Andrea Zittel. The role and potential of flat fields

Andrea Zittel
The Flat Field Works
13 June–27 September 2015

Middelheim Museum
Hortiflora and Braem Pavilion
Middelheimlaan 61
2020 Antwerp
Belgium

http://www.middelheimmuseum.be/Museum_Middelheim_EN/MiddelheimEN/MiddelheimEN-Exhibitions/MiddelheimEN-Exhibitions-Andrea-Zittel-The-Flat-Field-Works.html

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Andrea Zittel, Flat Field Works (Middelheim Variant #2) (detail), 2015. Installation view, Middelheim Museum, Antwerp. Courtesy of the artist, Sadie Coles HQ, London and Andrea Rosen Gallery, New York. Photo: Simon Vogel.

Annonce sur e-flux :

« New installation at Hortiflora
Zittel’s work often traverses the boundaries between art and architecture. In the Hortiflora area at the Middelheim Museum, Zittel’s newest work consists of an installation that examines the roles and potential of flat « panels » or « fields »—in reference to the horizontal and vertical panels that comprise the most basic elements of our domestic and urban environments.

Zittel believes that our surrounding realities are made up of panels that exist both as literal and in a psychological field of reality: « The Dynamic Essay about a Panel »—a visual presentation in exhibition pavilion the House—explains how we attribute meaning and use to these surfaces depending on their position or orientation in space. Panels can be rigid or flexible; they can provide shelter or divide rooms; and they can delineate certain areas.

Horizontal panels naturally function as platforms for actions and behaviour—these are the sites where life happens (floors, tables, benches, fields, streets). She terms these sites « energetic accumulators. » Vertical panels privilege the eye and are the carriers of messages and ideologies (walls, screens, paintings, billboards). Zittel calls these « ideological resonators. » Sometimes, panels traverse both dimensions and become three-dimensional (e.g., cloth draped over an object or on the body). She now more frequently exchanges the word panel with the terms « field » or « plane, » as these words suggest both physical and psychological dimensions.

Ultimately, however, Zittel’s interest lies less in the architecture or structures themselves than in how they are experienced both physically and psychologically. In a culture where we are increasingly being fed an endless stream of stimuli that we are never able to fully process or utilize, she hopes that these platforms, boundaries and divisions will create moments of pause—a heightened attention to the sometimes-fleeing nature of the realities that we construct around ourselves. Rather than being functional in a « literal » sense, these structures reflect on issues of space, context, and the physicality of how we experience things in the world. The artist quietly undermines our assumptions.

Works in the Braem Pavilion

The works installed in the Braem Pavilion represent a selection of pieces executed over the last several years. Similar to the Flat Field works, these also explore the format of a rectilinear « panel. » Handwoven textiles, carpets, steel, and sculptural works point to the distinctions that we make between art (a conceptual object) and design (a functional object); painting (two-dimensional) and sculpture (three-dimensional); and representation (illusion) and reality (the actual object). The artist’s aim is not to dismiss these various categories and value systems, but rather to expose them and understand the psychological reasons inherent to the need of people to confer personal and social relevance on objects. »

Sylvie Brosseau. Hachiue, les plantes en pot


Sylvie Brosseau. «Hachiue, les plantes en pot», Vocabulaire de la spatialité japonaise, sous la direction de Philippe Bonnin, Nishida Masatsugu, Inaga Shigemi. CNRS, 2014. Extraits, pp. 154-157

Les habitants des villes japonaises ont créé avec de nombreux phénomènes naturels de multiples liens qui forment une véritable culture urbaine de la nature. À la nature organisée des jardins et parcs publics, s’ajoute la nature diffuse des nombreux jardinets privés et des plantes en pots, omniprésente, devant les maisons, les boutiques ou au pied des immeubles.

Cette pratique jardinière, issue d’un riche arrière-plan culturel, s’inscrit dans des formes urbaines et architecturales spécifiques et résulte de l’effort spectaculaire de l’horticulture à l’époque d’Edo. La forme urbaine est celle de la ruelle, roji. L’habitat populaire s’est organisé le long de ces ruelles étroites en cœur d’îlots, tout particulièrement à Edo. Aujourd’hui, même si leur tracé est différent, subsistent ruelles et rues étroites où se serrent de petites maisons. La forme architecturale qui prédomine est celle de la maison entourée d’un jardin clos. Lorsque la parcelle se réduit, le jardin se rétrécit lui aussi, puis le niwasaki (clôture du jardin de devant) disparaît.

Le jardin de devant est remplacé par des plantations au ras de la façade ou par des plantes en pots. Si la façade ne permet pas d’installer de pots, ils sont disposés sur le trottoir, aux pieds des arbres d’alignement et entre les arbres. Les plantes en pots reconstituent un niwasaki et forment un écran, voire une séparation entre la chaussée et les façades. Elles créent un entre-deux, protègent l’intimité dans des situations de promiscuité et forment une transition entre l’espace public, la rue et l’espace privé, la maison. Cette limite, parfois réduite et symbolique, relève à la fois de la sphère publique et de la sphère privée.

Les plantes en pot contribuent à conserver le caractère multifonctionnel de la rue qui, au Japon, n’est pas un espace entièrement dévolu à l’automobile. De nombreux usages individuels coexistent, dont la pratique du jardinage. L’espace public de la rue demeure un territoire commun partagé.

Les habitants, aussi bien propriétaires que locataires, donnent comme raisons majeures à la culture de plantes en pots leur désir de sentir le changement des saisons shiki, leur goût pour le soin des plantes, leur souhait d’embellir leur environnement en le rendant vivant. Des raisons plus utilitaristes sont aussi avancées comme empêcher d’entrer, de garer des vélos, voire de ralentir le trafic par le rétrécissement de la chaussée. Le bien-être et l’agrément privés participent au confort et à la sécurité de l’espace public.

Les jardiniers soulignent un point important pour eux : leurs plantations ne sont pas coûteuses, les pots comme les plantes sont achetés au supermarché, reçues ou bien ramenées de voyages ou d’excursions. Elles ne doivent pas être un sujet d’inquiétude. Les bonsai, précieux par leur âge et leur pot de terre cuite, sont donc rares, mais pas absents. En général, ces jardins informels tiennent plutôt du bricolage, du recyclage (de boîtes en polystyrène, d’objets divers), du mélange de frugalité et d’exubérance. L’évolution se fait par ajouts successifs de pots en plastique. Cet élément de base est modulaire, flexible, facilement déplaçable car léger, dans un ensemble permanent mais réversible. Cet agencement organique évolue suivant les circonstances, à l’image de la ville qui se transforme de la même façon. L’effet accumulatif est accentué par la variété des plantes recherchée pour leur spécificité saisonnière, permettant ainsi de mieux goûter le passage des saisons.

Ces dispositifs semblent des amoncellements improvisés mais de véritables pratiques de jardinage s’y déroulent. Leur entretien est minutieux, aucune fleur fanée ou feuille morte ne traîne, ce qui nécessite un investissement en temps important. Ce sont donc plutôt des personnes âgées disposant de temps libre, aussi bien hommes que femmes, qui pratiquent cette forme de loisir bon marché.

Tout le monde ne cultive pas des plantes. Les plantations ne sont pas continues mais forment des séquences, des «archipels d’oasis» selon l’expression de Michel Butor. Si les résidents sont  nombreux à s’investir, la rue devient une véritable allée de jardin, et l’émulation entre riverains est visible dans le paysage. Les rues les plus plantées se situent dans les quartiers modestes où une population âgée habite dans de petits logements desservis par des ruelles. Cependant, une transmission des pratiques et des goûts s’effectuent aussi dans d’autres types de quartiers.

Ces jardins de rue sont des espaces d’expression spontanée et personnelle, plus ou moins élaborée, par micro appropriation d’un espace public urbain, par ailleurs géré et planifié. Les plantations reflètent les goûts, les souvenirs personnels, l’ingéniosité des jardiniers. Elles traduisent aussi l’état d’esprit régnant dans une communauté de voisinage. Elles sont un miroir des liens de confiance entre les habitants et de leur degré d’investissement dans leur espace de vie. La présence des plantes exprime clairement l’attachement des résidents à leur quartier.

Les plantes en pot manifestent une forme de confiance et de générosité, car elles apportent un bénéfice et un bien-être à tous. Elles créent des relations de voisinage en offrant des occasions d’échanges verbaux, de plantes, d’objets. La présence même des plantes est une forme d’échange non verbal entre un jardinier et un nombre de destinataires potentiels infini, voisins et passants.

Ces espaces intermédiaires entre privé et public intègrent certaines règles implicites comme le contrôle du débordement ou le respect. Jardiner dans la rue rend conciliant, apprend à accepter un état imparfait des choses, car certains passants sont peu sensibles aux fleurs ou inattentifs. Des mégots sont parfois jetés, des cyclistes renversent des plantes, les enfants cueillent les fleurs en bouton. De plus, une végétation spontanée, que les résidents organisent plus ou moins, jaillit de ces plantations, s’installent dans les interstices entre les maisons, les pots vides ou non. Ces pratiques jardinières jouent entre l’intentionnel et le non intentionnel. Tout n’est pas réglé, défini, une grande part d’aléatoire demeure, bien plus que dans un jardin clos. Ces jardins informels révèlent qu’il existe un jeu entre le planifié et le non planifié, les règles communes et les agissements personnels, ce qui est acceptable par les uns et les autres.

Les jardins de rue créent une temporalité propre à la rue. Ils rendent sensibles les variations saisonnières, intérêt primordial des habitants et des Japonais en général, ainsi que de nombreux petits changements apportés par les jardiniers. Ils entraînent un ensemble de micro-événements qui complexifie la temporalité de la rue.

Jusqu’à présent, les pouvoirs publics ont ignoré ces plantations de rue qui contribuent pourtant à l’identité de celles-ci et, à plus large échelle, des villes japonaises. Il n’existe pas de cadre officiel ni pour interdire, ni pour encourager les plantations en pot. Finalement, cette neutralité bienveillante laisse un jeu possible, c’est à dire un «espace aménagé pour donner aisance à un mécanisme et permettre son fonctionnement.»

 Ces plantations font tout simplement partie de la vie quotidienne, les pots sont des éléments ordinaires du paysage commun. Cependant, quelques arrondissements de Tokyo commencent à montrer des signes de reconnaissance et d’intérêt : culturels et touristiques à Sumida-ku, climatique à Taito-ku. Un changement d’attitude est perceptible à travers de nombreuses publications : recueils de photographies qui diffusent un autre regard, celui des artistes japonais ou étrangers, articles dans des magazines ou des journaux, travaux des chercheurs montrant un intérêt renouvelé sur l’histoire des formes et pratiques urbaines comme l’horticulture urbaine ou les sociabilités, guides touristiques qui proposent des itinéraires, projets d’architectes.

Cet intérêt général alimente la demande sociale pour machizukuri, urbanisme participatif à l’échelle micro-locale, opposé à toshikeikaku, urbanisme dans le sens de procédure administrative, objet de rejet. Le week-end, il est devenu prisé d’aller se promener dans les quartiers où demeurent des ruelles tranquilles, éventuellement répertoriées dans les guides. Ces rues, propices à la promenade, sont appréciées pour leur paysage et leur ambiance. De plus, ce paysage reflète un mode de vie enviable désignée sous le nom global de slow life, suröraifu, apparu dans le sillage du mouvement slow food. L’intérêt pour la forme (le paysage les fleurs dans la rue) ouvre une réflexion aussi sur le fond (le mode de vie qui produit ce paysage) qu’énonce l’expression hikarakuyo : «les fleurs se dispersent, tombent les feuilles» (Tout est destiné à disparaître). La conscience du caractère fragile, éphémère de toute chose reste présente, exprimée dans un microcosme. C’est une vision du monde qui transparaît.

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Dimanche 29 septembre 2013, 10h50. Kyoto, Karasuma Dori, sur le trajet de l’hôtel Ante Room vers la gare. © J.-L. Boissier

 

Alfred Spira. La pollution diminue mais elle change de nature

Alfred Spira : «La pollution diminue mais elle change de nature» favereau
Alfred Spira interviewé par Éric Favereau. Libération du jour

Alfred Spira, épidémiologiste qui a longtemps étudié les effets des émissions de particules sur la santé, estime que la surmortalité ne peut pas être attribuée à un seul facteur.

En France, la pollution de l’atmosphère serait responsable de 42 000 morts prématurées par an, selon des données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Rien qu’à Paris, elle tuerait 3 000 personnes. Des chiffres à prendre avec des pincettes, selon Alfred Spira, épidémiologiste et professeur de santé publique.

É. F. : Faut-il prendre au pied de la lettre tous les chiffres alarmants ?

A. S. : Qu’il y ait des effets conséquents de la pollution de l’air sur la santé est une évidence que nul ne conteste. Le problème est que des études statistiques sont mises en avant sans autre précision. On a ce que l’on appelle, par exemple, les intervalles de confiance. On va avancer que la pollution tue 3 000 personnes à Paris, mais l’intervalle, lui, se situe entre 2 000 et 10 000. Ainsi, quand on évoque 3 000 morts dans la capitale, c’est le nombre de décès supplémentaires attribués à la pollution s’il y avait un lien causal direct. Mais ce surplus de disparitions est multifactoriel et c’est un abus de le lier uniquement à tel ou tel facteur. Et, plutôt que d’évoquer des décès, il est plus exact de parler de morts prématurés et, de ce fait, de diminution de l’espérance de vie. Nous ne sommes pas dans des situations comme le cancer du poumon ou l’hypertension artérielle, avec des liens de causalité massifs.

É. F. : Ne joue-t-on pas sur les mots ?

Les effets sur la santé sont clairs et évidents… Il n’y a aucune polémique sur le sujet. En même temps, on parle beaucoup des conséquences à un moment où l’on a fait des progrès considérables dans le domaine de la pollution atmosphérique : les normes antipollution des véhicules se sont durcies, avec des outils d’évaluation beaucoup plus fins. Paradoxalement, les filtres mis en place vont éliminer les grosses particules, mais pas les plus fines, qui ne sont peut-être pas si anodines qu’on le pense. La pollution évolue : elle diminue, mais elle change aussi de nature.

É. F. : Mais les mesures prises sont-elles efficaces ?

A. S. : Tout le problème est la durée de l’exposition à la pollution. Certes, des réglementations sont décidées par les pouvoirs publics et de nouvelles normes européennes sont édictées, mais il ne faut pas oublier que celles-ci, comme l’interdiction des poids lourds dans les centres-villes ou la limitation de vitesse, n’auront d’effet sur la santé que plusieurs années après leur entrée en vigueur.

É. F. : Certains critiquent le discours de peur alimenté par le nombre de morts liés à la pollution…

A. S. : L’utilisation de l’augmentation des morts dans le but de les mettre en concurrence avec d’autres risques sanitaires n’est pas très sain. Cela provoque de la confusion. Ce rapprochement semble renvoyer à des situations identiques, avec simplement des niveaux d’échelles différents. Ce n’est pas le cas. Récemment, l’actualité nous a confrontés à un cas d’école avec la pollution liée aux feux de cheminées. Certes, celle-ci existe, mais elle demeure marginale en termes sanitaires. Autre exemple avec le tabac : dans la lutte contre le tabagisme, on sait ce qu’il faut faire et cela renvoie principalement à des modifications de comportements individuels.

La lutte contre la pollution, en revanche, ne les concerne que marginalement. Ce sont les politiques publiques qui sont en cause. Evoquer systématiquement la pollution et les décès prématurés engendre un risque de tout mélanger et, au final, de déresponsabilisation individuelle. Encore une fois, si les liens de causalité sont clairs, cohérents, et le danger bien réel, il y a une utilisation malsaine des chiffres. La vraie difficulté tient à ce que les pollutions environnementales ne dépendent pas de l’individu.

Jean-Marie Straub et Danielle Huillet. Europe 2005. Zyed Benna et Bouna Traoré.

 

http://youtu.be/EGU06JQ92lc

Jean-Marie Straub et Danielle Huillet. Europe 2005, ciné-tract, 2005

« Le 27 octobre 2005 à Clichy-sous-Bois, trois jeunes garçons affolés, poursuivis par la police, se réfugient dans le périmètre interdit d’un transformateur électrique. Deux vont mourir, brûlés vifs, Bouna et Zyed. Si vous en pleurez encore… »

 

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Encadré de Luc Bronner à propos d’un éventuel procès, (découpé dans un Libération d’octobre 2009)

Aujourd’hui le procès est perdu :

« 2005-2015. Il aura donc fallu près de dix ans pour rendre, enfin, un jugement dans le procès des deux policiers poursuivis pour la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré dans un transformateur électrique à Clichy-sous-Bois. Le tribunal correctionnel de Rennes a décidé ce lundi de suivre les réquisitions du Parquet et de relaxer Sébastien Gaillemin et Stéphanie Klein. Pour le juge, les deux fonctionnaires n’ont jamais «eu conscience de l’existence d’un péril grave et imminent».

Mais à l’annonce de ce jugement définitif, quelques proches des familles ont laissé échapper leur colère : «Dix ans d’impunité policière ! Dix ans que les policiers se sentent au-dessus des lois !» «C’est choquant !» a aussitôt réagi l’avocat des familles des deux jeunes décédés, Jean-Pierre Mignard, pour qui «la reconnaissance de la non-assistance à personne en danger» ne faisait «aucun doute». Les parties civiles ne peuvent pas faire appel de la relaxe des deux policiers sur un plan pénal. Mais maître Mignard compte faire appel «sur un plan civil». «Nous irons jusqu’à la Cour de cassation s’il le faut», a-t-il lancé. » Libération du jour

http://m.huffpost.com/fr/entry/7276216

Mensch macht Natur

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http://www.landschaftskunst.at/notes/view/round-table-01/en

«Landscapes of the Anthropocene
Humans make Nature

Landscape is very much a hot topic, as a subject for the arts but also for theoretical reflection. At least since Dutch Nobel Prize winning chemist and atmospheric researcher Paul Crutzen and biologist Eugene F. Stoermer suggested “Anthropocene” as a name for the current geological age, the landscape can no longer be seen simply as beautiful. Landscape is far removed now from idyllic vistas or rustic scenery; it has long been a largely artificial system of human-made spaces, a system moreover subject to highly unpredictable changes.

The idea of pristine, untouched nature simply no longer holds true: humans have irreversibly changed the planet and its ecosystem. They have themselves become a geological factor. Nature is no longer an object to be preserved, but a dynamic interaction between natural and human forces, between movements and formations. This process of nature’s formation has now reached a stage where social and technological processes — rather than biological ones — appear as driving forces on our planet. Society, culture and nature are so tightly intertwined that they can no longer be independently investigated. It would appear that humans are over-taking the previous evolutionary tempo.

Climate change, species extinctions and the pollution of air, water and earth are global phenomena, as is the advanced transformation of the earth’s surface through drilling, tunneling, construction and agricultural cultivation. But in everyday life these changes are experienced on a local basis. Melting glaciers and rising sea levels, storms or floods can be investigated and statistically understood. But how are they actually perceived and interpreted as phenomena? Just as climate influences society, so too do social praxes affect the climate. And how does the anthropocene thesis change our cultural landscape?

Human beings are re-forming the earth to such an incalculable extent that there is no longer a self-regulating “mother” earth on which we can rely. We should no longer be fearful for our survival in nature, but rather for nature itself, since nature is now made by humans: this is the core of Anthopocene theory, according to geoscientist and paleontologist Reinhold Leinfelder.*

Statements > http://www.landschaftskunst.at/notes/cat/statements

*

Mettre en scène les territoires ? Paysages, sols, sous-sols

Une proposition intéressante http://www.bruno-latour.fr/fr/node/631

Le programme expérimental en arts politiques (SPEAP) recrute pour 2015-2016

Le programme d’expérimentation en arts et politique s’inspire des notions clefs d’expérimentation, d’enquête et de représentation pour imaginer des dispositifs qui combinent les sciences sociales, les arts et le politique. Il s’agit de travailler au renouvellement des formats qui servent à définir la « chose publique ». SPEAP met en place un espace d’expérimentation en s’inspirant de la philosophie pragmatique, de la sociologie et de l’histoire des sciences, aussi bien que de l’histoire de l’art. L’originalité de la formation est de faire travailler pendant un an les participants en groupe sur des projets concrets relevant d’enjeux réels. SPEAP recrute pour la rentrée prochaine des chercheurs en sciences et en sciences sociales, des artistes, des designers, des activistes et des cadres issus des milieux culturels ou politiques, pour travailler sur la question de la représentation des territoires. Pour être sélectionnés parmi les vingt étudiants de la prochaine promotion, les candidats doivent proposer, dans le médium de leur choix, une réponse à l’exercice suivant :

Mettre en scène les territoires ? Paysages, sols, sous-sols.

DATE LIMITE : 30 MAI 2015