Qu’est-ce que ça veut dire dégueulasse? C’est la guerre

perrin
Pierre Schoendoerffer, La 317e section (1), 1965. La mort du lieutenant Torrens (Jacques Perrin) dans la nature. (cliquer sur l’image)

Raoul Coutard (2), le chef opérateur, signe une image noir et blanc belle à couper le souffle, comme il signait celle d’A bout de souffle. Le lieutenant Torrens (Jacques Perrin), blessé à mort  comme le Michel Poiccard (Belmondo) d’A bout de souffle, dit presque à l’identique : « C’est dégueulasse ! ». Le sergent Willsdorff (Bruno Crémer), comme la Patricia (Jane Seberg) d’A bout de souffle, dit presque à l’identique : « Qu’est-ce que ça veut dire dégueulasse? » et ajoute « C’est la guerre. »
«Le tournage a lieu au Cambodge près de la frontière vietnamienne et la figuration est assurée par l’armée royale du Cambodge mise à la disposition du réalisateur par Sa Majesté Norodom Sihanouk, cinéphile et cinéaste averti, dont Schoendoerffer avait fait la connaissance à l’occasion de l’un des premiers sujets tournés pour le Service Presse Information à son arrivée en Indochine en 1952. L’un des officiers cambodgiens joue d’ailleurs le rôle de Ba Kut, caporal supplétif attaché au sergent Willsdorff incarné par Bruno Crémer, acteur que Pierre Schoendoerffer avait remarqué au théâtre et dans lequel il retrouvait les traits d’un Bigeard.»
(1) http://www.cinematheque.fr/fr/musee-collections/actualite-collections/actualite-patrimoniale/la317e-section.html
(2) http://www.cinematheque.fr/uk/museum-and-collections/actualite-collections/actualite-patrimoniale/journee-coutard.html