Jardin des ailantes dans le Jardin des migrations au Mucem

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Le jardin des ailantes en préfiguration, dans le Jardin des migrations, (12 000 m2) installé dans les espaces extérieurs du Fort Saint-Jean dans lequel s’inscrit le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée à Marseille.

L’ailante : «On le nomme parfois « arbre de paradis » ou « arbre du soleil » et enfin « monte-aux-cieux », non par sa hauteur —il ne dépasse pas trente mètres— mais pour l’élan qui le caractérise: une tension toute en tronc, un fût svelte et souple, achevé par un feuillage d’estampe, désignant le ciel.» Gilles Clément.

«Mais que vient faire l’ailante, ce faux vernis du Japon, monte aux cieux ou bois puant, dans l’histoire des plantes méditerranéennes? Originaire d’Extrême Orient, il a été semble-t-il introduit en France, au milieu du 18e siècle. Planté comme arbre d’agrément le long des rues, sa capacité de propagation en fait vite une espèce commune, voire encombrante. C’est avec le déclin du vers à soie du mûrier à partir de 1843, que l’intérêt de l’ailante est ravivé. En 1857, est introduit d’Inde le vers à soie de l’ailante, réputé en Chine pour donner une matière textile renommée l’ailantine. Le succès est vif. En 1861 on compte 2000 propriétaires adeptes de ce nouveau type de sériculture. Mais ce fut un échec, car les chenilles furent consommées par les oiseaux et autres prédateurs et la culture de l’ailante fut rapidement interrompue avec la naissance des textiles synthétiques. Voici la triste histoire d’une espèce exotique devenue mal aimée, voire considérée comme indésirable.» [Texte du panneau]. Continuer la lecture de Jardin des ailantes dans le Jardin des migrations au Mucem