Michel Deguy. Mutation, disruption, bifurcation

Au Forum Philo Le Monde-Le Mans 2016 : Hériter… et après, la communication de Michel Deguy intervient dans le chapitre « Arts d’hériter » sous l’intitulé Mutation, disruption, bifurcation : « Le XXe siècle voulait «du passé faire table rase» en effaçant les traces. Le régime culturel de notre économie gère le contraire : tout retracer, recycler tout ce qui reste. Mais que peut un être parlant ? Si les voyants rouges de la catastrophe géocidaire s’allument (une Terre se consomme par an), transformer les reliques des œuvres pensives en arche d’une nouvelle translatio de l’héritage est de la responsabilité du penser humain. Le XXIe siècle sera éco-poétique ou ne sera pas. » Écouter [plus tard] sur http://www.dailymotion.com/forum-lemonde-lemans

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Takuma Nakahira

Vu au Bal, dans l’expo Provoke, les photos de Nakahira, « classique-moderne » :  « Le photographe, théoricien et critique Takuma Nakahira (1938-2015) est, avec Koji Taki (1928-2011), responsable de l’armature discursive de Provoke. Diplômé en Études espagnoles, grand connaisseur des mouvements d’indépendance latino-américains, Nakahira devient responsable éditorial de la revue culturelle de gauche Gendai no me (l’Oeil contemporain) entre 1964 et 1965. En 1968, il est un des quatre fondateurs de Provoke. Nakahira ne considère pas la photographie comme le moyen d’expression d’un artiste photographe, mais comme la simple capture mécanique d’une perception subjective. En 1970, il édite Kitarubeki kotoba no tame ni (Pour un langage à venir) son livre-manifeste,  suite d’images non-linéaire et sans hiérarchie, évoquant des scènes imaginaires et post-apocalyptiques. »

https://youtu.be/X_N75LZOxvU

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Deux doubles pages de For a Language to Come, « described as « a masterpiece of reductionism. » Parr and Badger include it in the first volume of their photobook history. Up through its publication in 1970, Nakahira had been well versed in the style are, bure, boke (rough, blurred, and out of focus). In 1973, he published Why an Illustrated Botanical Dictionary (Naze, shokubutsu zukan ka), shifting away from the style of are, bure, boke (brut, flou et granuleux) and instead moving towards a type of catalog photography stripped of the sentimentality of handheld photography, a photography resembling the illustrations of reference books. »

For a Language to Come, exposé  au Bal, en mode dépliant faisant panoramique horizontalimg_4880 img_4881

A Alep, tous les habitants se sont mis à l’agriculture

Libération a choisi de donner régulièrement la parole aux habitants de la ville syrienne. Ils racontent leur quotidien dans un pays enlisé dans une guerre sans fin. Aujourd’hui, Brita Haji Hassan, ingénieur, président élu du Conseil local d’Alep-est (l’équivalent du conseil municipal), de passage en France. «Dès que le risque d’un encerclement des quartiers d’Alep-Est a commencé à se profiler au début de cette année, le Conseil local a commencé à mettre en place le projet de planter des potagers dans les petites surfaces. Des ingénieurs agronomes d’Alep, soutenus notamment par une ONG allemande ont commencé à distribuer des graines aux habitants et à les former à leur culture. «Chaque espace possible dans les jardins publics, les cours et les balcons des maisons a été semé. Des petites serres sous plastique ont été aménagées dans certains coins de la ville. Quelques semaines plus tard, des tomates, des aubergines, des haricots verts, des pommes de terre, des courgettes, etc. ont poussé partout. «D’abord sceptiques, les habitants d’Alep, traditionnellement artisans et commerçants, ont fini par se mettre à l’agriculture. Ils ont été convaincus de l’intérêt de l’opération quand ils ont vu les premiers résultats concrets. Les mères de famille ont notamment été très motivées et se sont impliquées dans les travaux de jardinage quotidiens. «Depuis que le siège est devenu total il y a deux mois et que pas un produit ne peut arriver dans Alep-Est, beaucoup de familles réalisent combien l’initiative est précieuse. Même si ces productions sont loin de satisfaire les besoins de tous les habitants, pouvoir faire une salade ou ajouter quelques légumes verts dans le riz ou les pâtes en ces jours de pénurie totale est très appréciable.» Hala Kodmani

lien> https://theconversation.com/a-alep-un-patrimoine-scientifique-dans-la-tourmente-67278