Cézanne peint

«Je n’ai pas marqué sèchement les bords extérieurs de ma figure et fait ressortir jusqu’au moindre détail anatomique, car le corps humain ne finit pas par des lignes […]. La nature comporte une suite de rondeurs qui s’enveloppent les unes dans les autres. Rigoureusement parlant, le dessin n’existe pas […] la ligne est le moyen par lequel l’homme se rend compte de l’effet de la lumière sur les objets; mais il n’y a pas de ligne dans la nature, où tout est plein : c’est en modelant qu’on dessine, c’est-à-dire qu’on détache les choses du milieu où elles sont, la distribution du jour donne seule l’apparence aux corps ! […] Peut-être faudrait-il ne pas dessiner d’un seul trait, et vaudrait-il mieux attaquer une figure par le milieu, en s’attachant d’abord aux saillies les plus éclairées, pour passer ensuite aux portions les plus sombres. N’est-ce pas ainsi que procède le soleil, ce divin peintre de l’univers ?» Catalogue Cézanne… http://www.societe-cezanne.fr/

«Like Paul Cézanne, Matisse constructs the landscape so that it functions as a stage. In both works trees are planted at the sides and in the far distance, and their upper boughs are spread apart like curtains, highlighting the figures lounging beneath. And like Cézanne, Matisse unifies the figures and the landscape. Cézanne does this by stiffening and tilting his trunk-like figures [en raidissant et en inclinant ses figures en forme de tronc]. In Matisse’s work, the serpentine arabesques that define the contours of the women are heavily emphasized, and then reiterated in the curvilinear lines of the trees.» https://www.henrimatisse.org/joy-of-life.jsp#prettyPhoto