http://www.gagosian.com/exhibitions/le-jardin-dcompos–decomposed-garden–october-29-2014
Jusqu’au samedi 28 février 2015
Communiqué de presse:
« Le jardin décomposé »
« Par nature le Tiers paysage constitue un territoire pour les multiples espèces ne trouvant place ailleurs. »
—Gilles Clément
Chris Burden Jeff Koons
Maurizio Cattelan Giuseppe Penone
Dan Colen Richard Prince
Michael Craig-Martin Robert Therrien
Urs Fischer Franz West
Carsten Höller Zeng Fanzhi
« Rassemblant plus de vingt peintures et sculptures monumentales, « Le Jardin Décomposé » rappelle le chevauchement qui existe entre la ville et la nature, un endroit semblable à la caractérisation du Tiers paysage faite par le botaniste et écrivain Gilles Clément—qu’il décrivait comme « la somme des espaces où l’homme abandonne l’évolution du paysage à la seule nature ». Clément place les marécages, les bords de route, les talus et autres espaces périphériques au sein de la catégorie des « réservoirs génétiques » où la flore, laissée sans surveillance, se mélange à l’environnement urbain et à ses détritus, parfois avec un effet extraordinaire. Des œuvres comme Untitled « tire planter » (2007) de Richard Prince—un saladier de couleur orange vif en forme de pneu et contenant une touffe de mauvaises herbes, et Giant Triple Mushroom de Carsten Höller (2014) hybride fongique—en technique mixte—œuvre créée pour cette exposition, font allusion au mélange progressif qui peut se produire dans de tels lieux abandonnés. Dans Waterfall Dots (Tree Rocks) (2008) Jeff Koons fait fusionner, de manière tenue, imagerie humaine et imagerie naturelle; il utilise un champ visuel oscillant et un dessin anatomique surimposé—revisitant ainsi l’œuvre Étant donnés de Marcel Duchamp où un paysage idyllique sert de toile de fond au corps troublant d’une femme nue. Avec Holmby Hills Lights Folly (2012), Chris Burden crée un square à l’allure incongrue, et pourtant attirante, avec ses bancs en fonte et ses réverbères. >http://jlggb.net/blog4/?p=1432
Dans le Tiers Paysage, la nature qui a été déplacée par le développement industriel s’adapte de manière improbable; la réplication et l’exagération des modèles de croissance conduisent à des dimensions éclatantes. L’oeuvre Scrigno (Casket) (2007) de Giuseppe Penone est un patchwork mural où se chevauchent plusieurs sections de cuir marron patiné. Se déplaçant autour de l’arbre vivant, l’artiste a martelé le cuir contre le tronc afin de marquer le dessin et la texture naturelle de l’écorce dans la membrane fragile. Au centre de cette œuvre imposante, qui mesure environ 15 mètres de large, se trouve un petit arbre en bronze, fendu de manière à révéler la généreuse résine qu’il renferme. La sculpture Garden Pouf (2010), en aluminium bleu vif de Franz West, est une arborescence abstraite qui se déploie en zigzags dans l’espace sur plus de quatre mètres; tandis que dans la peinture de paysage—au ton menaçant de Zeng Fanzhi Untitled (2012)—des branches nouées sillonnent les inscriptions d’une scène nocturne qui combine la maîtrise des techniques calligraphiques et des effets de lumière surnaturels. »