11 septembre. Remember Zied Benna et Bouna Traoré


Jean-Pierre Mignard avocat des familles de Zied Benna et Bouna Traoré regrette vivement la demande de non-lieu pour les policiers mis en cause dans la mort des deux jeunes en octobre 2005, dans un site EDF à Clichy-sous-Bois.


Europa 2005, cinétract de Jean-Marie Straub et Danielle Huillet  (2006). Le 27 octobre 2005 à Clichy-sous-Bois, trois jeunes garçons affolés, poursuivis par la police, se réfugient dans le périmètre interdit d’un transformateur électrique.
Deux vont mourir, brûlés vifs, Bouna et Zyed.

Nous sommes tous des artistes contemporains…

[audio:http://lantb.net/uebersicht/wp-mp3/DonDeLillo.mp3]
Don DeLillo reçu par Laurent Goumarre, Le Rendez-vous, France Culture, 27 décembre 2010

Mathieu Lindon a lu Point Oméga, Don DeLillo, (Libération 2 septembre 2010)
«Nous sommes tous des artistes contemporains. C’est une sorte d’au-delà du postmodernisme que propose Point Oméga, le dernier et bref roman de Don DeLillo […] Un jeune cinéaste veut faire un film sur un intellectuel que le gouvernement Busch a recruté pour l’aider dans la conception de la guerre en Irak, puis que les républicains ont lâché parce qu’il ne faisait plus l’affaire. Le jeune cinéaste veut qu’il raconte face à une caméra en plan fixe, devant un mur. « Une conversation sur un lit de mort Voilà ce que vous voulez la fatuité, la vanité de l’intellectuel […] Vous voulez filmer un homme qui s’effondre », dit le vieil homme au jeune sans avoir encore accepté ou refusé la proposition. Si le cinéaste s’intéresse tant à l’intellectuel, c’est que cet Elster a écrit un article intitulé « Redditions », dont la première phrase était « Un gouvernement est une entreprise criminelle ». « La vraie vie n’est pas réductible à des mots prononcés ou écrits, par personne, jamais. La vraie vie a lieu quand nous sommes seuls, à penser, à ressentir, perdus dans les souvenirs, rêveusement conscients de nous-mêmes, des moment infinitésimaux » estime Elster à l’ouverture du premier chapitre. Nous sommes tous des artistes contemporains et vivre sa vie réclame un talent qui n’est pas donné à tout le monde.
Mais avant le premier chapitre, il y en a un autre, intitulé « Anonymat » et un chapitre « Anonymat 2 », situé le lendemain dans le même lieu, clôt le livre. Ce lieu est le Museum of Modern Art de New York. Dans une salle obscure, sur un écran de trois mètres sur cinq, est diffusé le film Psychose d’Hitchcock, en une projection tellement ralentie qu’elle dure 24 heures. Don DeLillo précise dans une note finale que 24 Hour Psycho, œuvre vidéo de Douglas Gordon, fut installé au Moma l’été 2006. C’est comme si chaque image, chaque mouvement devenait indépendant des autres. « C’était comme les briques d’un mur, qu’on peut dénombrer distinctement, pas comme le vol d’une flèche ou d’un oiseau. Là encore, ce n’était ni semblable à autre chose, ni différent. » Comment attraper la réalité à travers Psychose? « Tout le monde se rappelle le nom du tueur, Norman Bates, mais personne ne se souvient du nom de la victime. Antony Perkins est Norman Bates, Janet Leigh est Janet Leigh. » Des spectateurs passent durant la projection, qu’on retrouvera. « Lumière et son, totalité sans paroles, la suggestion au-delà du film, l’étrange réalité criante qui respire et mange là-bas, cette chose qui n’est pas du cinéma. » Cette littérature qui ne serait pas de la littérature à laquelle aspire Don DeLillo.
L’intrigue du roman se déroule dans la maison d’Elster, en plein désert américain, dans un huis clos pas si clos où le jeune cinéaste et le vieil universitaire sont vite rejoints par la fille du propriétaire. De qui est-il question? De l’Irak, de la guerre, mais aussi du temps qui passe ou pas, du « temps pur », et de la « terreur habituelle ». Et de l’art, du cinéma, de la littérature. « Pour Elster, le coucher du soleil était une invention humaine, l’arrangement perceptuel auquel nous procédions pour que la lumière et l’espace se muent en éléments d’émerveillement. » Elster pour qui le verbatim des mots qu’il prononce dans son sommeil en dirait plus long sur lui que la plus longue biographie et serait « littérature ». Elster, cet « outsider privilégié » qui a « échangé la « Division des opérations spéciales » du Pentagone « contre de l’espace et du temps. Deux choses qu’il semblait absorber par tous les pores ». Tandis que Jessie, la fille, aime les vieux films à la télévision, y « guette le moment où un homme va allumer la cigarette d’une femme ». « On dirait qu’ils ne font que ça, dans les vieux films, les hommes et les femmes. »
Enfant, Jessie avait une particularité que raconte son père, « elle remuait un peu les lèvres en répétant intérieurement ce que je disais ou ce que sa mère disait. […] Entre le mouvement de ses lèvres et celui des miennes s’opérait une quasi-synchronisation. […] Les yeux fixés sur ma bouche, observant mes lèvres, remuant les siennes. » Et la spectatrice d’un moment de 24 Hour Psycho, à la fin du roman: « Je lisais ce que disaient les gens sur leurs lèvres, dit-elle. Je guettais leurs lèvres et je savais ce qu’ils disaient avant qu’ils l’aient dit. Je n’écoutais pas, je regardais seulement. C’était ça le truc. Je pouvais bloquer le son à volonté, pendant qu’ils disaient ce qu’ils disaient. » Le truc, c’est aussi de trouver « le point oméga », notion héritée de Teilhard de Chardin et qui est un « paroxysme », un « bond hors de notre biologie ». Il s’agit de révolutionner la communication, entre les êtres mais pas seulement. « Puis nous partîmes faire le plein en ville, et nous fûmes bientôt en route parmi les zones de faille et entre des amoncellements de rochers tourmentés, l’histoire qui défile par la vitre, les montagnes qui se forment, les mers qui reculent. »» Mathieu Lindon


Don DeLillo••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••Mathieu Lindon

L’art et la parole : rhétorique de la commande

L’art et la parole : rhétorique de la commande, conférence de Bruno Latour, François Hers et Xavier Douroux. 6 mai 2010, Centre Pompidou.
«Il existe une demande d’art mais informulée, ou inarticulée. De l’autre, il existe une offre d’art mais organisée par le seul marché. Est-il possible de trouver une autre manière de lier les créateurs et les amateurs ? L’artiste François Hers a inventé, grâce au soutien de la Fondation de France, un dispositif original pour articuler une demande d’art et pour composer des œuvres originales à partir d’une autre conception de l’offre. Ce dispositif dit « des Nouveaux commanditaires » repose sur l’invention d’une fonction à part entière, celle du « médiateur » chargé de construire, par un lent processus d’expérimentation, un nouveau rapport à l’œuvre. A partir de cette expérience, Bruno Latour, François Hers et Xavier Douroux, directeur du Centre d’art contemporain Le Consortium à Dijon, interrogent la rhétorique de la demande d’art. Comment rétablir le dialogue, faire le lien entre l’offre et la demande hors de sa seule définition marchande ou de la seule autonomie de l’artiste ?»
Nos amis du French Artouch joue sur ce terrain, sur une page de blog très brève: http://french-artouch.blogspot.com, un site en construction http://www.french-artouch.com/epages/box4488.sf.
«French Artouch est un concept de galerie virtuelle qui relie directement la jeune création française avec le marché de l’art via notre site internet et un réseau de connaissance. Mission: Nous travaillons avec une palette d’artistes très diversifiée tant par leurs univers que par leurs techniques. Leur point commun est qu’ils sont de jeunes artistes,exerçant ou ayant exercés leur art au sein des plus prestigieuses écoles française telles que l’école des Beaux-Arts, les Gobelins, les Arts Décoratifs, l’école Estienne et bien d’autres. L’objectif est de faire connaître ces artistes en leur offrant la chance d’être référencés sur un site de qualité, de bénéficier de notre réseau et de notre expérience dans ce milieu très difficile d’accès. Notre but est également de promouvoir la jeune création française et de l’exporter avec un site internet international traduit en 4 langues, le français, l’anglais, l’allemand et l’espagnol. Ainsi nous leur offrons une réelle rampe de lancement.» + , + un lieu physique d’exposition, la Galerie 1161, 53 quai des grands Augustins – 75006 Paris.
Plus noble, à suivre à la rentrée, le lancement de l’Ecole des arts politiques de Sciences Po (SPEAP) par Bruno Latour. Présentation au Centre Pompidou qui soutient l’initiative le 1er juillet 2010 :
« Les arts et la politique ne sont trop souvent reliés que par l’art officiel de sinistre mémoire, la commande publique, ou, plus savamment, par l’explication que l’on donne parfois des œuvres d’art en terme de « pouvoir » et de « contexte social ». Or, il existe bien d’autres liens possibles entre la liberté que donne les œuvres et la liberté que recherche toujours, obstinément, la politique. Ces liens multiformes on les rencontre dès que l’on suit comment des citoyens, des élus, des activistes, des experts parviennent à briser les formes usuelles de représentation pour formuler à nouveau les problèmes, les affaires, les conflits qui les rassemblent et qui les divisent. La « chose publique » ne peut se composer qu’à la condition d’avoir assez de gens capables d’articuler les enjeux, de les représenter et de les composer à nouveaux frais. Les arts, les sciences, les politiques sont affaires d’articulation. Sans les artistes, nous resterions inarticulés. Sans les politiques, nous serions incapables d’articuler nos positions et d’en changer. Sans l’articulation du monde par les sciences, le monde resterait muet. »
Premiers éléments sur le site de Béton Salon http://www.betonsalon.net/spip.php?article225 et sur le blog de Richard Descoings http://www.richard-descoings.net/2010/07/05/lancement-du-speap-sciences-po-ecole-des-arts-politiques!

Elégies

Elégies
«Doux souvenirs de ce qui a existé, que l’on voudrait faire revenir et qui ne reviendra jamais.» Voir la série de films-essais Elégies d’Alexandre Sokourov (1988-). Le choix délicat des photos de famille anciennes reproduites dans ce blog relève de cette notion.


J.-L. 18 mai 1970 (photomaton)

Tourisme et culture

Les mots mêmes d’un leitmotiv old style résonnent dans cet intitulé de Master: Cultural Tourism, vraiment d’actualité.
http://www.tourism-culture.com/teaching.html

«Tout déplacement sur une surface plane qui n’est
Pas dicté par une nécessité physique est une forme
Spatiale d’affirmation de soi qu’il s’agisse de bâtir
Un empire ou de faire du tourisme.» (in Film Socialisme. Jean-Luc Godard)

Jacques Rancière. Le partage du sensible.

Le partage du sensible sous-titré esthétique et politique. Concept séduisant. Quel est-il? Ce petit livre un peu ancien (paru en 2000) est à lire en détail pour en apprendre les expressions qui le déclinent et qu’en restera-t-il pour nous?  Comment on passe du politique au sensible, à la notion de politisation du sensible, qui pourrait être la clef du devenir de l’art actuel. L’art dit contemporain s’en approche parfois, mais on tablera plutôt sur ce qu’on dit art des nouveaux médias, explosés dans tous les supports médiatiques ambiants (un liquide amniotique comme a dit Christian Bernard). Ce qui suit est issu d’une prise de notes, fragmentée, sur un cahier Muji au stylo uniball/Signo, 0,38.
«Le partage du sensible, c’est ce système d’évidences sensibles, qui donne à voir en même temps l’existence d’un commun et les découpages qui y définissent les places et les parts respectives. […] Le citoyen, dit Aristote, est celui qui a part au fait de gouverner et d’être gouverné. Les artisans, dit Platon, ne peuvent s’occuper des choses communes parce qu’ils n’ont pas le temps de se consacrer à autre chose que leur propre travail.
Le partage du sensible fixe donc en même temps un commun partagé et des parts exclusives. Cette répartition des parts et des places se fonde sur un partage des espaces, des temps et des formes d’activité qui détermine la manière même dont un commun se prête à participation et dont les uns et les autres ont part à ce partage.
[page 13] Le partage du sensible fait voir qui peut avoir part au commun en fonction de ce qu’il fait, du temps et de l’espace dans lesquels s’exerce cette activité. Avoir telle ou telle ‘occupation’ définit ainsi les compétences ou les incompétences du commun. Cela définit le fait d’être ou non visible dans un espace commun doué d’une parole commune etc. […] Il y a à la base une esthétique […] pas ‘l’esthétisation’ de la politique propre à l’âge des masses (Benjamin) mais au sens kantien ‘comme le système de formes a priori déterminant ce qui se donne à ressentir’, un découpage des temps et des espaces, du visible et de l’invisible, de la parole et du bruit, qui définit à la fois le lieu et l’enjeu de la politique comme une forme d’expérience.
La politique porte sur ce qu’on voit et ce qu’on peut en dire, sur qui a la compétence pour voir ou la qualité pour dire, sur la propriété des espaces et les possibles du temps.
C’est à partir de cette esthétique première qu’on peut poser les questions des
pratiques esthétiques [définies] comme les formes de visibilité des pratiques de l’art, du lieu qu’elles occupent, de ce qu’elles ‘font’ au regard du commun. [‘ça le fait’ dit-on vulgairement]
les pratiques artistiques sont [elles] des ‘manières de faire’ qui interviennent dans la distribution générale des manières de faire et dans leurs rapports avec des manières d’être et des formes de visibilité.

Jean François de Troy. La lecture de Molière


La lecture de Molière, Jean François de Troy,* vers 1728, Oil on canvas, 72.4 x 90.8 cm; Collection late Marchioness of Cholmondeley, Houghton. Les salons littéraires parisiens. On est dans la thématique de l’article d’Anne Querrien «Affleurements de la subjectivité rebelle» (ci-dessus-dessus).

Anne Querrien «Affleurements de la subjectivité rebelle», paru dans Multitudes, n°39, 4, 2009 >
«L’auteur de cet article a choisi de croiser une reprise de la question de l’espace public d’Habermas à Negt, avec une réflexion sur une pratique nouant expérience de vie (de cité) et et quête du vivre ensemble. Pour cela, elle déambule entre période révolutionnaire et mode de vie urbain, l’angle de vue est ainsi d’une grande proximité avec la pensée de Negt.» http://www.cairn.info/revue-multitudes-2009-4-page-212.htm
< version pdf
* citation extraite du texte:

«La notion de maître ou de maîtresse de maison, d’activation de la mise en espace public, est fondamentale, car le rassemblement d’hétérogénéités est au mieux indifférence mais le plus souvent conflit ouvert, voire violent, dès lors que la situation n’est pas instituée, mise en perspective, formée. Habermas l’explique très bien dans le cas de l’espace public bourgeois naissant en France au XVIIIe siècle. Dans l’espace public au sens classique du terme, l’espace non privé, visible de tous, le frayage commun entre personnes de l’aristocratie ou du clergé avec des personnes du Tiers État était interdit par le roi. Ce n’est que dans des espaces privés, chez quelqu’un invitant nominativement ses amis, que cet interdit royal de fréquentation pouvait être levé. L’espace public bourgeois prérévolutionnaire, la fusion des trois ordres en un seul corps constituant, ne pouvait être anticipé, rendu visible, concret, qu’en privé, dans un salon. Ce salon était en général tenu par une femme, qui en avait d’autant plus la capacité qu’elle n’était pas pensée par ces Messieurs comme pouvant être citoyenne. Cette capacité féminine est fondée sur des compétences tout à fait hétérogènes à ce qui va faire l’objet de l’espace public – la discussion d’œuvres littéraires et politiques – comme l’achat des victuailles et de boissons, l’art de mettre la table, de disposer les fauteuils, bref de tout faire ce qui peut faire advenir quelque chose chez les autres.
Autre élément de l’espace public habermassien bourgeois et prévolutionnaire français : ces personnes des trois ordres qui enfreignent l’interdit royal le font pour venir discuter d’œuvres non encore publiées, à l’état de brouillons, et qui veulent toutes remettre aussi en cause l’ordre existant. Il est proposé d’y apporter à chacun sa petite pierre par des corrections marginales, de participer au grand œuvre intellectuel des Lumières. Les petits fours se chargent de parfums conspirateurs, si comme l’ont dit les Italiens à Bologne en 1977, « Conspirer c’est respirer ensemble ». On conspire, on respire ensemble l’air du commun, à peu de frais, et on valide ceux qui configurent ce commun par leurs écrits. Il s’agit de la constitution d’une subjectivité rebelle, de la production d’un « espace public oppositionnel », qui va être catapulté dans la révolution, dans la transformation des États généraux en Assemblée constituante, et transformer ses membres en aspirants à gouverner. C’est à ce moment du passage à la fonction gouvernementale que s’accroche Habermas : l’espace public aux contours indéfinis, même s’il était limité pratiquement à quelques salons, devient brutalement l’hémicycle de l’Assemblée Nationale, une arène à laquelle ne peuvent participer que des hommes sélectionnés par l’élection et ayant témoigné pour cela d’une fortune et d’une culture certaines. L’espace public bascule dans l’espace de l’homogénéité bourgeoise, quelle que soit la diversité des partis politiques appelés à discuter ensemble.»

Bon anniversaire!


50e anniversaire du rattachement de la Savoie à la France. Au dos de la carte: Le copain Bugnard, Claudius Barbier, La Chambotte, Chindrieux, le «y» indispensable, the best of  the Savoie!


100e anniversaire!
[flv:http://lantb.net/uebersicht/wp-flv/Savoie.flv 480 348] Pour le 150e, un long film (un peu grandiloquent) sur l’histoire de la Maison de Savoie dans l’émission de télé Des Racines et des ailes. Jean Luquet conservateur des archives et du patrimoine de Savoie en introduit l’histoire  puis intervient très bien tout au long de cet extrait du film repris ici: «La Maison de Savoie, [19 comtes, 15 ducs, 8 rois, composée de morceaux de territoires dont les Alpes, des pièces de puzzle à géométrie variable, dispersées, dont l’une est la Sardaigne,] c’est une dynastie qui apparaît au 10e siècle sur les restes de l’empire carolingien et jusqu’en 1860, date du rattachement à la France [des éléments du puzzle qui permettent enfin de dessiner l’hexagone de notre identité territoriale-nationale française toute récente donc], les comtes et les ducs vont régner sur la Savoie pour une raison stratégique précise, c’est qu’ils contrôlent les passages des Alpes et ces passages des Alpes, c’est une des grandes routes de la civilisation européenne entre l’Italie et la France, c’est la route de l’économie, c’est la route de la culture, c’est la route des grands mouvements de population.»

On peut dire que pendant 800 ans, la Savoie a été une TAZ inédite telle que définie par Hakim Bey, (Zone Autonome Temporaire), construite autour d’une barrière géographique Les Alpes convertie en lieu de passage, et égrenée de part et d’autre de cette barrière.
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[flv:http://lantb.net/uebersicht/wp-flv/ThermesAixlesBains.flv 480 348] Bande d’actualité où l’on voit la façade du bâtiment des Thermes Pellegrini avec son arche très Campanus style, son auvent court et sur la courte volée d’escalier d’entrée de laquelle Claude et Claudine vinrent se faire photographier en 1935, http://lantb.net/uebersicht/?p=59, façade  qui n’existe plus, saccagée méchamment dans les années 70 par une restauration bétonneuse désastreuse. Lien