{"id":3277,"date":"2011-04-17T02:49:54","date_gmt":"2011-04-17T00:49:54","guid":{"rendered":"http:\/\/lantb.net\/uebersicht\/?p=3277"},"modified":"2012-03-28T10:32:10","modified_gmt":"2012-03-28T08:32:10","slug":"biologie-et-sciences-cognitives-les-neurones-de-lempathie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lantb.net\/uebersicht\/?p=3277","title":{"rendered":"Jeremy Rifkin, les neurones de l&#8217;empathie &#038; Marcela Iacub!"},"content":{"rendered":"<p>Ceci est un ajout de ce 28 mars 2012 qui \u00abcorrige\u00bb le discours Rifkin salutairement, c&rsquo;est pourquoi je le glisse en ouverture de la th\u00e9matique rifkinienne.<\/p>\n<p><strong>Marcela Iacub. \u00abT\u00e9moin de rien\u00bb<\/strong>, suppl\u00e9ment de <em>Lib\u00e9ration<\/em>, 24.03.2012.<\/p>\n<blockquote>\n<div>\n<p>\u00abOn dit d\u2019une \u0153uvre &#8211; ou d\u2019une vie &#8211; qu\u2019elle est rat\u00e9e quand les belles ambitions qu\u2019elle s\u2019\u00e9tait fix\u00e9es n\u2019ont pas abouti. Cela la diff\u00e9rencie des \u0153uvres nulles dont le r\u00e9sultat est aussi pauvre que les intentions initiales de leur auteur. C\u2019est pourquoi le ratage, au lieu d\u2019\u00eatre d\u00e9cri\u00e9, m\u00e9riterait d\u2019\u00eatre salu\u00e9 par la qualit\u00e9 et l\u2019importance des probl\u00e8mes qu\u2019il fait \u00e9merger, m\u00eame si leur r\u00e9solution est bancale. Peut-\u00eatre dans une culture moins paternaliste que la n\u00f4tre appr\u00e9cierait-on davantage le rat\u00e9 que le r\u00e9ussi, car on tiendrait ceux qui savent aussi bien soulever des beaux probl\u00e8mes que les r\u00e9soudre avec g\u00e9nie pour des pr\u00e9tentieux et des dominateurs. Pour des gens qui, au lieu d\u2019inviter les autres \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir, chercheraient \u00e0 imposer leur pens\u00e9e, \u00e0 \u00eatre admir\u00e9s et ob\u00e9is.<\/p>\n<p>Dans un tel monde, on aimerait \u00e9norm\u00e9ment le film <em>38\u00a0T\u00e9moins <\/em>de Lucas Belvaux, dont l\u2019ambition est de r\u00e9examiner une vieille question que les moralistes ont rendue pauvre et ennuyeuse : pourquoi les \u00eatres humains sont si souvent indiff\u00e9rents aux souffrances les plus terribles de leurs semblables ? Pour ce faire, Belvaux met en sc\u00e8ne une intrigue tr\u00e8s astucieuse. Une jeune fille est sauvagement assassin\u00e9e au milieu de la nuit, au Havre, dans une rue pleine d\u2019immeubles habit\u00e9s. Quand la police arrive, aucun des t\u00e9moins potentiels n\u2019admet \u00eatre au courant de quoi que ce soit. Mais l\u2019un d\u2019entre eux finit par avouer qu\u2019il a entendu les cris de la victime et qu\u2019il est all\u00e9 voir la sc\u00e8ne par la fen\u00eatre. Or, l\u2019important, ce n\u2019est pas ce qu\u2019il a vu, car il n\u2019a pu percevoir aucun indice susceptible d\u2019identifier le meurtrier. Ce dont il a \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin, ce sont les cris de la jeune femme, des cris si d\u00e9chirants et si puissants que le voisinage ne pouvait pas ne pas les avoir entendus. A ses yeux, il \u00e9tait impossible de ne pas interpr\u00e9ter ces hurlements d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s comme l\u2019appel \u00e0 l\u2019aide de quelqu\u2019un \u00e0 qui l\u2019on \u00e9tait en train d\u2019arracher la vie et qui ne voulait pas mourir. Or, m\u00eame s\u2019il ne risquait rien pour sa s\u00e9curit\u00e9 personnelle s\u2019il t\u00e9l\u00e9phonait \u00e0 la police ou s\u2019il se mettait \u00e0 crier par la fen\u00eatre, cet homme pr\u00e9f\u00e9ra de ne rien faire et se rendormir.<\/p>\n<p>Voil\u00e0 la curieuse \u00e9nigme que Belvaux tente d\u2019examiner avec beaucoup de finesse dans ce faux polar. Ainsi ne tombe-t-il pas dans la facilit\u00e9 d\u2019attribuer cette attitude \u00e0 ces deux passions sym\u00e9triques et invers\u00e9es que sont l\u2019indiff\u00e9rence et le sadisme, comme l\u2019ont fait tant d\u2019autres avant lui. Non seulement ce t\u00e9moin n\u2019a pas joui de la souffrance de la jeune fille, mais il semble avoir souffert autant qu\u2019elle. Et ce dont le t\u00e9moin t\u00e9moigne, c\u2019est qu\u2019il est beaucoup plus lourd &#8211; du point de vue psychique &#8211; de supporter les cris que de venir en aide \u00e0 quelqu\u2019un qui souffre. Ainsi, ce n\u2019est pas la l\u00e2chet\u00e9 voire la paresse qui peuvent expliquer le fait de ne pas porter secours mais, au contraire, une sorte de courage, un effort que l\u2019on exerce sur soi bien plus co\u00fbteux.<\/p>\n<p>Loin d\u2019avoir pour racine l\u2019indiff\u00e9rence, l\u2019abstention de secours s\u2019expliquerait par l\u2019empathie naturelle qu\u2019\u00e9prouve la majorit\u00e9 des personnes pour la souffrance d\u2019autrui. Car l\u2019empathie efface les fronti\u00e8res entre nous et les autres. Leur souffrance devient ainsi la n\u00f4tre tout comme leur peur. Et au lieu de vouloir les secourir, nous cherchons, dans ces moments ultimes, \u00e0 \u00eatre secourus. Comme si ces attitudes, qui semblent montrer \u00e0 quel point nous sommes capables de manquer aux autres, \u00e9taient celles dans lesquelles nous sommes, en v\u00e9rit\u00e9, dans la plus parfaite identification avec eux. Et r\u00e9ussir \u00e0 se rendormir en d\u00e9pit de ces cris signifie qu\u2019on est sauv\u00e9, que ce n\u2019est pas nous qui souffrons et qui mourons. Comme si dans ces moments limites, la question n\u2019\u00e9tait pas \u00abque dois-je faire pour l\u2019autre ?\u00bb mais \u00abcomment r\u00e9ussir \u00e0 ne pas \u00eatre cet autre, \u00e0 me sortir de ma fusion avec lui ?\u00bb C\u2019est pourquoi, <span style=\"color: #008000;\">contrairement \u00e0 ce que pr\u00e9tendent les moralistes, nous serions peut-\u00eatre plus altruistes si la souffrance des autres nous \u00e9tait plus \u00e9trang\u00e8re. Si, au lieu de nous identifier \u00e0 nos semblables, nous les prenions pour des \u00eatres aussi diff\u00e9rents de nous qu\u2019un \u00e9l\u00e9phant, un arbre ou un cygne.<\/span><\/p>\n<p>Mais une fois ce beau paradoxe soulev\u00e9, Lucas Belvaux ne sait pas quoi en faire. Ainsi transforme-t-il son t\u00e9moin en pauvre p\u00e9cheur repenti, dont le seul but est d\u2019expier ses fautes gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019\u00e9p\u00e9e bienveillante de la justice p\u00e9nale. Qui plus est, il se bat contre la volont\u00e9 du procureur de taire cette \u00abm\u00e9chancet\u00e9 collective\u00bb car, si elle \u00e9tait connue, elle porterait atteinte \u00e0 l\u2019ordre public. Comme si apr\u00e8s avoir soulev\u00e9 un probl\u00e8me si singulier qui nous confronte aux plus \u00e9tranges bizarreries de l\u2019\u00e2me humaine, Belvaux le bradait en faisant appel \u00e0 des ch\u00e2timents g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9s. Comme si le fait d\u2019exprimer une hypoth\u00e8se novatrice \u00e9tait si angoissant pour le r\u00e9alisateur belge qu\u2019il se sentait oblig\u00e9 de la neutraliser pour se faire pardonner.<\/p>\n<p>Il n\u2019emp\u00eache que ce film m\u00e9rite d\u2019\u00eatre vu en prenant soin de quitter la salle lorsque vous le verrez chavirer, rater, crier son d\u00e9sespoir comme la jeune fille assassin\u00e9e. Inutile d\u2019avertir la police. Elle arrivera trop tard pour porter secours \u00e0 trente-huit t\u00e9moins.\u00bb<\/p>\n<\/div>\n<\/blockquote>\n<div>\n<p><strong>Le texte rifkinien<\/strong><\/p>\n<blockquote><p>\u00abC&rsquo;est \u00e0 Parme, en 1996, que l&rsquo;\u00e9quipe du biologiste Giacomo Rizzolatti r\u00e9volutionne les neurosciences et les sciences humaines en identifiant les \u00ab\u00a0neurones miroirs\u00a0\u00bb de notre cerveau, gr\u00e2ce auxquels nous r\u00e9agissons en \u00e9cho \u00e0 des comportements de nos proches, ressentons leurs gestes, leurs paroles et leurs \u00e9motions comme s&rsquo;ils \u00e9taient les n\u00f4tres, sans m\u00eame raisonner. Appel\u00e9s \u00ab\u00a0neurones de l&#8217;empathie\u00a0\u00bb<span style=\"color: #008000;\">*<\/span>, ils nous r\u00e9v\u00e8lent combien notre pens\u00e9e s&rsquo;\u00e9labore de fa\u00e7on affective, passionnelle et mim\u00e9tique. En r\u00e9alit\u00e9, le biologique et le cognitif, le corps et l&rsquo;esprit fonctionnent de concert.<br \/>\nCes d\u00e9couvertes, aux implications philosophiques et psychologiques nombreuses, enrichissent les travaux des \u00e9quipes du neurologue de l&rsquo;Iowa Antonio Damasio (<em>L&rsquo;Erreur de Descartes<\/em>, Odile Jacob, 1995). Elles nous apprennent qu&rsquo;un choix, f\u00fbt-il rationnel, ne se fait jamais sans \u00e9motion. Le cerveau qui calcule et d\u00e9cide reste celui qui rit, pleure et aime.<br \/>\nLES MOTIFS DE L&rsquo;ALTRUISME. Une exp\u00e9rience sur la douleur, publi\u00e9e dans <em>Science<\/em> en f\u00e9vrier 2004, a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e aupr\u00e8s de seize couples. En apprenant que son compagnon subissait une d\u00e9charge \u00e9lectrique, chaque femme a \u00e9prouv\u00e9 de v\u00e9ritables sensations de souffrance physique, et ce sans m\u00eame le voir, juste en regardant un compteur.<br \/>\nLes sceptiques et les utilitaristes affirment que nous nous montrons secourables non pour aider l&rsquo;autre, mais pour exhiber un comportement honorable ou apaiser notre d\u00e9tresse face \u00e0 la douleur. Nous serions fonci\u00e8rement \u00e9go\u00efstes. Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, le psychologue am\u00e9ricain Daniel Batson a men\u00e9 plusieurs tests pour \u00e9valuer la v\u00e9ritable motivation d&rsquo;un acte d&rsquo;entraide. Il a rendu dangereux le fait d&rsquo;aider quelqu&rsquo;un: si les altruistes agissaient par \u00e9go\u00efsme secret, ils auraient h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 se montrer g\u00e9n\u00e9reux. Or non&#8230; Beaucoup de gens s&rsquo;engagent m\u00eame si cela leur complique la vie. Comment expliquer sinon que des gens sauvent des inconnus au p\u00e9ril de leur vie, ou l&rsquo;attitude des Justes qui ont cach\u00e9 des Juifs pendant la guerre?<br \/>\nL&rsquo;HUMAIN, UN \u00caTRE SOCIAL. En 2006, un chercheur de l&rsquo;Institut Max Planck, Felix Warneken, a men\u00e9 des exp\u00e9riences pour tester l&#8217;empathie chez des enfants de 18 mois. Il s&rsquo;agissait pour eux d&rsquo;aider un adulte en difficult\u00e9. Si, par exemple, en empilant des livres ou en accrochant du linge, un adulte laisse tout tomber par terre, en affichant un air d\u00e9pit\u00e9, les enfants accourent spontan\u00e9ment pour l&rsquo;assister. D&rsquo;autres \u00e9tudes men\u00e9es \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 Yale en 2008 indiquent que des b\u00e9b\u00e9s de moins de 1 an sont capables de distinguer un comportement fraternel et bienveillant chez leurs proches, et de le reproduire. L&#8217;empathie semble ancr\u00e9e chez l&rsquo;animal humain, en v\u00e9rit\u00e9 social et gr\u00e9gaire.<br \/>\nR\u00c9PARER POUR APAISER. Martin Hoffman, psychologue \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de New York, engage les enfants difficiles et violents, \u00e0 se mettre \u00e0 la place de leur victime. En attirant leur attention sur sa d\u00e9tresse, en leur demandant par exemple d&rsquo;imaginer ce qu&rsquo;ils \u00e9prouveraient \u00e0 sa place, les agresseurs d\u00e9couvrent la port\u00e9e de leurs actes. C&rsquo;est ce que Martin Hoffman appelle l&rsquo;\u00abapprentissage par induction\u00bb. Car une r\u00e9action empathique se voit presque toujours suivie d&rsquo;un acte d&rsquo;apaisement. De fait, d\u00e8s qu&rsquo;un parent induit chez un enfant un comportement empathique apr\u00e8s un affrontement, il \u00e9prouve un sentiment de d\u00e9tresse, suivi d&rsquo;une envie de \u00abr\u00e9parer\u00bb. Quant aux enfants, ils se construisent ainsi un riche r\u00e9pertoire d&rsquo;exp\u00e9riences empathiques qui leur apprennent plus tard \u00e0 d\u00e9jouer l&rsquo;agressivit\u00e9.\u00bb<br \/>\nFr\u00e9d\u00e9ric Joignot <em>in Le Monde Magazine<\/em>, 16 avril 2011, p. 38. Encadr\u00e9 de l&rsquo;entretien avec Jeremy Rifkin titr\u00e9 \u00abUne empathie nouvelle gagne l&rsquo;humanit\u00e9\u00bb.<\/p><\/blockquote>\n<\/div>\n<p><span style=\"color: #008000;\">*<\/span> \u00abla \u00absympathie\u00bb entre les hommes fut une des notions-cl\u00e9s des Lumi\u00e8res. Elle remet en cause la vieille id\u00e9e chr\u00e9tienne de \u00abchute\u00bb, consid\u00e9rant l&rsquo;homme marqu\u00e9 par le p\u00e9ch\u00e9, attir\u00e9 par le Mal. En 1759, Adam Smith reconna\u00eet, dans sa <em>Th\u00e9orie des sentiments moraux<\/em>, une \u00absympathie\u00bb pour les autres propre \u00e0 chaque homme \u2014de pathos, \u00absouffrance\u00bb. David Hume, voit dans cet \u00e9lan de sympathie une qualit\u00e9 remarquable pr\u00e9sente chez tous les enfants. Le terme d&rsquo;\u00abempathie\u00bb est forg\u00e9 en 1872, par le philosophe allemand Robert Vischer pour d\u00e9crire le sentiment esth\u00e9tique. Comment expliquer que nous aimons une \u0153uvre d&rsquo;art, si ce n&rsquo;est en projetant notre propre sensibilit\u00e9 sur la cr\u00e9ation d&rsquo;autrui? La notion est reprise au d\u00e9but du 20e si\u00e8cle par le psychiatre allemand Wilhem Wundt puis par l&rsquo;Am\u00e9ricain E. B. Titchener, p\u00e8res de la psychologie moderne. Tous deux montrent\u00a0 comment l&rsquo;introspection chez l&rsquo;individu moderne passe par la reconnaissance de l&rsquo;autre.\u00bb ndbp p. 40<\/p>\n<p>Relire Rousseau: \u00abL&rsquo;homme na\u00eet bon, c&rsquo;est la soci\u00e9t\u00e9 qui le corrompt.\u00bb Relire l&rsquo;article pr\u00e9c\u00e9dent en interrogeant le terme \u00ab\u00eatre social\u00bb (dans quelle soci\u00e9t\u00e9) et le terme \u00ab\u0153uvre d&rsquo;art\u00bb (quelles \u0153uvres d&rsquo;art?). C&rsquo;est vrai que les r\u00e9seaux sociaux dans le cas des r\u00e9volutions arabes en cours se r\u00e9v\u00e8lent une forme de soci\u00e9t\u00e9 induisant ces formes \u00abnaturelles\u00bb d&#8217;empathie, comme cit\u00e9e plus haut la situation sociale de guerre anti-nazie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ceci est un ajout de ce 28 mars 2012 qui \u00abcorrige\u00bb le discours Rifkin salutairement, c&rsquo;est pourquoi je le glisse en ouverture de la th\u00e9matique rifkinienne. Marcela Iacub. \u00abT\u00e9moin de rien\u00bb, suppl\u00e9ment de Lib\u00e9ration, 24.03.2012. \u00abOn dit d\u2019une \u0153uvre &#8211; ou d\u2019une vie &#8211; qu\u2019elle est rat\u00e9e quand les belles ambitions qu\u2019elle s\u2019\u00e9tait fix\u00e9es n\u2019ont &hellip; <a href=\"https:\/\/lantb.net\/uebersicht\/?p=3277\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Jeremy Rifkin, les neurones de l&#8217;empathie &#038; Marcela Iacub!<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[219],"class_list":["post-3277","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-varia","tag-empathie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lantb.net\/uebersicht\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3277","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lantb.net\/uebersicht\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lantb.net\/uebersicht\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lantb.net\/uebersicht\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lantb.net\/uebersicht\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3277"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/lantb.net\/uebersicht\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3277\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lantb.net\/uebersicht\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3277"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lantb.net\/uebersicht\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3277"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lantb.net\/uebersicht\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3277"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}