de sa valeur économique.
D’une part, l’objet d’art peut être considéré comme indissociable de l’institution qu’est la galerie ou le musée. Mais d’autre part, on peut l’envisager comme ayant une forme d’indépendance puisque l’objet d’art appartient au cadre culturel général dont le magazine fait partie. Les magazines sont spécialisés et en cela, reflètent diverses catégories sociales et économiques. Tout magazine, même généraliste, s’adresse à un certain marché, vise un public précis dans un domaine précis. Toutes les revues d’art s’adressent à des gens qui évoluent en professionnels dans le monde de l’art d’une manière ou d’une autre. En outre, la revue d’art est financée par les publicités qui, à une ou deux exceptions près, proviennent des galeries qui présentent des expositions. Il s’en suit que, d’une certaine manière, on doit s’occuper des annonceurs puisque leurs expositions doivent faire l’objet d’articles à l’intérieur du magazine. Si bien que l’on garantit ainsi une certaine valeur à ces expositions et à ces œuvres qui peuvent être mises sur le marché en tant qu’art. Le fait est que les ventes ont effectivement lieu et rapportent suffisamment d’argent à la galerie pour donner lieu à plus de publicité dans les revues d’art et alimenter le marché de l’art.
En dernière analyse, les revues d’art dépendent financièrement des galeries d’art de même que l’œuvre exposée dans une galerie dépend de sa reproduction photographique** qui déterminera sa valeur dans les médias. Les magazines créent un lieu, sont un cadre de référence à l’extérieur et à l’intérieur. Les magazines se spécialisent et, en cela, reflètent certaines catégories sociales ou économiques, par exemple, le monde spécialisé de l’art que les artistes nomment « le monde de l’art ». Tout magazine, même généraliste, s’adresse à un certain marché, vise un public précis dans un domaine précis. Sports illustrated s’adresse aux amateurs de sport. L’American Légion s’adresse aux membres de la Légion Américaine. Toutes les revues d’art s’adressent à des gens qui, soit sur le plan professionnel soit en tant qu’institution, évoluent dans le monde de l’art: artistes, marchands, collectionneurs, amateurs, écrivains et rédacteurs, tous y ont un intérêt professionnel. Et la revue vit de la publicité. » 1966


 

Dan Graham, Fun House for Skulptur Projekte, Münster, 1997 et New Design for Showing Videos, 1995, Documenta 1997. © transports-design
post http://www.ednm.fr/leurslumieres/?page_id=2423

* http://www.archivesdelacritiquedart.org/uploads/isadg_complement/fichier/23/Blocnotes.pdf

** Hors magazine (mais possible sur internet), Dan Graham ajoute la vidéo de ses œuvres qu’il fait lui-même et que nous fîmes aussi (ci-dessus):
« Mon travail est très spécifique au site —il s’agit des conditions d’éclairement. La galerie d’art ne peut pas restituer la lumière extérieure. Alors pour modifier cette impression, j’ai consacré beaucoup d’efforts à réaliser et à éditer des bandes-vidéos, qui sont la seule manière de filmer l’œuvre en situation réelle ». «Social spaces», Frieze n°147, mai 2012