À la bibliothèque Kandinsky. Plus jamais seul

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Sur les tables de lecture de la bibliothèque, display de documents et flyers constitutifs du livre Plus jamais seul dont des exemplaires sont disponibles sur celles-là. Ce livre est une forme de rétrospective des expositions proposées par l »agence » Standards, création d’un collectif d’artistes-curateurs rennais (dont font partie les deux garçons à veste rouge et maillot rayé que l’on voit sur la photo):
« Cet ouvrage rétrospectif rassemble les cinq années d’expositions et de projets culturels organisés par Standards depuis 2008, et pour lesquels il a beaucoup été question d’objets, de leurs présences, de leurs auteurs et propriétaires, des moyens et des manières de les montrer, de les rendre visibles, et surtout de jouer avec les paroles et les sens qu’ils entraînent avec eux. Tout ce temps, toutes ces rencontres et ces discussions peuvent être considérées comme l’élaboration inconsciente et spontanée d’une méthode, permettant ainsi “d’apercevoir dans chaque objet une question”. Cet objet, le livre, est conçu et édité par Holoholo. »

Antonio Marras. Créateur sarde


Antonio Marras – Collection Femme Automne-Hiver… par afp-mode
Antonio Marras – Collection Femme Automne-Hiver… par afp-mode
Plus inspiré que Dries…..http://www.lesartsdecoratifs.fr/francais/mode-et-textile/expositions-70/actuellement-447/dries-van-noten-inspirations/ et les brodeuses sont sardes.
En écho à l’histoire du royaume Piémont Sardaigne:
Lien http://revolution.1789.free.fr/campagne/Piemont_Sardaigne.htm

Einstein on the beach


Einstein on the beach au Théâtre du Châtelet.
C’est peut-être ça une machine désirante.

«S.M.: Einstein on the beach nous confronte au mystère de la création sans verser dans l’emphase. Les registres de jeu sont toujours empreints d’une sorte de fantaisie. La puissance du spectacle est de ne jamais se laisser enfermer dans un excès de sérieux. Il faut garder à l’esprit le fait que Robert Wilson est un grand admirateur de Buster Keaton. Malgré leur aspect onirique, les diverses scènes d’Einstein on the beach charient des éléments concrets qui s’incarnent dans certains accessoires. Je pense notamment à toutes les chaussures Converse que les choristes ou les danseurs portent. C’est au moins un signe de la permanence d’un certain bon goût! […]
S.M.: Vous êtes une spectatrice hors du commun d’Einstein on the beach: en dehors de l’équipe artistique, peu de gens l’ont vu douze fois! Comment cette œuvre vous a-t-elle accompagnée dans votre vie? Dans quel état d’esprit allez-vous la revoir au Théâtre du Chatelet?
J.C.: C’est comme lorsqu’on relit Proust! On sait déjà un maximum de choses et pourtant, on découvre un détail qui conduit à une autre réflexion. Pour moi, non plus, ça n’est pas une reprise, mais, chaque fois, c’est une nouvelle construction. Et puis, comment des êtres peuvent-ils arriver à créer collectivement de cette façon absolument somptueuse? Comment leurs inconscients se sont-ils intriqués? C’est à chaque fois, aussi à cause de cela, une émotion extrêmement puissante!
Il faudrait également évoquer la durée de l’œuvre qui nous fait perdre tous nos repères et qui nous propose un moment de temps suspendu. Or, quand le temps devient vertical au lieu d’être horizontal, il se passe quelque chose de bouleversant! Ce n’est évidemment pas très fréquent! Dommage!»

in «Einstein on the beach 1976-2014», Jacqueline Caux et Stéphane Malfrettes, conversation, Art press n° 407, janvier 2014, pp. 40-43.

A contrario d’Einstein on the beach, «ultime recréation de l’œuvre» 2012-2013, Montpellier et Paris, la dernière pièce de Bob Wilson et CocoRosie, Peter Pan, fait partie du répertoire du Berliner Ensemble. On peut le voir en janvier à Berlin.