Artiste

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Arnaud Desplechin, cinéaste, à l’occasion de la mise en ligne, sur la plateforme Henri (La Cinémathèque française), de son unique documentaire, L’Aimée (2006). A quoi pense-t-il ce matin ?

Je pense à la naissance d’Eros. J’ai terminé hier soir un livre de Allan Bloom intitulé « L’amour à l’amitié », qui me rappelait le mythe tiré du « Banquet » que Diotime raconte à Socrate. L’amour naît de la pauvre Pénia qui voulait entrer au banquet des dieux sur l’Olympe et qui ne pouvait pas car elle était pauvre. Poros le riche rentre au banquet, elle l’attend dans le jardin. Il sort ivre d’ambroisie et s’endort dans le jardin. Pénia se couche à ses côtés, elle l’étreint pendant son sommeil, et de cette étreinte est née Eros. Eros est l’enfant de la pauvreté et de la richesse, et je trouve ce mythe sublime.

White Cube (French subtitles) from Renzo Martens on Vimeo.

GLOBAL LAUNCH WHITE CUBE

15 institutions sur 4 continents
Dates: 24 mars – 15 mai 2021

Cette VOD s’inscrit dans le cadre du lancement mondial de White Cube.
Au cours de cet événement de quatre semaines, le film est projeté quotidiennement sur les murs blancs du White Cube à Lusanga, le bâtiment qui figure dans le film. Des principales institutions artistiques du monde entier organisent une série de projections en direct et des débats sur les implications du projet.
Dans le cadre de cet événement de quatre semaines, White Cube est diffusé ici pour 5,00 $.
Nous vous invitons à participer aux visites de musées virtuels et aux webinars à Lusanga et à travers le monde. Le lancement mondial dure jusqu’au 24 avril.

Les institutions participantes comprennent le National Museum (Kinshasa), le KW Institute for Contemporary Art (Berlin), SCCA (Tamale), African Artists’ Foundation (Lagos), VAC (Moscou), Van Abbemuseum (Eindhoven), Wiels (Bruxelles), ICA (Londres), Mori Art Museum (Tokyo), Picha (Lubumbashi), MPavilion (Melbourne), MACAN (Jakarta), Sharjah Art Foundation,The Africa Institute (Sharjah) et White Cube (Lusanga).

Les dates et d’autres participants seront annoncés sur notre site Web: humanactivities.org

À propos de White Cube
Dans White Cube, les travailleurs congolais des plantations ont créé un nouveau précédent. Ils ont réussi à coopter le concept du «White Cube» pour racheter leurs terres à des sociétés de plantation internationales et les sécuriser pour les générations futures.

De la violence du système de plantation à l’esthétique du ‘white cube’, le film propose une preuve de concept: les musées peuvent devenir décolonisés et inclusifs, mais seulement à la condition que les bénéfices accumulés autour du musée reviennent aux ouvriers des plantations dont la main-d’œuvre a financé – et dans certains cas continue de financier – les fondements mêmes de ces institutions.

White Cube est la suite d’ Enjoy Poverty, le film de Martens de 2008. Le film suit le Cercle d’Art des Travailleurs de Plantation Congolaise (CATPC), une coopérative de travailleurs de plantation basée sur une ancienne plantation Unilever à Lusanga, en République démocratique du Congo. Le film documente le succès de la CATPC à mettre fin au système destructeur de la monoculture sur leurs terres.

«Terre ou art. Si je devais choisir, je choisirais les deux. Mais si je ne devais vraiment en choisir qu’un, je choisirais le terrain. Où puis-je installer ma chaise et commencer à faire de l’art, si je ne suis pas propriétaire du terrain? »
Matthieu Kasiama, CATPC.

Après une tentative échouée en solo de l’artiste Renzo Martens pour résoudre les inégalités par une auto-réflexion critique, ce groupe de travailleurs des plantations utilise les privilèges associés au ‘white cube’ pour récupérer la terre qui leur a été volée. Des fondations historiques dans le travail de plantation sous contrat de géants du monde de l’art tels que la Tate Modern, le Van Abbemuseum et le Ludwig Museum’s aux quartiers embourgeoisés autour de ces musées, des salles de conseil d’Unilever aux plantations épuisées du Congo, le film définit un nouveau paradigme. White Cube ne se contente plus d’un simple examen, il propose un changement de paradigme : des solutions pratiques pour une économie inclusive et égalitaire.

White Cube est un film réalisé par Renzo Martens en collaboration avec la CATPC. CATPC utilise les revenus de cette VOD pour racheter ses terres.

Never controlling what we hear
Sounds that pound the ground
They are only fears

Clouds so darkly
Rise above whilst
We sink into a chemical wake up (clouds)
These are the things that helped me
And smoke a cigarette

Fill my time before
Now I am finding
These things that will mean more to me

I water my plants
And smoke a cigarette
Or go out for a walk
On my own, or with friends

I can water my plants
And smoke a cigarette
Or go out for a walk
On my own, or with friends

Alone in my own pocket for weeks
A lonely rubber sheath
Will it be used or will I wear out my shoes
Walking and walking
To find someone somewhere, where it might
It might be used

I am here and you are there
Nothing in this world’s ever fair
I’ve got long hair
You have not
I’m never going to have what you have got
I would like one job one day
Probably only last one day

I water my plants
And smoke a cigarette
Or go out for a walk
On my own, or with friends

I can water my plants
And smoke a cigarette
Or go out for a walk
On my own, or with friends

iMagnifique! peinture murale à motifs répétitifs. En voie de restauration, redécouverte.

Peinture figurative en voie de restauration.

« Dans l’église, on sait grâce à des campagnes de recherche et de restauration (dans les années 1990) que tous les murs de l’église et les piliers sont recouverts de fresques. Mais au 17e siècle, tout a été recouvert d’un badigeon gris (sans doute pour les protéger durant les guerres de religion). Cela représente 2 800 m2 de peintures qui restent à découvrir. Mais les financements sont difficiles à trouver et les travaux de restauration sont arrêtés. »

in http://fdaudevillearticles.over-blog.com/2016/10/les-peintures-murales-de-l-eglise-abbatiale-de-st-antoine-l-abbaye.html

comme un air de famille Superman peinture confetti d’Étienne 2021

https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/la-nuit-revee-de-mia-hansen-love-810-a-petrarque-qui-traversa-les-collines-de-provence-a-pied

Victoria and Albert Museum Before and after : swipe to see Hiroshige Utagawa’s original drawn design for this woodblock print. See how he ending up making major changes to the female character, whilst everything else in the scene remained exactly the same.

lien http://lantb.net/figure/?p=956

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Blanche/Poetique-de-la-Relation

Poétique de la Relation Collection Blanche, Gallimard

Parution : 24-10-1990

Lecture « Gardens and Ecology »

Page 137-138

« The plant has, in its highest degree, the property of being instable. A plant is alive as long as it changes. »

« Just as color is enriched by contrast with another color, so a plant assumes a new signifiance when placed beside another plant.  »

« La plante a, à son plus haut degré, la propriété d’être instable. Une plante est vivante tant qu’elle change. »

«De même que la couleur s’enrichit par contraste avec une autre couleur, une plante prend alors une nouvelle signification lorsqu’elle est placée à côté d’une autre plante. »

« Je suis dehors*, cette idée me réconforte. Seule dehors, toute rencontre est possible. Je n’arrive pas à comprendre une nature qui ne serait pas en lien avec nous. Je m’intéresse à elle dans le quotidien, dans le plus proche. Je n’aime pas les vues d’ensemble, ni les vues d’en haut, les photos aériennes. C’est l’autre extrême du regard, celui d’aimer regarder toujours d’en haut, d’avoir une vue dominante, une vue qui organise et planifie. J’aime bien baisser le regard, regarder ce que j’ai sous les pieds. Je n’arrive pas à voir autrement qu’en détaillant les choses, en regardant ce qui est le plus près de nous. Depuis là-haut, toi et moi, on ne nous voit pas. Dans la nature, c’est toi et moi qui m’intéressent. Mais toi et moi, ça ne marche jamais tout seul, il nous faut toujours quelqu’un d’autre. Les autres, ce sont les gens, les amis, la nuit, les plantes, les animaux. Sans toi et moi, les autres n’existent pas. Je me suis attachée à ce qui m’entoure au quotidien, à ce qui peut sembler ordinaire. Ce regard est celui d’une étrangère. Notre regard est culturel et nous ne regardons pas tout seul. C’est d’un mouvement incessant entre le dehors et le dedans que notre regard se forme. Le regard est en nous, il observe, il distingue, il juge et fait la différence. Mon regard est lié à des odeurs d’enfance. Ici, je ne peux avoir de connaissance intime, première, de ce qui m’entoure. Le fait de ne pas avoir mes racines ici me permet d’aborder avec un regard différent ce qui peut sembler banal pour les autres. »
Liliana Motta
Éloge du dehors / 2014 publié dans Chimères  n°14
texte en ligne https://www.cairn.info/revue-chimeres-2014-1-page-11.htm

*«Je reste en plein air à cause de l’animal, du minéral, du végétal qui sont en moi.» Henry David Thoreau, Journal.

le site de Liliana http://lilianamotta.fr/

Liliana participe à La preuve par sept, https://lapreuvepar7.fr/, un projet manifeste initié par Patrick Bouchain, « démarche expérimentale d’urbanisme et d’architecture qui travaille avec des porteurs de projets urbains, d’équipements, d’habitat, en cours de développement à travers la France, à 7 échelles territoriales : un village, un bourg, une ville moyenne, des territoires métropolitains, une métropole, un équipement structurant et un territoire d’outre mer. L’objectif : promouvoir le recours à la programmation ouverte ; dessiner de nouvelles manières de construire la ville collectivement, au delà du tandem élu-technicien ; promouvoir une réflexion ancrée dans la pratique quotidienne du terrain ; et revendiquer un droit à l’expérimentation par les montages et les usages. Conçue dès le départ comme ayant vocation à s’élargir et à fédérer différents acteurs, la Preuve par 7 est portée pour sa phase de démarrage par Notre Atelier Commun, association créée par Patrick Bouchain, et s’appuie sur les expertises de la coopérative Plateau Urbain et de l’agence Palabres.»

Le jardin des Hautes Haies dans la Sarthe


La collection du jardin des Hautes Haies créée par Liliana Motta, à Saint-Paul-le Gaultier, dans les Alpes Mancelles au sein du Parc Régional Normandie-Maine, s’est constituée autour des genres Polygonum, Reynoutria et Fallopia.

http://www.de-hors.fr/recherche/eloge-du-dehors/la-collection-de-polygonum/2/


Le dessin original (Gonzo)


La linogravure d’après le dessin (Lil)

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