Bergson-Deleuze: chassé-croisé du troisième type

Article du Monde, découpé et conservé entre les pages de l’exemplaire de Mille Plateaux,  fin 1989…

« On a affaire à la durée quand le passé est ramassé [milliards de cercles du virtuel] dans le présent et que l’avenir est toujours nouveau. C’est cette durée qui est la condition de la liberté de choix… une liberté qui réside dans la nouveauté non dans la répétition du passé. »

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Du Bourget-du-Lac au Chatelard = vert toute

« Le chef de l’Etat s’est également rendu à l’Institut national de l’énergie solaire, au Bourget-du-Lac, en Savoie, où il a annoncé le doublement des appels d’offres pour les projets de production d’énergie solaire, puis dans la commune du Châtelard, dans le massif des Bauges, pour y signer la première des 212 conventions « Territoires à énergie positive » mises en place par la loi sur la transition énergétique. « Cette loi est un événement, une chance considérable pour la France, une ligne de conduite pour les vingt prochaines années », répète-t-il. N’en jetez plus. A chaque fois, il s’offre de rapides bains de foule, enchaînant les poignées de mains et les selfies avec les salariés ou les habitants. »

Le Monde du jour

http://www.parcdesbauges.com/fr/actualite/le-president-de-la-republique-a-la-maison-du-parc-83.html#.VmaT6IZPeK0

Cyclamens for ever

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À Isaline, hommage fleuri à Marie-Louise Nantois à qui sa sœur Claudine offrait un micro bouquet de cyclamens le 15 août, prénom oblige (Marie). Cyclamens frais du jour, tradition oblige, cueillis dans une forêt quelque part dans les Bauges par Nicole et Gérard.

 

Rousseau est le philosophe du farniente

«Rousseau est le philosophe du farniente, qui consiste à prendre congé de la réalité elle-même. Le but est de n’avoir aucune activité, de ne penser à rien, mais d’habiter pleinement le présent, sans se dissiper au dehors, ni se sentir écartelé entre souvenirs du passé et appréhension du futur. Le temps devient alors lui-même vacance, une sorte de parenthèse où l’on jouit avec délice du simple fait d’être en vie, sans désir ni crainte. Et «tant que cet état dure, celui qui s’y trouve peut s’appeler heureux» (Rêveries du promeneur solitaire). Bulle existentielle, bonheur amniotique, le farniente n’est rien d’autre que le plaisir d’être tout à soi.» in Philosophie magazine, n°91, été 2015, p. 74

«Quand le soir approchait je descendais des cimes de l’île et j’allais volontiers m’asseoir au bord du lac sur la grève dans quelque asile caché ; là le bruit des vagues et l’agitation de l’eau fixant mes sens et chassant de mon âme toute autre agitation la plongeaient dans une rêverie délicieuse où la nuit me surprenait souvent sans que je m’en fusse aperçu. Le flux et reflux de cette eau, son bruit continu mais renflé par intervalles frappant sans relâche mon oreille et mes yeux, suppléaient aux mouvements internes que la rêverie éteignait en moi et suffisaient pour me faire sentir avec plaisir mon existence sans prendre la peine de penser. De temps à autre naissait quelque faible et courte réflexion sur l’instabilité des choses de ce monde dont la surface des eaux m’offrait l’image : mais bientôt ces impressions légères s’effaçaient dans l’uniformité du mouvement continu qui me berçait, et qui sans aucun concours actif de mon âme ne laissait pas de m’attacher au point qu’appelé par l’heure et par le signal convenu je ne pouvais m’arracher de là sans effort.» Rousseau, Cinquième promenade.

Mur végétal du Passage Thiéré

Le dispositif, constitué de tuteurs en métal rouge et de câbles, —assez lourd certes mais simple— a le mérite d’exister et d’être installé dans diverses rues du 11e arrondissement. Ici, Le polygonum* fait très bien le job du mur végétal, sans la sophistication de type Quai Branly. Un peu plus loin dans le même passage, les grilles d’un terrain de sport sont aussi végétalisées. Pourquoi pas nous… Ce type de mur pourrait convenir à notre passage Turquetil.

Réponse raisonnable de M.-C. : « Ce dispositif ne me dérange pas. C’est brut, simple et finalement urbain et contemporain. Mais je ne suis pas sûre qu’avec l’étroitesse du passageTurquetil, ces tuyaux vus de face, ne nous bouchent encore plus notre champ visuel (tant qu’ils ne seront pas recouverts de végétation). De toute façon, cela coûtera de l’argent… » À ce propos, qui est le désigner de ces prothèses rouges pour polygonums?

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Les photos du 3 Passage Thiéré, sont des street views, sans chichi non plus, prises en 2014

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Le polygonum, plus luxuriant, sur cette photo prise ce jour.

Note
* le polygonum est une invasive, la plante préférée de Liliana Motta, artiste-botaniste non conformiste et éclairée.

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Liliana Motta dans son jardin Les Hautes Haies à Saint-Paul-le-Gaultier,  Sarthe. (DR)

La 6e biennale d’art contemporain de Moscou

Bart De Baere, Director of MUHKA, Antwerp; Defne Ayas, Director of Witte de With Center for Contemporary Art, Rotterdam; and Nicolaus Schafhausen, Director of Kunsthalle Wien, Vienna, will
co-curate the 6th Moscow Biennale of Contemporary Art which will take place from September 22
to October 1, 2015 at VDNKh:

« How Gather? Acting in a Center In a City In the Heart of the Island of Eurasia ? »

http://www.6th.moscowbiennale.ru/en/biennale/news/2015/7/030715.html

The curators are not proposing answers; instead they aim to create a situation that addresses the future of humankind, art in its numerous forms and the Eurasian tradition of Russia, all in the setting of the VDNKh, Moscow’s All-Russia Exhibition Centre. A site symbolic of the USSR’s bringing together of traditions, the VDNKh embodies a history of Soviet nationhood as a village of pavilions and fountains. As the curators put it, “Art offers the possibility to gather, the possibility to cease being one, to become two, and perhaps more. It bears the potential to transcend the interpersonal sphere into a veritable soviet.” The potential implied is that of a return to communal, proto-Soviet roots, a search for rapprochement and friendship without loss of individuality.