En parallèle à une version numérique du livre Enquête sur les modes d’existence de Bruno Latour, qui restait livresque, l’équipe rédactionnelle a créé un autre mode de lecture Croisements qui conserve l’accès direct à tous les blocs de textes, vocabulaire, documents et contributions, indexés nominativement sur le mode alphabétique, mais propose un diagramme d’accès privilégié à tous les occurrences des croisements deux à deux des modes d’existence, concept qui est au cœur du livre. On quitte le mode livre pour un mode Data base original.
Dans les occurrences de croisement REF (références) et FIC (fiction), on trouve le terme Figure :
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Le terme est terriblement vague, mais il est pris ici dans le sens particulier à [fic] de ce qui s’extrait par débrayage d’un matériau quelconque en créant un plan n+1 qui fait monde sans pour autant pouvoir se détacher du matériau dont ce petit monde est extrait; il ne faut rien voir de figuratif dans le terme de figure et rien qui soit lié non plus forcément au monde des arts dits bizarrement «plastiques». Dès qu’un dispositif matériel quelconque est plié à nouveau pour obtenir cette vibration matériau/forme on engendre une figuration.
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Le point important dans l’usage de ce terme, c’est qu’on ne puisse jamais le détacher du matériau pour engendrer un monde du symbolique. Cette attache matériau/figure va permettre d’étendre la fiction [fic] très au delà du monde de l’art et des œuvres et donc de relocaliser toute une série de termes qui avaient tendance à s’évader de leurs réseaux, comme «imaginaire», «subjectivité», «goût», «signifié», «référent» etc..
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La figuration et l’immense problème de la ressemblance, du réalisme, du mimétisme, viennent du croisement si important entre les exigences de [fic] et celles de [ref] (voir [fic·ref]).