Mur végétal en devenir rue Bouvier….

Article publié le : mercredi 22 juillet 2015. Rédigé par : Liliane

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Dispositif plus léger, arachnéen, mais il reste à trouver quelles plantes implanter, passage Bouvier, Paris, 11ème arrondissement

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Photo street view

 

Mur végétal du Passage Thiéré

Article publié le : lundi 20 juillet 2015. Rédigé par : Liliane

Le dispositif, constitué de tuteurs en métal rouge et de câbles, —assez lourd certes mais simple— a le mérite d’exister et d’être installé dans diverses rues du 11e arrondissement. Ici, Le polygonum* fait très bien le job du mur végétal, sans la sophistication de type Quai Branly. Un peu plus loin dans le même passage, les grilles d’un terrain de sport sont aussi végétalisées. Pourquoi pas nous… Ce type de mur pourrait convenir à notre passage Turquetil.

Réponse raisonnable de M.-C. : « Ce dispositif ne me dérange pas. C’est brut, simple et finalement urbain et contemporain. Mais je ne suis pas sûre qu’avec l’étroitesse du passageTurquetil, ces tuyaux vus de face, ne nous bouchent encore plus notre champ visuel (tant qu’ils ne seront pas recouverts de végétation). De toute façon, cela coûtera de l’argent… » À ce propos, qui est le désigner de ces prothèses rouges pour polygonums?

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Les photos du 3 Passage Thiéré, sont des street views, sans chichi non plus, prises en 2014

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Le polygonum, plus luxuriant, sur cette photo prise ce jour.

Note
* le polygonum est une invasive, la plante préférée de Liliana Motta, artiste-botaniste non conformiste et éclairée.

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Liliana Motta dans son jardin Les Hautes Haies à Saint-Paul-le-Gaultier,  Sarthe. (DR)

La 6e biennale d’art contemporain de Moscou

Article publié le : lundi 20 juillet 2015. Rédigé par : Liliane

Bart De Baere, Director of MUHKA, Antwerp; Defne Ayas, Director of Witte de With Center for Contemporary Art, Rotterdam; and Nicolaus Schafhausen, Director of Kunsthalle Wien, Vienna, will
co-curate the 6th Moscow Biennale of Contemporary Art which will take place from September 22
to October 1, 2015 at VDNKh:

« How Gather? Acting in a Center In a City In the Heart of the Island of Eurasia ? »

http://www.6th.moscowbiennale.ru/en/biennale/news/2015/7/030715.html

The curators are not proposing answers; instead they aim to create a situation that addresses the future of humankind, art in its numerous forms and the Eurasian tradition of Russia, all in the setting of the VDNKh, Moscow’s All-Russia Exhibition Centre. A site symbolic of the USSR’s bringing together of traditions, the VDNKh embodies a history of Soviet nationhood as a village of pavilions and fountains. As the curators put it, “Art offers the possibility to gather, the possibility to cease being one, to become two, and perhaps more. It bears the potential to transcend the interpersonal sphere into a veritable soviet.” The potential implied is that of a return to communal, proto-Soviet roots, a search for rapprochement and friendship without loss of individuality.

De Nicole. Le Revard 21°

Article publié le : vendredi 17 juillet 2015. Rédigé par : Liliane

Esthétique pathétique, esthétique du foirage

Article publié le : mardi 14 juillet 2015. Rédigé par : Liliane

Imponderable de Tony Oursler,  2015

Tony Oursler – Imponderable
from LUMA Foundation on Vimeo.

«Imponderable is an extensive research project that investigates the personal collection of American artist Tony Oursler, a remarkable trove of more than 2,500 photographs, publications and unique objects, tracking a social, spiritual and intellectual history dating back to the early 18th century.

The project’s title, Imponderable, suggests the idea of something that cannot be determined with accuracy. Eighteenth-century scientists used the word to describe magnetism, electricity, and other than unquantifiable energies, many of which are represented in Oursler’s archive. The imponderable also suggests an area of open speculation populated by numerous conflicting belief systems. But Oursler is also interested in how even the most incredible ideas can be presented in such a way that they convince the audience of their veracity.

This initial research into these fringe practices of media histories and occult phenomenon led Oursler further into ideas of speculative thought, the boundaries of science, the use of the spectacular, which resonate with contemporary pop culture.

The landscape of the archive covers numerous categories such as: stage magic, thought photography, demonology, cryptozoology, optics, Mesmerism, automatic writing, hypnotism, fairies, cults, pareidolia, the occult, color theory and UFOs. For Oursler, nested and mirrored within this archive is an intriguing family history.

For the LUMA Foundation in Arles, this exhibition investigates new possibilities for archives and artistic production, which is one of its primary concerns. Imponderable translates the original archival materials into the form of a film, an installation and a publication, providing new insight into both the material gathered by the artist over many years and the trajectory of his own work.

The 4D film-based experience explores the conflicting and overlapping belief systems implicit within his grandfather’s engagement with the debunking of paranormal activity, The broader reach of the archival material is presented in a 600-page, fully illustrated publication that makes the archive available to the public for the first time. Alongside a substantial visual catalogue of Oursler’s archive, organized by the artist, this publication gathers a large number of newly commissioned texts by scholars, historians and fellow enthusiasts for material that certainly lies outside the mainstream.»

Retour sur les films de Mike Kelley, si près, si loin de Tony Oursler





Mike Kelley reveals how photographs from yearbooks and newspapers in Detroit served as the inspiration behind the performative project « Day Is Done, » shown installed at Gagosian Gallery.  «The Day is Done, est comme un voyage dans le temps. Une installation composée de peintures, sculptures et photographies qui sont toutes reconstituées à partir de photographies racontant des activités parascolaires présentée dans un yearbook (album de l’année) de lycée, récupéré par Kelley: toute la vie de l’établissement scolaire est scénarisée autour des festivités telles qu’Halloween, Noël… »

Olivier Py. Le Roi Lear

Article publié le : lundi 13 juillet 2015. Rédigé par : Liliane

Le dossier Passage Turquetil. 1. 2.

Article publié le : jeudi 2 juillet 2015. Rédigé par : Liliane

Il y a eu un Dossier Passage Turquetil 1. 1. http://lantb.net/uebersicht/?p=10190. Ce qui suit ci-dessous en est la suite…

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Tract paysagé invitant à notre première rencontre le vendredi 3 juillet, dans la cour du 93 bis, sur le projet Pour un passage Turquetil végétal. (©JeeGee)
En me déplaçant dans le quartier, j’ai trouvé la solution évidente et quasiment instantanée à notre problème, appliquée à l’aménagement de deux passages, Passage Gustave Lepeu et Passage Alexandrine, selon des normes ordinaires de voirie. Photos témoins sur Street View. Nous avons un ami Christian M. qui habite dans l’un de ces passages. Il pourra  nous en dire plus.

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Les deux passages se situent entre la Rue Léon Frot et la rue Émile Lepeu

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L’entrée du Passage Alexandrine avec un panneau officiel indiquant les trois modes de circulation piéton, voiture, vélo, et des marquages au sol. Cela indique aussi le sens de circulation de la rue Lepeu vers la rue Léon Frot.

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Vue dans le passage Alexandrine, avec les deux rangées de pots et jardinières derrière les deux lignes de plots, qui délimitent l’espace central d’une chaussée que se partagent les piétons, les voitures et les vélos. On peut appliquer cette configuration au Passage Turquetil, configuration qui existe déjà dans les faits. Il suffirait de l’officialiser par les panneaux de signalétique ad hoc.  Les trottoirs étroits du Passage Turquetil de part et d’autre de la chaussée actuelle deviendraient simplement les supports de jardinières et de pots, entretenus par les riverains!

Mauvaise nouvelle pour nous: les zones de rencontre impliquent que les piétons doivent pouvoir accéder aux trottoirs fussent-ils étroits! Ce n’est pas vraiment le cas dans ces deux passages: la verdure a envahi les deux bandes longeant les façades…

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Même signalétique à l’entrée du passage Gustave Lepeu, la circulation se fait dans le sens Rue Léon Frot vers la rue Émile Lepeu. Les vélos s’accrochent sur des éléments ad hoc de mobilier urbain installés à la place de certains plots. On pourrait appliquer la même chose passage Turquetil.

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Passage Gustave Lepeu. Même dispositif de jardinières et de pots le long des façades derrière les plots.

 

Lu dans le Libé du week-end

Article publié le : samedi 27 juin 2015. Rédigé par : Liliane

Presque aussi intéressant que le Sunday Times fin des années 60.
1.
Art

1.1.
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Brian Calvin, Group Smoke (Courtesy Brian Calvi et Anton Kern Gallery, New York.)
mot-clé : place du spectateur

Judicaël Lavrador. «Brian Calvin, mission impossible» :

«Cheveux longs et raides, serrées les unes contre les autres, faisant corps et écran, à tel point qu’elles empêchent le regard de se faufiler vers la moindre perspective, les trois filles de Group Smoke semblent moyennement heureuses de vous voir. Ça commence mal. On dirait qu’on les gêne, alors qu’on est venu ici pour elles et leurs consorts, tous personnages de Brian Calvin à qui le centre d’art contemporain le Consortium à Dijon consacre une rétrospective pas exhaustive, mais assez peuplée.
En peinture, ce renoncement du modèle à se livrer, trop occupé qu’il est à lire, à rêvasser ou à cloper pour qu’il daigne vous prendre en ligne de compte, sinon en ligne de mire, a déjà été pensé par l’historien de l’art Michael Fried. «Il faut, écrivait-il dans la Place du spectateur, que l’artiste cherche un moyen de neutraliser, voire de nier la présence du spectateur, pour que puisse s’établir cette fiction qu’en face du tableau, il n’y a personne.» Le sujet dépeint «absorbé» dans ses pensées n’est plus sur la toile pour se pavaner, et le genre du portrait répond à une autre fonction que la présentation posée et sociale du modèle. Qui de toute façon, chez Brian Calvin, n’a jamais d’existence de chair et d’os : ces gens ne sont que sous son pinceau. Il ne les a même pas portraiturés d’après des photos trouvées ici ou là, comme nombre de ses contemporains peuvent choisir de le faire.»
Brian Calvin : «Je ne travaille pas vraiment d’après photos, rappelle Brian Calvin. Toutefois je me sers de mon iPhone pour documenter la progression du tableau. Et si je n’aime pas la manière dont il a avancé, je vais regarder les images pour penser à une nouvelle façon de procéder.» *

* On pourrait dire : « la méthode expérimentale implique de tâtonner, de procéder par essais successifs, de voir ce que ça donne. J’aime l’empirisme. Je refais plusieurs fois les choses. On ne dit pas : je serai plus inspiré demain. Non, on tire les leçons. »

1.2

Kool A.D. – Hickory (Official Music Video)
from Youth Experimental Studio on Vimeo.

Kool A.D, Hickory, avec en featuring Talib Kweli et Boots Riley est un clip constitué de 24 aquarelles par seconde, fignolées par le collectif d’art péruvien Youth Experimental Studio. Mot-clé : aquarelle, clip

2.
Littérature Essais

2.1.
whitehead
Whitehead, vers 1925. (Photo by Hulton Archive/Getty Images)
Didier Debaise L’Appât des possibles, reprise de Whitehead, Les presses du réel «Intercessions», 164 pp., 15 €.

Ali Benmakhlouf. «Place au conditionnel». Mots-clé : possible, bifurcation

«Le titre s’apparente à la description d’une chasse ou d’une séduction. Il s’agit pourtant d’une métaphysique sous contrôle de la logique. L’Appât des possibles, ce sont des préhensions, des captures qui se mesurent non seulement à ce qui a été de fait choisi, proposé et sélectionné, mais aussi à ce qui est écarté, exclu. La bataille de Waterloo aurait pu ne pas avoir lieu et ce conditionnel est inscrit dans son indicatif.
Whitehead est un épistémologue tout autant qu’un métaphysicien. Didier Debaise montre dans cet ouvrage d’une limpidité cristalline comment ce philosophe de la première moitié du XXe siècle a refusé la «bifurcation de la nature», qui n’est pas un simple dualisme matière/esprit, mais cette distinction élaborée par la philosophie classique – John Locke notamment – entre qualités primaires des corps (nombre, mouvement, étendue) et qualité secondes (goût, couleurs, sons). Elargir le concept d’expérience, c’est éviter non pas tant les abstractions scientifiques qui donnent lieu à ces distinctions et qui ont eu un rôle majeur dans la constitution de la science moderne, que la «réification de ces abstractions». L’abstraction scientifique ne saurait rejoindre la synthèse de la nature, elle n’est que l’outil pour aborder celle-ci. La matière ne saurait se réduire par conséquent, dans sa «réalité», à sa localisation spatio-temporelle, à moins de devenir un «concret mal placé».
Cet ouvrage aurait pu s’intituler «philosophie de l’importance», car si les sentirs («feelings») sont des préhensions qui contractent, chacun dans sa singularité, l’univers passé dans son entièreté —là est la thèse métaphysique forte de Whitehead—, ils sont aussi caractérisés par leur intensité, par l’importance qui les fait exister au-delà d’eux-mêmes : telle découverte scientifique, telle bataille, tel choix sont non pas tant des «intérêts» que des importances, ces «traces de tous les possibles qui accompagnent un sentir», et qui à l’échelle de l’individu humain font partie des choix décisifs qui configurent une existence.»

2.2.
serres
Michel Serres. Le gaucher boiteux, Le Pommier, 280 pp., 22 €

Article de Robert Maggiori. «Michel Serres annonce un âge doux» :

«Voici le 60e livre de Michel Serres, qui, d’une certaine manière, les «contient» tous, comme la goutte d’eau contient tout l’étang. Une œuvre complexe, qui culmine avec la série des Hermès, qui irradie tous les champs du savoir, et que l’académicien, à partir peut-être des Cinq sens, a voulu rendre de plus en plus accessible, en la dépouillant de tout sabir technique et de tout appareil critique savant. Son coup de maître, en ce sens, est la Petite Poucette qui – s’appuyant sur ce geste quotidien des doigts qui écrivent à mille à l’heure sur le portable – décrit le sens de la révolution numérique. Le Gaucher boiteux connaît le même succès – sans doute parce qu’en une langue fastueuse et sensuelle, imbibée de toutes les sonorités de la nature, Serres continue d’y dire comment va le monde et comment la pensée doit le penser.

1 Faire le «grand récit de l’univers», c’est osé !

Pas tant que cela, si on réalise que quatre grandes règles régissent tout ce qui est. Bactérie, champignon, baleine, séquoia : il n’y a pas de vivant dont on ne puisse dire qu’il n’émet pas d’information, n’en reçoit, n’en stocke ni ne la traite. Mais il en va de même pour ce qui n’est pas biologique : cristal, roche, étoile… Et pour ce qui est humain : individu, famille, ferme, village, métropole… Or penser, c’est également recevoir, émettre, stocker, traiter de l’information… Et si la pensée n’est pas la répétition mais l’invention, il n’est pas impossible, suivant les mêmes règles que tout ce qui existe, qu’elle puisse saisir les nouveautés de l’Univers, l’évolution du monde, avec ses ramifications, ses bifurcations…

2 C’est le rôle du concept que de «saisir», non ?

Mais il ne s’agit pas de concept, si on entend par là la froide élaboration de l’esprit. Le concept, c’est la main, avec ses doigts gourds ou agiles, le nez, le corps tout entier, dans le concept il y a du sang, de la sueur, de la terre, du sel, l’eau des rivières, la neige des montagnes, les loups et les hiboux… Chaque espèce réussit l’adaptation à son milieu, en joue et en devient maîtresse, chaque espèce «connaît son monde». Pour connaître le nôtre, il nous faut voler comme l’aigle, travailler le bois comme le castor, enseigner avec autant de finesse qu’un loup, briller comme une étoile… La voile avance en jouant avec le vent contraire : eh bien la pensée humaine doit de la même façon «épouser» le flux vivant ou le «potentiel cosmique», vivre en lui, habiter en lui, s’informer de son information, agir avec lui…

3 Nous serions entrés dans une nouvelle ère ?

Oui : l’âge doux. Se déroule sous nos yeux une nouvelle révolution technique, aussi industrieuse, mais décrochée des sciences qui conditionnaient les précédentes, la physique, la thermodynamique, et amarrée aux sciences de la vie et de la Terre, et à l’information. Tout en sera changé, la vision du monde, le souci des choses, les pratiques, le droit, la politique, la morale, et notre être-au-monde lui-même. La pensée devra se faire «douce», elle aussi.»

Kenneth Goldsmith. Theory

Article publié le : jeudi 25 juin 2015. Rédigé par : Liliane
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Freud’s Couch

Article publié le : vendredi 19 juin 2015. Rédigé par : Liliane

http://99percentinvisible.org/episode/freuds-couch/

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