Cyriaque d’Ancône & Hartmann Schedel

pour mémoire, Cyriaque d’Ancône
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cyriaque_d%27Anc%C3%B4ne
a été cité par Anthony Grafton, dans sa troisième conférence au Louvre à propos du livre illustré : Hartmann Schedel et son contexte, mais de manière trop rapide.
Le livre > La chronique de Nuremberg > http://www.beloit.edu/nuremberg/inside/about/index.htm

Au vol, à propos de Cyriaque d’Ancône, on comprend que l’origine de la page n’est pas la page en tant que telle, mais le dessin comme saisie précise sur le vif des textes, bas-reliefs ou statues antiques pour en garder la mémoire, —s’ils devaient disparaître—, ce que fit Cyriaque au crayon sur des feuilles volantes avec quelques notes textuelles, c’est ça l’origine de la page: une image occupant l’espace de la feuille de papier, reproduisant des éléments architecturaux, figures humaines en acte et textes gravés sur pierre avec quelques mots d’accompagnement de la main du dessinateur et par extension le livre est la somme de ces feuilles volantes ! Ce qui nous amènerait à la fois au Mnemosyne de Warburg et à l’esthétique néo-classique de David et ses élèves avant et pendant la révolution, à mille lieux de l’esthétique « gothique » de la gravure sur bois des images, telle qu’on la découvre dans la Chronique: ainsi Hartmann Schedel a eu en main ces feuilles de dessin qu’il a récupérées et éditées dans sa grande encyclopédie mais au prix de ce traitement graphique costaud.