Franz Schubert. Lamento d’Atlas


Franz Schubert. Lamento d’Atlas, de saison et d’actualité. Chanté par Heinrich Schlusnus. Assez beau. Cité par Georges Didi-Huberman, in Atlas [celui d’Aby Warburg] ou le gai savoir inquiet. L’œil de l’histoire 3. Pp.106-107. Les paroles du lied sont empruntées à Henrich Heine, in Buch der Lieder, 1827:

«Ah! Malheureux Atlas (ich unglückselger Atlas) que je suis!
Je porte le monde entier des souffrances (die ganze Welt der Schmerzen muss ich tragen),
Je porte l’insupportable (ich trage Unerträgliches)
Et mon cœur (Herz) se brise dans ma poitrine.
Cœur orgueilleux (du stolzes Herz) tu l’as voulu ainsi!
Tu voulais être heureux, heureux sans fin (unendlich glücklich)
Ou infiniment malheureux (oder unendlich elend), cœur orgueilleux,
Et maintenant tu es malheureux (und jetzo bist du elend)!»

«C’est une simple chose —mais conflictuelle, dramatique— qui se dit là: le geste de porter l’insupportable, de porter le monde entier comme un monde de souffrances infinies. Donc souffrir du monde et de soi-même en même temps, loin de cet orgueil ou amour-propre qui avait, jadis, cherché un bonheur sans fin.» G. D.-H.

Bonus Contrechamp : [assez space] GEORGES THILL SINGS – SCHUBERT SERENADE 1929.wmv en version française que chantait notre mère Claudine. Il est dit «Ju-us-qu’à toi, mes chan-ants dans l’ombre» [voir post ci-dessus] montent doucement, tout se tait, la nui-i-t-est sombre,..»

«GEORGES THILL SINGS SCHUBERTS IMMORTAL SERENADE… ENJOY!!!!!»

Plus proche de Claudine, Marta Eggerth: http://youtu.be/QuaGuwrwGtY
«I love this film and wish I could find a perfect copy of it. This is such a beautiful scene. Her voice is like heaven. All those who visit here…… let us send Mme Eggerth loving and grateful energy that she may reach happy and healthy her hundredth birthday April 17 2012. She is the last of a world and way of life that few today can imagine. Thank you.» [Quel film?]