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Archives décembre, 2014

Nils Aziolsmanoff. Où en est l’art numérique?

Article publié le : vendredi 12 décembre 2014. Rédigé par : Liliane

http://www.culturemobile.net/point-expert/ou-est-art-numerique

Dan Graham. Works for Magazine Pages. 1966

Article publié le : jeudi 11 décembre 2014. Rédigé par : Liliane

My position (extrait) in BlocNotes*, Programmations, n°15, été 1998, pp.20-21
« J’ai appris qu’une œuvre d’art ne pouvait atteindre ce statut que par la critique et la reproduction dans les magazines. Il semblait que pour être définie comme ayant de la valeur -c’est-à-dire en tant qu’art- une œuvre n’avait à répondre qu’à certains critères : être exposée dans une galerie, être le sujet de critiques et être reproduite dans une revue d’art.
Ainsi, traces écrites et photographiques d’une installation qui n’existait plus, accompagnée d’une quantité d’informations, devenaient le fondement de la célébrité de l’œuvre et, en grande partie, de sa valeur économique.
D’une part, l’objet d’art peut être considéré comme indissociable de l’institution qu’est la galerie ou le musée. Mais d’autre part, on peut l’envisager comme ayant une forme d’indépendance puisque l’objet d’art appartient au cadre culturel général dont le magazine fait partie. Les magazines sont spécialisés et en cela, reflètent diverses catégories sociales et économiques. Tout magazine, même généraliste, s’adresse à un certain marché, vise un public précis dans un domaine précis. Toutes les revues d’art s’adressent à des gens qui évoluent en professionnels dans le monde de l’art d’une manière ou d’une autre. En outre, la revue d’art est financée par les publicités qui, à une ou deux exceptions près, proviennent des galeries qui présentent des expositions. Il s’en suit que, d’une certaine manière, on doit s’occuper des annonceurs puisque leurs expositions doivent faire l’objet d’articles à l’intérieur du magazine. Si bien que l’on garantit ainsi une certaine valeur à ces expositions et à ces œuvres qui peuvent être mises sur le marché en tant qu’art. Le fait est que les ventes ont effectivement lieu et rapportent suffisamment d’argent à la galerie pour donner lieu à plus de publicité dans les revues d’art et alimenter le marché de l’art.
En dernière analyse, les revues d’art dépendent financièrement des galeries d’art de même que l’œuvre exposée dans une galerie dépend de sa reproduction photographique** qui déterminera sa valeur dans les médias. Les magazines créent un lieu, sont un cadre de référence à l’extérieur et à l’intérieur. Les magazines se spécialisent et, en cela, reflètent certaines catégories sociales ou économiques, par exemple, le monde spécialisé de l’art que les artistes nomment « le monde de l’art ». Tout magazine, même généraliste, s’adresse à un certain marché, vise un public précis dans un domaine précis. Sports illustrated s’adresse aux amateurs de sport. L’American Légion s’adresse aux membres de la Légion Américaine. Toutes les revues d’art s’adressent à des gens qui, soit sur le plan professionnel soit en tant qu’institution, évoluent dans le monde de l’art: artistes, marchands, collectionneurs, amateurs, écrivains et rédacteurs, tous y ont un intérêt professionnel. Et la revue vit de la publicité. » 1966


 

Dan Graham, Fun House for Skulptur Projekte, Münster, 1997 et New Design for Showing Videos, 1995, Documenta 1997. © transports-design
post http://www.ednm.fr/leurslumieres/?page_id=2423

* http://www.archivesdelacritiquedart.org/uploads/isadg_complement/fichier/23/Blocnotes.pdf

** Hors magazine (mais possible sur internet), Dan Graham ajoute la vidéo de ses œuvres qu’il fait lui-même et que nous fîmes aussi (ci-dessus):
« Mon travail est très spécifique au site —il s’agit des conditions d’éclairement. La galerie d’art ne peut pas restituer la lumière extérieure. Alors pour modifier cette impression, j’ai consacré beaucoup d’efforts à réaliser et à éditer des bandes-vidéos, qui sont la seule manière de filmer l’œuvre en situation réelle ». «Social spaces», Frieze n°147, mai 2012

Berlin. Friends with books

Article publié le : jeudi 11 décembre 2014. Rédigé par : Liliane

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http://www.friendswithbooks.org/pages/Are%20You_Friends%20with%20Books.html

« e-flux journal issue 60 out now, and The Internet Does Not Exist* at Friends with Books: Art Book Fair Berlin
Join us at the Friends with Books: Art Book Fair Berlin for a series of lectures and discussions with Metahaven, Julieta Aranda and Ana Teixeira Pinto, Hito Steyerl, and Diedrich Diederichsen in anticipation of the next installment in the e-flux journal reader series, coming soon from Sternberg Press. »

Sunday, December 14, 2014, 3–5pm
Friends with Books: Art Book Fair Berlin: Table J1
Café Moskau
Karl-Marx-Allee 34

* sunday 14th
15:00 h/16:00 h
Join e-flux journal for a mini-symposium with Julieta Aranda and Ana
Teixeira Pinto, Diedrich Diederichsen, Metahaven, Hito Steyerl, and others in anticipation of e-flux journal’s forthcoming reader, The Internet Does Not Exist (Sternberg Press, 2015)

« The internet doesn’t exist. We thought it was made of wires and black boxes because that’s what computers used to look like. It’s no longer inside a browser window or floating on a cloud. It has no material base. The internet already dissolved into us, into a heap of effects and affects. In warped identity recognition, bling memory, loving solidarities and nasty breakups, secrecy and ad-hoc informalism, do-gooder corruption,
algorithms converting light and exuberance into capital and back. » Presented by e-flux journal.

« L’Internet n’existe pas. Nous avons pensé qu’il était fait de fils et de boîtes noires parce que c’est ce à quoi les ordinateurs ressemblent. Il n’est plus dans une fenêtre de navigateur ou flottant sur un nuage. Il n’a aucune base matérielle. L’Internet est déjà dissous en nous, en un tas d’effets et d’affects. En reconnaissance d’identité faussée, (mensongère), en mémoires USB flashy, (Google: voir Bling memory), en solidarités amoureuses et en ruptures cruelles, en informalité de façade, en bigoteries hypocrites, en algorithmes qui transforment la lumière et l’enthousiasme en capital et inversement. »
Présenté par e-flux Journal.

Laboratoire Espace Cerveau

Article publié le : mardi 2 décembre 2014. Rédigé par : Liliane

http://i-ac.eu/laboratoireespacecerveau/index.php?/presentation/
«Plutôt que d’envisager les relations du cerveau à l’espace, ce Laboratoire entend prendre appui sur l’espace même. D’une part comme possible synonyme du fait artistique, d’autre part comme extension de l’œil, du cerveau et du corps. McLuhan* évoquait cette extension au niveau planétaire, « c’est son système nerveux central lui-même que l’homme jette comme un filet sur l’ensemble du globe dont il fait ici un immense cerveau vivant ». Pourquoi ne pas imaginer à présent le cosmos comme un cerveau ? L’art pourrait constituer un mode opératoire, intuitif et mobile, susceptible de relier recherches neuroscientifiques et physiques-astrophysiques.»
*McLuhan en 1964, commenté par Arnauld Pierre, « L’œil multiplié », catalogue de l’exposition L’œil moteur. Art optique et cinétique 1950-1975, Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg, 2005.

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Gianni Colombo, Spazio elastico, 1967
Elastique fluorescent, moteur électrique, lumière noire. Archivio Gianni Colombo, Milan. © Blaise Adilon

Berlin. Efficient City Farming

Article publié le : lundi 1 décembre 2014. Rédigé par : Liliane

in Adrien Godet. A la ville comme à la ferme in Libération du 1er décembre.

«La ferme du XXIe siècle sera citadine ou ne sera pas. C’est en tout cas la vision partagée par Nicolas Leschke et Christian Echternacht. En 2012, ces deux entrepreneurs berlinois se lancent dans le projet un peu fou de construire la plus grande ferme aquaponique à usage commercial au monde. «Cette méthode garantit la culture de végétaux en symbiose avec l’élevage de poisson. C’est pour nous le futur de la production alimentaire», s’enthousiasme Nicolas Leschke, l’un des fondateurs d’ECF (Eco Friendly) Farmsystems. Un pari inédit en passe d’être gagné alors que l’établissement de 1 800 m² doit ouvrir ses portes en février dans le sud de la capitale allemande, entre un axe routier et des grands magasins.

Objectif pour ces deux pionniers : produire chaque année 30 tonnes de poissons et 35 tonnes de légumes. Depuis des mois, un container maritime leur sert de prototype. Une cuve pour l’élevage de poissons en eau douce est installée au rez-de-chaussée. Une fois filtrée, la même eau est réutilisée à l’étage pour la culture de près de 400 variétés de légumes. Un système fermé qui permet d’économiser jusqu’à 95% d’eau par rapport à l’agriculture traditionnelle. Mieux, les sécrétions des poissons servent d’engrais aux légumes. Plus besoin de pesticides ou d’engrais chimiques. «On diminue aussi sensiblement le bilan carbone en supprimant le transport des produits et la chaîne du froid», ajoute Nicolas Leschke. Des arguments qui semblent avoir déjà convaincu des visiteurs berlinois particulièrement sensibles à l’écologie et attentifs à l’origine des produits qui terminent dans leur assiette.

«On sera toujours plus cher que le supermarché discount. Le poisson coûtera par exemple 15 euros au kilo. Mais pour du poisson frais, élevé à Berlin, c’est tout à fait honnête», estime l’entrepreneur. Cette nouvelle révolution agricole répond aussi à l’urgence de la situation écoclimatique. Selon les Nations unies, 17% à 35% des émissions en CO2 sont dues aux activités agricoles qui consomment à elles seules 70% de l’eau douce disponible.

Dans le même temps, la population des villes ne cesse d’augmenter. Malgré les contraintes de place, il faut donc produire au plus près du consommateur. «Même à Londres ou Paris, on peut intégrer de tels systèmes, par exemple sur les toits des bâtiments, en réutilisant la chaleur qu’ils produisent, ou sur les parkings de supermarchés», détaille le gérant d’ECF Farmsystems, ajoutant qu’une surface minimum de 1 000 m² serait nécessaire pour rendre le projet rentable.

Déjà récompensée par deux oscars en 2013 lors de la cérémonie internationale des start-up Cleantech Open aux Etats-Unis, l’entreprise berlinoise ambitionne maintenant de diffuser son concept dans le reste de l’Allemagne et dans le monde entier. Des producteurs dans l’alimentaire, des restaurateurs ou des exploitants de centrales solaires originaires de France, de Turquie et même d’Afrique du Sud ont déjà frappé à la porte. Les deux entrepreneurs n’en diront pas plus, ils préfèrent attendre l’ouverture du premier établissement à Berlin. Mais ils le savent déjà, l’agriculture urbaine a de beaux jours devant elle.»

http://www.ecf-farmsystems.com/en/ecf-containerfarm/

Antoinette Rouvroy. La « gouvernementalité algorithmique »

Article publié le : lundi 1 décembre 2014. Rédigé par : Liliane

Antoinette Rouvroy, juriste et foucaldienne. Promotrice du projet PDR FRESH (FNRS) Mise en nombres du réel et gouvernementalités contemporaines: la gouvernementalité algorithmique. (2013-2017)
Biographie > http://directory.unamur.be/staff/arouvroy
Sa conférence à l’IRI, avec Stiegler sur ce thème de la gouvernementalité algorithmique…
http://ldt.iri.centrepompidou.fr/ldtplatform/ldt/front/player/84e57556-4eea-11e4-aa0f-00145ea4a2be/
Lien> http://www.algov.be/