Dimanche 12 juillet 2009. Musilac. Aix-les-Bains

Franz Ferdinand, Can’t Stop Feeling, 2009. Dernier clip over-designed, post Talking Heads, dirons-nous, et bravo pour le petit débardeur troué en laine (ou en coton) gris flanelle d’Alex Kapranos.

A Aix, ce dimanche 12 juillet, sur la scène de Musilac, dressée sur l’esplanade qui longe le lac du Bourget entre le Grand Port et le Petit Port, Franz Ferdinand passe vers minuit, longuement. Avec Franck, Victor et Max, l’impression de faire partie d’une foule intelligente (smart mob) et sensible, une foule «sentimentale, soif d’idéal…».

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Léo à Musilac, © Franck, son père.

Mercredi 8 juillet 2009. Figeac. Kosuth.

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La Pierre de Rosette mise en sculpture à parcourir par Joseph Kosuth pour le musée Champollion à Figeac, comme un blackboard en trois langues qui emprunte autant à Carl André qu’à Richard Long. Parfaitement pensée et incluse dans la cour intérieure du musée, en légère pente, étroite et murée.
Pour le lapin surfant sur la vague et en hommage à Rosette (la petite sœur Nantois de Claudine et Phily etc.)

Louis Lumière: «Panorama de l’arrivée à Aix-les-Bains pris du train»

 

Documentaire d’Eric Rohmer (1968) pour la Télévision scolaire, dans lequel Jean Renoir et Henri Langlois parlent  à propos de quelques films courts de Louis Lumière (1900) dont le Panorama de l’arrivée à Aix-les-Bains pris du train (à 46 mn du début du film), premier travelling dans l’histoire du cinéma! «En 1900, [dit Langlois] tous les travellings existaient, tous les mouvements de caméra existaient […] Comment se fait-il qu’aucune histoire du cinéma, aucune personne vivant à l’époque n’ait jamais dit que le travelling avait été inventé par Louis Lumière, que le panoramique a été inventé par Louis Lumière, que la caméra mobile a été inventée par ses opérateurs? Parce qu’ils ne pouvaient pas le voir. Quand ils voyaient un travelling, ils disaient ‘Tramway en marche’, ‘prise de vue d’un tramway en marche’. Le public, nous, nous voyons le génie du cinéma surgir de tous les côtés chez ces opérateurs de Louis Lumière, mais le public alors n’était pas formé, n’avait pas la formation, alors il a fallu partir pour le public de zéro pour arriver à ce qu’on a appelé la grammaire cinématographique avec Griffith, mais au-delà de cette grammaire cinématographique des années 20, nous allons aller vers un art cinématographique qui est beaucoup plus proche de Louis Lumière qui est l’absolu de l’art…»

A propos de Nice (années 30)

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Mado, Robert, Claude, Claudine, Plage de la Tour rouge à Nice, été 1934. (Mariage de Claude et Claudine à Nice en février 1934).

«Quelle est la nature de l’art, quand il arrive à la mer?»
John Cage, in «Robert Rauschenberg, Artiste, et son œuvre», Silence, 1ère édition 1961


Jean Vigo, A propos de Nice (1930) (23′, master numérique restauré)
[Vigo apparaît en Pierrot parmi les danseuses]

«Jean Vigo, né en 1905… Automne 1928. Départ pour Nice, mariage avec Lydu en janvier 1929. Un mois auparavant, Vigo est engagé comme aide-opérateur à la production Franco-Film, aux studios de la Victorine à Nice. 1929. La première caméra (offerte par le père de Lydu) et aussitôt l’idée d’un documentaire sur la ville de Nice. Repérages. Mauvaise santé du couple. Retour à Paris pour consultation. Rencontre avec Jean Lods et son opérateur Boris Kaufman. Tous deux ont bien assimilé les découvertes du « Ciné-œil » de Dziga Vertov, le frère de Boris.
1930. Vigo et Kaufman s’associent et tournent à Nice. En mars, ils ont tourné quatre mille mètres. Montage. Le travail est achevé début mai. Projection de A propos de Nice, « point de vue documenté », faux documentaire et vrai pamphlet. […]
Jean Vigo rédige le communiqué de presse: « Jean Vigo et Boris Kaufman viennent de terminer leur film A propos de Nice. Ciel bleu, maisons blanches, mer éblouie, fleurs multicolores, cœur en liesse, telle apparaît d’abord l’ambiance niçoise. Mais ce n’est là qu’apparence éphémère, que la mort guette, d’une ville de plaisirs. »
28 mai 1930. A Paris, le film est projeté sur l’écran de l’ancien théâtre de Jacques Copeau, le Vieux-Colombier, devenu cinéma d’avant-garde.
Le 14 juin, Jean Vigo présente son texte-programme: Vers un cinéma social… » in Booklet du DVD, L’Intégrale Jean Vigo, 2008. Télécharger le texte (pdf) (source > maison du film court)

Eté 1993. Couvet (Val de Travers) et Londres (?)

On voyait le clip-vidéo Numb de l’album Zooropa de U2 sur l’écran de notre télé dans un loft paysan à Couvet en juillet et on entendait Lemon en août dans un café à Covent Garden à Londres…


U2 – Numb et U2 – Lemon (référence à Muybridge) par Angkor


Early cinema:  Edison kinetoscope films 1894 -1896, directed by Laurie Dickson et Edmund Kuhn.

23 juin 2009. Vu deux films à FR3 en soirée

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L’armée des ombres (1969) bande annonce
par dictys
1. L’Armée des ombres de Jean-Pierre Melville, 1969. La voix off de la bande-annonce est celle de Melville qu’on voit aussi à l’écran parmi la suite de portraits (l’homme aux lunettes rayBan). Tout est bien dans ce film.


Camping à la ferme
par TyTy788

2. Camping à la ferme de Jean-Pierre Sinapi, 2005.
Synopsis:«Six jeunes ‘tigistes’ de la banlieue parisienne séjournent dans un village, avec un éducateur, pour effectuer des travaux d’intérêts généraux…» Imaginons maintenant l’agriculture dans les cités de Seine-St-Denis, des fermes existent encore dans le périmètre de Saint-Denis-Stains. cf. «A Detroit, ville fantôme et sinistrée par le déclin de l’automobile, des habitants tentent une reconversion dans l’ »urban farming », où la culture des lopins s’étend aux friches industrielles et immobilières.»Télécharger l’article paru dans Libération le 9 juin 2006 (pdf)
et sur le blog de Schmitto
http://www.street-tease.com/blogs/schmitto/756-grown-in-detroit.html

Juste deux films  liés par le médium télévision. Pas si mal, la télévision comme robinet de films.

Ni(etzs)c(h)e à Nice

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Patrick Mauriès, Nietzsche à Nice, Gallimard, Paris, 2009.

«Nietzsche arrive à Nice le 2 décembre 1883. [Il] loge au 38 rue Ségurane. [Il]  revient ensuite quatre fois du 8 décembre 1884 au 8 avril 1885, du 11 novembre 1885 au début mai 1886, du 22 octobre 1886 au 2 avril 1887, du 22 octobre 1887 au 2 avril 1888.»

Claudine séjourne à Nice au 18 rue Ségurane, chez sa sœur Mado, régulièrement, chaque année à partir de 1933 et longuement pendant la deuxième guerre mondiale avec sa fille Nicole.

«Exempte de toute pesanteur allemande, cette terre est aussi naturellement musicale, inspiratrice, énergique, qualité primordiale en ce moment où, explique [Nietzsche en 1886] à Gast [son ami], « nous avons un besoin urgent d’une profession de foi musicale antiromantique: ne plus demander à la musique de la ‘morale’, et un ‘relèvement du peuple’, mais de l’art, ars, de l’art pour artistes, une espèce de divine indifférence, une espèce de gaîté illicite, aux dépens de tout ce qui a ‘de l’importance' ». Lors de son dernier séjour, Nietzsche entendra quatre fois la Carmen de Bizet, puis ses Pêcheurs de perles (qu’il quitte au premier acte, trouvant l’ensemble trop wagnérien) […].»

Claudine, jeune trentenaire, à la fin des années 30, écoute et chante des arias des Pêcheurs de perles, comme «Au fond du temple saint»:

George Brecht: «l’imagerie du hasard»

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http://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=8&menu=

Vu à Berlin, janvier 2009

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George Brecht, Chair Events, (realisiert durch René Block in Sydney 1990). 1969
Sammlung René Block, Leihgabe im Neuen Museum in Nürnberg

«Anyone with one of my scores for a chair-or ladder event can find, or realize, such an event privately. No problem. If such an event is realized in public, it should be titled and/or announced as « A George Brecht ‘Chair Event’, realized by (name of the person who realized it). » If you feel you require ‘authorization’ for the event, then send me two color photos of the work, 20×25 cm, I will then send one photo back to you, with, on the back, my signed ‘authorisation’.» George Brecht an René Block

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Entretien avec George Maciunas, Larry Miller, 24 mars 1978
«Si on tire une expérience artistique de la composition de Brecht, allumant et éteignant la lumière tous les soirs ou tous les matins, tout le monde est [artiste], tu vois? […] Si on peut retirer une expérience de la vie quotidienne, des ready-made quotidiens, si on peut remplacer l’expérience artistique par cela, alors on élimine complètement le besoin d’artistes. Tout ce que j’ajouterais et je dirais, eh bien, c’est qu’il serait encore mieux d’obtenir une expérience artistique d’une chaise de Charles Eames, disons. Ainsi on a une bonne chaise sur laquelle on peut s’asseoir, plus une expérience artistique quand on s’assoit. On fait d’une pierre deux coups et on n’a toujours pas besoin d’artistes, mais on a besoin de quelqu’un comme Charles Eames, ah, ah.» [La forme de vie au Nice-Savoie, ce serait ça…]