Catégorie : Green Attitude
Paris 11e. Passage Lhomme.


Les micro-fosses végétales (30cm x 60cm), espacées de quelques mètres, le long des murs des bâtiments du passage Lhomme dans le 11e arrondissement relèvent d’une pratique ancienne des habitants ou des propriétaires des maisons de ces cours. On les retrouve dans les rues et cours intérieures à Arles. C’est une pratique réactualisée dans la ville de Bordeaux, sur simple demande des habitants auprès de la mairie http://lantb.net/figure/?p=1061.
Christophe Martin. Rousseau ou comment faire société avec la nature
« Les climats, les saisons, les sons, les couleurs, l’obscurité, la lumière, les éléments, les aliments, le bruit, le silence, le mouvement, le repos, tout agit sur notre machine, et sur notre âme. »Jean-Jacques Rousseau, « Les confessions ». Une conférence enregistrée en juillet 2015. Christophe Martin, professeur de littérature française à l’Université de Paris-Sorbonne.
Ian Hamilton Finlay. Arboretum de Kerguéhennec

http://www.kerguehennec.fr/parc-de-sculptures
Ian Hamilton Finlay(1925-2006 – Écosse), Noms de plaques, noms d’arbres, 1986-2002 – 10 plaques en travertin de Portland, 5 plaques rectangulaires, 5 plaques ovales, Acquis par commande de l’État, Coll. Centre national des arts plastiques. « Ian Hamilton Finlay installe dix plaques dans l’arboretum. Cinq, rectangulaires, portent le nom latin de l’arbre sur lequel elles se trouvent. Elles font référence à l’étiquetage des essences rares qui existent sur le Domaine depuis le XIXe siècle. Cinq autres plaques, ovales, indiquent les noms de couples célèbres de la littérature ayant immortalisés leur amour dans l’écorce des arbres. L’artiste nous parle ici de mémoire et d’esprit du lieu à travers des références littéraires et paysagères. » Près d’Un cercle en Bretagne de Richard Long… Deux classiques britanniques de Land Art des années 80.
https://goo.gl/images/GcH3pJ
Eduardo Kohn. Comment pensent les forêts

«Échapper à l’anthropomorphisme tout en prenant au sérieux la vie non humaine, tel est le défi de l’anthropologue américain Eduardo Kohn dans son classique instantané, Comment pensent les forêts. La cible de lectorat change, tout comme le décor : ce livre pointu, livré dans un écrin magnifique avec des photographies, propose une enquête ethnographique sur les Runa, population indienne de l’Amazonie équatorienne. Pour eux, les êtres divers qui habitent la forêt ont une âme, une perspective propre sur le monde. Kohn s’appuie sur ce collectif animiste pour défendre une thèse radicale : la pensée n’est pas l’apanage des seuls humains, les autres formes de vie (les végétaux mais aussi les animaux) possèdent cette faculté. En quel sens ? S’appuyant sur les travaux du philosophe Charles Sanders Peirce (1839-1914), il soutient que penser consiste à interpréter des signes. Tout organisme vivant qui réagit aux données et aux événements de son milieu contracte des habitudes, anticipe ce qui va se passer, est un « agent » ou un « soi » à part entière, qui se représente les choses —il n’est plus nécessaire de disposer d’un langage symbolique comme le nôtre. Si « les forêts pensent », donc, ce n’est pas parce que les hommes disent qu’elles pensent, et qu’elles pensent comme eux pensent— ce serait là retomber dans l’anthropomorphisme. Elles pensent dans la mesure où elles abritent une foultitude de sois en interaction : elles sont « un entrelacs complexe et cacophonique, émergent et expansif de pensées vivantes, croissantes et mutuellement constitutives ». Avec cette nouvelle image de la pensée comme capacité à déchiffrer et à émettre des signes —une définition que l’on pourra trouver particulièrement large…—, Kohn entend fonder une « anthropologie au-delà de l’humain ». Le but n’est pas de se débarrasser de l’homme, mais de l’« ouvrir », en le rendant attentif à ce qui n’est pas lui, en l’amenant à concevoir et à construire un « plus grand Nous » étendu aux vivants non humains… Et rien de tel qu’une marche en forêt pour s’en convaincre : au contact des arbres, qui ne sont pas là pour m’apporter ombre et silence, je suis comme tenu de me décentrer, de m’élargir, de m’insérer dans le vaste réseau des êtres avec lesquels je compose un monde. Après ces effusions, à quand la prochaine étape ? À quand la réévaluation du règne minéral – un rock turn ?* in Philosophie magazine
*après le plant turn : Emanuele Coccia, La Vie des plantes, Rivages, considère la vie végétale comme « la forme la plus intense, la plus radicale et la plus paradigmatique de l’être-au-monde » en ce qu’elle atteste d’une « communion globale avec l’environnement ».
Souvenir. Juillet 1981. Chevigneu. Une « idylle des cerises »
Philippe Descola. Anthropologie de la nature
Honoré sur fond de mur végétalisé
Champ de coquelicots à Chevigneu
Chindrieux & Chevigneu

Les temps changent ! La gare de Chindrieux transformée en poissonnerie [poissons du Lac du Bourget, juste derrière la gare]. Le jardin de Chantal à Chevigneu, on peut voir le travail de permaculture en foreground à droite. En background, le marais de Chautagne et le Mollard de Vions.








